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Mikon Niquay-Ottawa
Musique

Mikon Niquay-Ottawa

Chaque semaine, en partenariat avec la très cool et pertinente plateforme numérique Nikamowin (une initiative de Musique Nomade), nous vous présentons le profil d’un ou d’une artiste autochtone à découvrir immédiatement.

Mikon Niquay-Ottawa est une artiste originaire de la communauté de Manawan. Elle a travaillé pas mal avec Wapikoni Mobile depuis 2006 en réalisant des films documentaires. Puis, il y a quelques années, elle a commencé à dévoiler ses talents en musique.

Mikon a enregistré une chanson, Nitehi aimihewin, lors d’un passage de Musique Nomade dans sa communauté. La pièce se retrouve sur l’album compilation Nitehi Aimihewin (atikemekw pour La parole de mon coeur), disponible depuis le 27 septembre. Plusieurs autres artistes issus des communautés atikamekw de Manawan et innues de Uashat Mak-Mani-Utenam figurent sur l’album.

Nation: Atikamekw / Communauté: Manawan / Genre musical: Blues

Nitehi aimihewin est une chanson sur la recherche de vérité et d’émancipation. Peux-tu nous expliquer ce qu’elle représente pour toi et ce qui t’a inspirée à l’écrire?

L’air de cette chanson m’est venu en tête à un moment de ma vie où je me sentais loin de chez nous. Je suis allée prendre l’air dehors, et ça m’a fait du bien d’essayer de chanter. J’avais la gorge serrée au début… J’avais l’impression que j’avais des choses à travailler par rapport à moi et que je vivais un deuil important: celui de mon père. D’ailleurs, la phrase en atikamekw dans la chanson se traduit en français par: «Je t’ai entendu quand tu me parlais… jamais je vais l’oublier.» Je sentais le grand coup de vent qui me faisait ressentir comme si on me disait: «Allez, je te donne le souffle. Prends-le et chante».

Peux-tu nous parler du territoire dans lequel tu as grandi et partager une chose spéciale ou une anecdote qui implique la communauté?

Je suis de Manawan, tout au bout d’une route de gravier. Plus jeunes, ma famille et moi on vivait en ville, là où mon père travaillait, et on retournait souvent à Manawan lors des vacances scolaires où j’ai vécu de beaux étés à aller dans le bois avec ma famille. J’ai dormi souvent sous la tente avec du sapinage et un petit poêle à bois. Je suis montée dans un arbre deux fois, et les deux fois je me suis retrouvée coincée. Je voulais tellement faire comme mes cousins.

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