Francos: parcours local, suite et finLes Martiens
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Francos: parcours local, suite et finLes Martiens

Francos: parcours local, suite et fin

Ouais, pas facile de revenir en arrière quand on a vu autant de spectacles en si peu de temps; et surtout quand un obscur groupe du nom de Radiohead nous a fait perdre toute notion de temps et d’espace. Mais bon, je sens que ça revient petit à petit. Je ne vous avais pas parlé de la formation de Québec Polémil Bazar qui a donné un de ses meilleurs shows à Montréal, en début de festival, sur une scène extérieure. Pour la première fois, exécution musicale, générosité et folie était enfin réunies. La bonne voie, assurément. Tout comme celle empruntée par les Couch Potatoes, avec une formule live de plus en plus vivante. Il ne leur reste plus qu’à varier l’intensité, à faire monter et descendre la pression, et ils seront irrésistibles. Gwenwed, quant à eux, auront parfaitement saisi l’occasion d’attirer l’attention lors de la performance aussi sympathique qu’énergique qu’ils auront livrée à l’extérieur à mi-parcours de festival. La rumeur de leur succès potentiel s’est répandue plus vite en une soirée que depuis leurs débuts montréalais il y a près de cinq ans. C’est dire l’impact que peuvent avoir les Francos d’un point de vue médiatique et populaire. J’attendais beaucoup du spectacle qu’Ève Cournoyer et ses deux musiciens (Alain Quirion et Dan Thouin) ont donné mercredi en début de soirée. Le soleil frappait fort et les machines et autres séquenceurs qui devaien aider à enrichir le son des magnifiques pièces se sont mis à faire des freegames. De quoi presque gâcher ce premier rendez-vous officiel; mais pas de quoi nous décourager de placer en elle nos espoirs, surtout après avoir tout de même goûté à une poignée de chansons (on paierait cher d’ailleurs pour les entendre sur disque). Tout de suite après, sur la grande scène, La Chango Family a encore réussi à mettre quelques centaines de fans potentiels dans sa petite poche. Une reconnaissance qui croît à un rythme exponentiel! Le lendemain, Le Colectivo a créé une véritable déflagration avec ses rythmes latinos (empruntés ou originaux) exécutés et chantés par des membres de formations autrement plus hard dans leurs occupations principales (Overbass, Grimskunk, Redcore, etc.). Et si Colectivo devenait plus qu’un side project? C’est tout le mal qu’on se (et leur) souhaite! Et que dire des partys qu’ont engendrés les prestations des Cowboys fringants, de Loco Locass et des Jardiniers, sinon que pour disjoncter, le public montréalais n’a jamais été aussi bien servi par ses formations maison. Avec tout ça, pas eu le temps de suivre de façon convenable le volet Off. Mais d’après les organisateurs (la SOPREF), dans l’ensemble des quatre soirées présentées à L’Alizé et à L’X, ils ont tout à fait atteint leurs objectifs d’affluence. Si l’ambiance qui régnait lors du spectacle des Ordures Ioniques est un bon indicateur, on peut les croire sur parole. Bon, on va pouvoir profiter de nos terrasses maintenant.

Les Martiens
Même si le syndrome post-festival risque de se faire sentir encore une fois cette année, il reste heureusement des groupes assez courageux pour nous offrir quelques spectacles à se mettre entre les deux oreilles. Justement, les créateurs extra-terrestres de l’album Rentre-toi donc ça entre les deux oreilles, Les Martiens, se produiront au Bleu est noir, le 15 août, en compagnie de Chapeau Melon. Si le groupe utilise encore dans ses communiqués le ton parodique des créatures de l’espace venues sur Terre pour nous faire "groover", il reste que sur scène comme sur disque, les membres des Martiens insistent de moins en moins sur le côté humoristique de leurs débuts pour se concentrer sur la pesanteur de leur stoner rock. Comme quoi, même les envahisseurs les plus bizarres finissent par être assimilés par leur environnement lors d’un séjour trop prolongé.

À souligner
Ça y est, le moment du départ est enfin arrivé pour les formations Overbass et Santa Sangre (qui ont définitivement expulsé le Mi de leur nom), puisqu’ils sont en route pour le Mexique où ils donneront 16 concerts en 24 jours en compagnie des Mexicains Saooco & Bazooko, qu’ils nous ramèneront dès leur retour le 15 septembre. Cliff, chanteur de Santa Sangre, devrait me donner des nouvelles par courriel. Je vous "transférerai" ses messages.

– Même si Domenic Castelli, boss du Jailhouse, craint de devoir déménager dans les prochains mois contre sa volonté (ben quoi, faut bien les mettre quelque part ces condos tout neufs qui envahissent le Plateau!), ça ne l’empêchera pas de célébrer son anniversaire dans sa salle de spectacle, le 12 août, soit le lendemain du concert certainement survolté qu’aura donné Da Bloody Gashes au même endroit.

– Le concours CHOM L’Esprit 2001 en est à sa dernière semaine de semi-finale, le 9 août, au Petit Campus, avec Veronica Speedwell, Morning Tree et Confusion in Stereo. La grande finale se tiendra au Club Soda, le 16 août, avec les quatre groupes délégués par le jury.