Ne manquez rien avec l’infolettre.
Les tounes qui viennent chercher Lydia Képinski dans le bassin
Musique

Les tounes qui viennent chercher Lydia Képinski dans le bassin

On a jasé de Shakira et de Sean Paul avec Lydia Képinski, alias DJ Cheval Przewalski, en prévision de son DJ set le 19 février prochain dans le cadre du Phoque OFF.

Lydia Képinski, autrice-compositrice nommée au Polaris et à l’ADISQ en 2018, gagnante des Francouvertes l’année d’avant, s’avère aussi être une DJ fort en demande. Connue pour ses goûts éclectiques et ses interventions pas mal drôles à l’émission On dira ce qu’on voudra, la musicienne promet de faire danser La Cuisine à l’occasion du Phoque OFF à Québec.

Lydia Képinski alias DJ Cheval Przewalski (Crédit: Sylvain Granier)

Ton nom de DJ, c’est Cheval Przewalski. Faut-il comprendre qu’il va avoir… des rythmes galopants? (Je sais: grosse game de jeu de mots)

Moi, ça ne me dérangerait pas d’enterrer Lydia Képinski si c’était pour renaître sous la forme d’un cheval mongol. 

Mais non, il n’y a absolument aucun lien avec la musique que je vais mettre. Je vais pas faire un set avec de la musique équestre. Ceci dit, il va y avoir un hennissement signature, mais je veux pas non plus me camper dans la position de cheval. Je ne veux pas être que cheval, que tout ça ne soit qu’équestre. Je veux que ce soit accessible à tout le monde, pas juste à la population chevaline. 

 

Ce serait quoi la première chanson que tu mets dans ton set pour afficher tes couleurs?

Ça dépend de l’occasion, mais c’est sûr que Dégénération de Mes Aïeux, ça commence vraiment bien un set électro. (Rires)

 

Qu’est-ce qui fait danser les gens à tous les coups?

Pour les autres je sais pas, mais pour moi, c’est Hips Don’t Lie de Shakira. Je peux pas ne pas danser sur cette chanson là. Je pense que c’est un incontournable de tout DJ set qui se respecte. 

 

L’ultime toune pour déstabiliser la crowd?

Une fois, j’ai fait un DJ set et ce qui a le plus déstabilisé le monde, c’est quand la musique a arrêté. J’avais des problèmes de CPU avec mon ordinateur et ça a vraiment surpris les gens. Un bon conseil pour tout ceux qui veulent surprendre dans un DJ set: ayez des fuck d’ordi. 

 


Es-tu le genre de DJ à mettre des slows?

Non. Moi j’en mets pas. C’est vraiment rare que les gens sont comme: “aie on veut faire un slow, go, go, go!’’. 

Je pense profondément que les gens dansent mal, aussi. Ne pas savoir danser seul, c’est une chose, mais mal danser à deux, ça te fait comme entrer dans une nouvelle dimension. 

 

C’est quoi ta politique concernant les demandes spéciales? 

Moi, je trouve ça cool. Des fois, les gens ont des bonnes idées. Quand ils ont pas de bonnes idées, je leur dis juste non.

 

La pire chanson à te demander, ce serait quoi mettons?

En fait, c’est surtout si ça déroge du tempo. Si je suis rendue à un BPM de 140 et que t’arrives avec une balade de 80, ça va être difficile. C’est compliqué d’expliquer ça aux gens qui sont saouls. 

Je vais pas mettre La tribu de Dana si ça se prête pas. Par contre, si je suis en train de faire jouer du rap français, du Doc Gynéco ou les Psy4 de la rime, ça se peut que je dis fasse: «peut-être.» 

 

S’il fallait te limiter à une seule décennie pour toute ta sélection de la soirée, tu choisirais laquelle?

Les années 1990, probablement. Pour Massive Attack, Portishead, des espèces de remix de Ennio Morricone et des affaires un peu random que j’ai trouvées. Le vieux trip hop, c’est vraiment cool.

 

Pour ou contre le fait de passer tes propres tounes?

Ah oui! Je passe souvent des tounes de Premier juin Remix. Je fais ça vraiment sans gêne et je trouve ça très approprié. J’aime ça regarder dans la foule pour voir si quelqu’un les reconnait, j’essaie d’avoir des eye contacts, mais finalement, personne ne s’en rend compte. 

Ton succès-souvenir préféré?

Toto de Africa, c’est peut-être ce qui se rapproche le plus d’un slow d’ailleurs. Ça, ça marche beaucoup. 

Toxic de Britney Spears, King Kunta de Kendrick Lamar, Hung Up de Madonna, Destiny’s Child, les chansons de Beyoncé sorties entre 2005 et 2013… Ça, c’est des armes massives. Tout le monde connaît ça, mais faut pas en mettre deux back à back. Faut pas donner trop de bonbons non plus.

Sinon, personnellement, Sean Paul me tue à chaque fois. Get Busy, ça vient me chercher dans le bassin. Je peux pas être perméable à cette chanson. 

 

Pourrais-tu, un jour, faire une chanson de reggaeton/dancehall à la Sean Paul? Est-ce que ça fait partie de ta bucket list de vie de musicienne?

Oui, absolument. C’est sûr que j’en fais une.

 

Finalement, qu’est-ce que tu passes au last call?

Peut-être du Dalida, genre Gigi L’Amoroso

 

Mercredi 19 février dès 23h à La Cuisine

(Dans le cadre du Phoque OFF)

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie