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Death Angel : Le chemin de la reconnaissance
Musique

Death Angel : Le chemin de la reconnaissance

Quand Slayer a annoncé qu’Anthrax et Death Angel participeraient à leur tournée pour l’album Relentless, les fans de thrash métal se sont réjouis. Cette réaction a rassuré Mark Osegueda, le chanteur de Death Angel, car il attendait depuis longtemps qu’une telle occasion se présente.  

Pour comprendre la réaction Mark, il faut remonter dans le temps jusqu’en 1990, année où le batteur Andy Galeon (qui a quitté le groupe en 2009) a été gravement blessé dans l’accident de l’autobus de tournée du groupe. Ainsi, en 1991, au lieu de participer comme prévu à la tournée Clash of the Titans avec Megadeth, Slayer et Anthrax, Death Angel a mis fin à ses activités, trouvant inacceptable l’idée de remplacer Andy.

Depuis son retour en 2001, la formation originaire de la baie de San Francisco a fait une tournée avec Anthrax et a participé à plusieurs événements mettant aussi en vedette Slayer, mais ce sera la première fois cet automne que les trois groupes, qui ont contribué à l’émergence du thrash métal dans les années 1980, prendront la route ensemble: «Je dois dire en toute sincérité que c’est quelque chose qu’on souhaite faire depuis notre formation en 1982», affirme le chanteur Mark Osegueda en entrevue téléphonique.

Lorsqu’on mentionne la réaction des fans sur les médias sociaux à l’annonce de la tournée, le chanteur rétorque qu’il était probablement encore plus emballé qu’eux: «Évidemment, je trouve qu’il était temps qu’on nous accorde le mérite qui nous revient! En fait, on a toujours été reconnu par nos pairs, sauf que j’ai l’impression que leur appréciation à l’égard de notre musique et de notre persévérance est plus grande maintenant. Ils admirent notre endurance et le fait qu’on soit des bûcheurs», estime le chanteur.

A-t-il l’impression qu’il était plus facile pour un groupe de se faire connaître dans les années 1980, versus leur retour en 2001? «C’est dur de répondre à cette question car à mes yeux ça n’a jamais été facile! Cela étant dit, on était tellement jeunes et naïfs à l’époque. On ne connaissait pas autre chose, alors on avait l’impression que ça allait vite. C’était un processus naturel et organique, alors qu’à notre retour en 2001, il nous a fallu prouver qu’on était là pour les bonnes raisons, que ce n’était pas un feu de paille alimenté par la nostalgie. Je pense que les 5 albums qu’on a lancés au cours des 15 dernières années prouvent qu’on est là parce qu’on aime ce qu’on fait».

En mai dernier, Death Angel a lancé The Evil Divide, son huitième album. Le groupe composé des guitaristes Rob Cavestany et Ted Aguilar, du batteur Will Carroll (Hammers of Misfortune) et du bassiste Damien Sisson a fait équipe avec Jason Suecof, qui a aussi réalisé Relentless Retribution (2010) et The Dream Calls For Blood (2013): «Jason est un gars fantastique et on travaille super bien ensemble. On adore son style de production contemporain et naturel, le son méchant et viscéral qu’il nous a aidés à développer. C’est la combinaison qui convient le mieux à notre style de musique», affirme Mark, qui est impatient de jouer The Evil Divide en concert. «C’est la première fois qu’on ne part pas en tournée immédiatement après la sortie d’un album et j’ai très hâte à dimanche», dit-il en parlant du 4 septembre, première date de la tournée qu’il attend depuis si longtemps.

Le 13 septembre au Métropolis avec Slayer et Anthrax

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