UN SAMEDI AUX ANGES
Imaginez entrer chez un disquaire où les postes d'écoute ne seraient pas occupés par 50 Cents, Mariah Carey, Garbage ou Marc-André Niquet. À la place, vous retrouveriez les récentes parutions de Navet Confit, des Hot Springs, d'Arseniq33, de We Are Wolves et de Dorothée est une salope. Vos oreilles assoiffées de découvertes locales vivraient-elles un moment de grâce? Seriez-vous aux anges? Bien sûr que si, vous seriez aux Anges Vagabonds.
Tout comme L'Oblique, Cheap Thrills ou CD Esoterik, la boutique Les Anges Vagabonds se spécialise dans la vente d'albums locaux. Toutefois, le disquaire indépendant situé sur l'avenue du Mont-Royal se démarque de ses compétiteurs par son vaste choix d'albums francophones. Il y a quelques mois, je vous écrivais que la boutique était le meilleur endroit pour trouver les parutions mentionnées chaque semaine dans Scène locale. Poussant l'affirmation, je me suis rendu au magasin samedi dernier, troquant ainsi mon chapeau de chroniqueur contre celui de commis-vendeur.
Si je m'attendais à conseiller les clients, je me suis vite rendu compte que les gens entraient majoritairement aux Anges pour trouver quelque chose de précis. "Avez-vous le CD des Dales Hawerchuk? a demandé une jeune femme. ? Malheureusement non, le premier démo est épuisé, mais l'étiquette C4 devrait lancer l'album complet des Dales, réalisé par Olivier Langevin, cet automne."
"Devrais-je m'acheter le Puissance et Gloire des Abdigradationnistes? s'est interrogé un autre client. ? Si vous aimez le disco-pop aux sonorités 80 qui ne se prend pas au sérieux, certainement."
Animateurs radio, producteurs de concerts et musiciens fréquentent également la boutique. "L'ambiance y est conviviale", commente Karlof Galovsky venu discuter samedi avec les proprios fondateurs des Anges Vagabonds, Michèle Méthot et Serge Paradis. "T'es ici pour écrire un texte? Si 25 personnes viennent acheter mon dernier disque dans la prochaine heure, vas-tu écrire que je suis une superstar?"
Pour sa part, Jean-François Gauvin aime la boutique pour sa grande sélection. "Je suis venu m'acheter les albums des Zapartistes, de Damien, de Malajube et de Tomás Jensen, affirme le jeune consommateur de produits locaux. J'achète une trentaine d'albums québécois par année."
Parmi les autres artistes qui ont vu leurs ventes d'albums grimper samedi, notons Le Nombre, Loco Locass, Mara Tremblay, Arcade Fire, Polémil Bazar, Gros Méné et DJ Champion. Et je ne vous parle pas des objets artisanaux, des fanzines et des billets de concerts qui ont aussi trouvé preneur chez le disquaire ouvert à Montréal depuis le 12 mai 2001.
D'ailleurs, cette semaine, vous pourrez vous y procurer les billets pour le Cabaret Céleste des Anges Vagabonds, qui soulignera le quatrième anniversaire du disquaire le 12 mai au Lion d'Or. Seront sur scène à compter de 21 h: Urbain Desbois, Dany Placard, WD-40, Ève Cournoyer, Sébastien Croteau, OvnI, Sylvain Pohu, Karlof Galovsky, Pascal-Angelo Fioramore, Algan, Michel F. Côté, Eloi Deit et Martin Tétreault.
Les Anges Vagabonds, 1899, avenue du Mont-Royal Est
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RETOUR: FINALE CHALLENGE LIVE
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| La formation Maharajah a remporté la finale du Challenge Live. |
Les formations Maharajah et NSF s'affrontaient vendredi dernier au Métropolis afin de mettre la main sur les 100 000 $ en prix que le Challenge Live Molson Dry CKOI remettait au gagnant de sa deuxième édition. Si NSF comptait la foule parmi ses alliés, le jury a préféré la fougue punk de Maharajah qui est reparti avec les grands honneurs. Centrée autour du guitariste Simon Bédard et de la chanteuse Mélanie Scala, la formation donne dans un rock rapide, accessible et parfois coloré de country, de rock lourd et même de claquettes. Tous ceux qui ont connu Simon du temps qu'il menait les Mauvais Quarts d'Heure (finaliste à l'Empire des futures stars en 96) reconnaîtront sa signature énergique et mélodique, bien qu'il s'abstienne pratiquement de chanter avec Maharajah. Pour ce qui est de NSF, sa formule rock-pop très québécoise (Leloup, Colocs et Cie) s'avérait peut-être plus solide sur scène, mais manquait considérablement d'originalité. Si le concours veut se défaire de son image commerciale qui effraie bien des groupes locaux (diminuant ainsi le calibre de la compétition), en Maharajah, le Challenge Live a fait le meilleur choix possible. La formation n'incarnera pas la prochaine révolution locale, mais son rock abrasif risque de rallier davantage les troupes que les gagnants de l'an passé, les très régionaux et communs Nouzôte.
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CONSEILS CONCERTS
– Avec la synergie qu'il développe sur scène, Karkwa se classe parmi les meilleurs groupes live locaux. La suite du Pensionnat des établis prévue pour cet automne risque d'ailleurs d'en surprendre plus d'un. En concert le 6 mai au Divan Orange. (rock francophone ambiant)
– Les formations Quo Vadis, Despised Icon, Augury, Soul of Darkness et Shiverdown joueront le 7 au Medley. (métal)
– Les Gitans de Sarajevo seront au Petit Campus le 7. (musique tzigane)
– La quatuor francophone hardcore aux références métal S.K.O.D. lance son premier album le 10 à l'Alizé.
– Membres de la formation actuelle Les Projectionnistes, Claude St-Jean, Bernard Falaise et Rémi Leclerc improviseront le 11 au Va-et-Vient. Les musiciens accompagneront en musique L'Homme à la caméra de Dziga Vertov et un court-métrage de Georges Méliès.
(La section Disque local vous reviendra la semaine prochaine.)

Les disquaires indépendants au Québec ont toujours su faire découvrir des nouveautés aux fans de musique. Combien de magasin de chaine peuvent se venter de passer du temps avec leur client, leur suggérer des nouveautés. Les grandes chaines sont tenu à tenir une quantité de titres différents très bas. La variété se retrouve dans les disquaires indépendants qui sont menacé par les multinationales de la musique qui possède les grandes chaines comme HMV ou Virgin.
Les disquaires indépendants sont un peu comme le café équitable : « C’est sur que c’est un peu plus cher, mais pas ben ben… »
Encouragons les Audition Musik, L’oreille cassée, L’Oblique, Musique cité, etc…
Achetons disquaire indépendant!
Il est essentiel que les disquaires indépendants restent en vie. Car c’est un des seuls endroits où les gens connaissent vraiment la musique, pas seulement celle qui passe à la radio ou à musiqueplus. Souvent, les commis sont des vrais passionnés de musique, la vraie. Ils la connaissent comme le fons de leur poche. De plus, ils arrivent à avoir des disques que les grandes chaînes n’arrivent pas à avoir, et à moindre coût! les disquaires indépendants sont un des seuls endroits où je peux acheter des vieux albums punk, ou en commanderr sans observer le vidé sidéral dans les yeux d’un commis(ou une commis, on s’entend)qui ne connait rien si l’artiste n’a pas vendu 100 000 albums ou joue en bande sonore à la pharmacie ou à l’épicerie du coin. Ces disquaires possèdent aussi souvent les bijoux de la muique qui sont impossible à dénicher, et certains feront des pieds et des mains pour nous procurer l’impossible. Leur travail n,est malheureusement pas asssez souvent reconnu, noyés qu’ils sont par archambault, hmv et music world.
J’aimerais profiter de l’occasion pour féliciter les finalistes, du Challenge Molson Dry. Encore une fois cette année, beaucoup de talents étaient au programme pour cette deuxième édition. Et je peux me réjouir, des grands gagnant de cette cuvée 2005, le groupe Maharajah, dont un des membres du groupe est Simon Bédard, que j’avais découvert dans le milieu des années 90, avec la formation »Les Mauvais Quart d’heures » En espérant que Simon ait plus de chance cette fois-ci….Car on le sais bien qu’il est quand même très difficile de percer aujourd’hui… Une des raison, on peut se vanter d’avoir beaucoup d’artistes avec du talent incroyable… Longue vie à Maharajah, qui avec un appui de taille de ce Challenge, pourra produire un album, suivi d’une petite tournée à travers le Québec…
Il y a beaucoup de talents dans cette belle province!
Passionnés de musique qui êtes tannés de magasiner vos disques dans les entrepôts à CD, Les Anges Vagabonds est une boutique conçue pour vous!
Tout comme le petit quincailler du coin, bien avant l’arrivée des géants du monde de la rénovation, qui offrait un service des plus personnalisé, un disquaire indépendant comme le sont Les Anges Vagabonds, L’Oblique, Sound Central, Cheap Thrills et cie, vaut son pesant d’or autant pour promouvoir la scène locale et les artistes en manquent de visibilité que pour satisfaire l’amateur passionné toujours en quête de bonne musique. On y a droit à un véritable service tout inclu : conseils, recommandations, échanges intéressants entre passionnés de musique, écoute de disques, commande spéciale, satisfaction du client. On en a pour son argent et on retrouve du même coup le véritable plaisir de magasiner.
Longue vie à ces petites boutiques qui procurent tellement de bonheur, gérées par des propriétaires passionnés qui mettre leur amour de la musique aux services de leur clientèle. L’essayer c’est l’adopter!
si je dois retenir quelques choses des dernières Francofolies de Montréal, a part le passage de Valérie Leuliot que j’attendais comme on attend l’apparition d’un ange après s’être évadé en écoutant sa voix, c’est bien le passage de Karkwa.
Voila, un type, moi en l’occurrence, pas mal dégoûté de tout le bordel médiatique autour d’un tsunami sans intérêt et d’une rare insignifiance que sont les trois accords, vu la veille ou l’avant veille sur la même scène, qui décide de laisser une seconde chance a ce festival et de retourner sur place voir s’il y a encore une once de crédibilité dans la programmation. Les pieds dans mes doc Martens, et une bière a la main, j’attends de voir ce que la petit audience guette tranquillement.
Et voila qu’entre sur scène cinq post-adolescents qui se mettent a électriser la foule, l’un de sa virtuosité a faire vibrer sa Fender, l’autre a marteler ses claviériste…
On ne peut échapper alors a chercher quelques références dans le dictionnaire du rock tant la structure des morceaux nous semble familière. Mais enfin, on ne tourne pas les pages très longtemps, car ce petit groupe a une maîtrise et une évidente jubilation a être sur scène. Et ça passe super bien. Bref, dans un Québec qui se concentre essentiellement a niveler par le bas en cherchant a mettre en avant la soupe régulière des « varieteux » de service, et qui par le même coup va jusqu’a négliger sa scène dite « anglo » (sic!) pour ne pas tarder a la récupérer des qu’un Dears, un Arcade Fire, un Stills ou Godspeed you arrive en première page d’un NME britannique, j’ose entrevoir, ou du moins espérer, une véritable reconnaissance de la scène rock franco (re sic!!) et pourquoi pas, on peut toujours rêver, d’une scène rock tout court.
J’aime beaucoup la musique et elle est indispensable dans ma vie; j’en écoute à chaque fois que j’en ai l’occoasion. J’ai découvert le disquaire aux Anges Vagabonds il y a quelques mois seulement par hasard, grâce à un ami guitariste jouant dans le groupe montréalais. J’ai trouvé cette boutique tout à fait sympathique et les gens qui y travaillent sont vraiment compétents. Quand j’ai été pour la première, je cherchais un disque bien précis. Mais la personne m’a tellement bien répondu et conseillé, que je suis sorti avec l’album dse Abdigradationnistes (que je ne connaissais vraiment pas et qu’il est excellent en passant).
Je trouve celà super bien que certains disquaires s’intéressent à la musique et aux groupes locaux, surtout des groupes francophones. Contrairement aux grosses chaînes comme Archambault ou Music World, qui ne s’intéressent qu’au profit et à la musique commerciale, ces petits disquaires ont le but de nous faire découvrir la rélève de demain. Et je vous dit qu’il y a plusieurs groupes peu connus qui font de la bonne musique et qu’ils ne sont pas soutenues comme il le devrait. Donc, des boutiques comme Anges Vagabonds est une excellente façon de faire découvrir leur musique à la population. Bref, je dis 100 fois bravos à ces boutiques!!
Écouter de la musique locale, c’est une chose. L’acheter c’est encore mieux. Mais tant qu’à l’acheter, on ne veut pas encourager Québécor(Archambault) ou autre grosses chaînes… Si on n’est pas au rendez-vous, les disquaires indépendants ne survivront pas, surtout qu’avec le fléau du copiage de disques, en plus d’être plagiés, les artistes d’ici vendent moins de disques, alors nos disquaires indépendants écopent, évidemment. Bravo Anges Vagabonds, aussi pour votre superbe sélection de vêtements d’artistes locaux. D’ailleurs, compatriotes de Rosemont Petite-Patrie, et compatriotes Montréalais qui osent s’aventurer sur cette artère commerciale quelque peu douteuse mais où l’on peu dénicher quelques bonnes adresses, n’oubliez pas d’encourager L’Avant-Gardisques, sur la Plaza St-Hubert au 6405 St-Hubert où j’ai déniché Nucléaire de Yann à 14,99$ soit à quelques dollars de moins que certains gros joueurs.
Merci au chroniqueur Olivier Robillard Laveaux pour le bel article et la publicité offerte aux fondateurs des Anges Vagabonds, Michèle Méthot et Serge Paradis, je les connais depuis environ sept ans, alors qu’ils exploitaient Allée du Marché à Saint-Hyacinthe sous le même nom évocateur un petit commerce d’achat-vente-échange de musique dans tous les formats, ils se souviennent sûrement qu’ils sont venus chez moi à deux reprises pour acquérir quelques centaines de disques au laser, puis ils sont rentrés à Montréal, le commerce de disquaire indépendant n’est pas facile dans les petites villes, et par pur hasard il y a une couple d’années, je les ai retrouvé au 1899 avenue Mont-Royal, ils avaient déjà en tête d’investiguer et d’investir dans la relève, dans les débutants talentueux de la scène locale, un marché peu exploité par les grosses boites à musique et il semble bien que leur nouvelle orientation fonctionne à plein régime, car la novation, l’originalité, la marginalité et l’exclusivité sont des qualités qu’ils savent discerner, ils sont avides de nouveaux venus, ils offrent aussi les services d’une billetterie très appréciée dans le quartier, ils ont des intérêts d’amitié et d’affaires avec le Bistro Le Va-et-Vien, petite salle où on peut manger avant de découvrir les artistes émergeants. Ils sont comme des anges gardiens, ils vagabondent avec le jeune public applaudissant la perle rare tombée du ciel et c’est avec un plaisir curieux que je côtois cette jeunesse saine et optimiste.
D’abord grand merci à Olivier Robillard-Laveaux d’avoir pris l’initiative de parler du travail d’un disquaire indépendant, en l’occurence, le mien. Outre le fait qu’il s’agit d’une bien belle publicité pour la boutique, son initiative de venir passer « un samedi aux anges » est, à mon avis, très importante comme information pour les amateurs de musique. Cet espace doit principalement être réservés aux artistes, évidemment. Mais, il est tout aussi important de savoir que certains lieux offre une accessibilité à leurs productions. Nous nous démarquons à bien des égards (tout comme l’oblique, Atom heart et autres indépendants indispensables) lorsque nous parlons de CULTURE musicale.
L’industrie ne propose, par le biais de la télévision et des radios commerciales, qu’un maigre 2% de l’ensemble des productions musicales annuelles faites au Québec. C’est la force de vente des Archambault (groupe Péladeau) et autres HMV de ce monde, et c’est correct. Il en faut aussi. Mais, ce sont nous, les disquaires indépendants, chacun dans nos spécialités, qui offrent le 98% qui manque… Ne serait-ce que pour cette raison, je n’appliquerai jamais la loi de la concurrence avec d’autres indépendants que je considère comme des compléments à ma propre discothèque qui ne possèdera jamais tout, faute de moyens financiers pour le faire.
Ici, nous carburons aux « CIBL », « CISM » et BANDEAPART.FM (Radio-Canada) de ce monde. Les artistes dit « émergents » nous les connaissons bien et les côtoyons quotidiennement. Il est donc de notre devoir d’informer notre clientèle de toute la richesse dont le Québec dispose musicalement, puisque les anges vagabonds sont spécialisés dans la scène locale principalement francophone. Et tant que je serai co-propriétaire de cette magnifique boutique, je défendrai férocement cette culture québécoise et sa langue de tout mon coeur…
Michèle Méthot, co-propriétaire du disquaire « les Anges Vagabonds