B.A.R.F. : Plus ça change, plus c'est pareil
Musique

B.A.R.F. : Plus ça change, plus c’est pareil

Sur la chanson Mantra d’apocalypse qu’on trouve sur le sixième album de B.A.R.F., Marc Vaillancourt chante: «Toujours le même message avec des mots différents.» C’est de cette matière dont s’est servi le groupe pour composer un de ses albums les plus intenses. 

«On se sert de la musique pour faire passer notre critique sociale et se défouler, et ces choses-là sont encore là aujourd’hui», mentionne le chanteur Marc Vaillancourt en faisant référence au texte de Mantra d’apocalypse. «J’ai l’impression qu’entre la première chanson que j’ai écrite à 18 ans et une chanson que j’ai écrite à 50 ans, il n’y a pas grand-chose qui a changé. C’est pour ça que la motivation de continuer à faire de la musique est toujours là».

Là où B.A.R.F. a eu un impact positif, c’est sur le plan individuel: «On le ressent en spectacle avec les commentaires des fans. On parle beaucoup de dépression et on s’est fait dire à quelques reprises qu’on avait sauvé des vies», déclare le chanteur. Dernièrement, le groupe a donné un concert à Alma et un fan leur a envoyé un message disant que cette journée-là, ça n’allait vraiment pas bien, qu’il avait des idées sombres, mais que le spectacle l’avait replongé dans sa jeunesse et que ça l’avait requinqué. «On ne prétend pas changer notre système politique de corruption et d’enveloppes brunes, mais je sais que le band, comme le métal en général, a de l’impact sur les gens, tout comme le métal a eu de l’impact sur moi. Quand je ne vais pas bien et que je me sens fatigué, je mets de la musique et ça m’aide. Personnellement, c’est un excellent antidépresseur», explique le chanteur du groupe métal grind hardcore.

On peut entendre plusieurs invités sur Mantra, dont Sébastien Croteau (Necrotic Mutation) et Vincent Peake (GrimSkunk, Floating Widget) sur la chanson Tomahawk et Mononc’ Serge sur Fade Out.

Marc explique que Tomahawk est la pièce qui a le plus évolué sur l’album: «Au début, on voulait inviter un «slameur» pour livrer le texte avec moi. Ensuite, on a pensé à la commencer avec un chant Cheyenne, mais plus je faisais de recherches sur le sujet, plus on se rendait compte que ce n’était pas ce qu’on voulait. J’ai ensuite pensé à Sébastien, qui fait des chants de gorge, et tant qu’à faire on a aussi invité Vincent.»

En ce qui concerne la présence de Fade Out sur Mantra, elle est le fruit d’un heureux hasard: «Deux semaines avant d’entrer en studio, Denis (Lepage, guitariste), m’a fait remarquer qu’on n’avait pas de chanson bizarre pour l’album. Je lui ai répondu que je n’avais pas eu d’idée et que ce n’était pas le genre de chose qu’on pouvait forcer.»

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Trois jours plus tard, Mononc’ Serge contacte B.A.R.F. pour leur parler de Fade Out qu’il avait écrite pour son album, mais qui ne convenait plus. «Puisqu’il l’avait composée dans le but de m’inviter à la chanter avec lui, il nous a dit de l’écouter et d’en faire ce qu’on en voulait. Dès qu’on l’a entendue, on s’est mis à rire. On ne pouvait pas passer à côté de cette opportunité-là! On a donc invité Serge à l’enregistrer avec nous», résume le chanteur en précisant qu’il déteste réellement les chansons avec des «fade out».

Au cours des dernières semaines, la formation qui comprend aussi le bassiste Dominic «Forest» Lapointe (Augury) et le batteur Carlos Araya (Anonymus) a parcouru le Québec afin de présenter Mantra. Pour le concert de Montréal, le groupe est fier de s’associer à la 11e édition de la Grande Guignolée Underground: «Je ne vois pas pourquoi on ne serait pas d’accord avec le principe que des gens amènent des denrées non périssables pour les personnes dans le besoin. On a participé deux fois aux albums Noël dans la rue dans les années 1990, alors on est contents de faire notre petit bout.»

Le 15 décembre au National avec Cryptopsy, Necrotic Mutation et Insurrection

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