

Brisure de Chocolat
Olivier Lalande

"Peut-être qu'à un moment donné, ça va adonner qu'on refasse un disque ensemble, mais pour l'instant, on a tous donné la priorité à d'autres projets." – Jimmy Hunt à propos de l'avenir de Chocolat
photo: Maya Rioux
Pour un groupe qui a tant d'aisance à faire jaser, le combo rock Chocolat s'est fait diablement discret, ces derniers temps. Voilà en effet près d'un an qu'il n'est pas monté sur les planches locales! Jimmy Hunt explique pourquoi: "Dale (MacDonald), notre guitariste, est parti en tournée et en voyage pendant un bon trois mois. Tout le monde en a profité pour retourner dans des projets qui existaient déjà avant Chocolat. Ysaël (Pépin, basse) avec les Demon's Claws, qui ont fait une tournée; Dale avec Red Mass… Moi, j'ai travaillé sur un album solo, que je continue d'enregistrer lentement…" Selon lui, l'avenir du groupe à ce stade est plutôt incertain. "Peut-être qu'à un moment donné, ça va adonner qu'on refasse un disque ensemble, mais pour l'instant, on a tous donné la priorité à d'autres projets. J'avais des nouvelles tounes en banque, mais je les ai tournées vers mon projet solo, et puis Dale s'en va vivre à Berlin." Fraîchement réuni pour un concert aux Jeux olympiques, Chocolat prolonge le party au moins le temps d'une (peut-être ultime) apparition montréalaise, après quoi les fans auront enfin droit, plus tard au printemps, à la réédition vinyle tant attendue, chez Semprini, du premier EP de 2007. Quant au premier album solo de Jimmy Hunt, c'est cap sur l'automne. Le 6 mars au Divan Orange avec Pypy (side project de membres de Duchess Says) et Gigi French.
LET'S GO L'ESCO /
Après Blue Skies Turn Black, c'est au tour de l'Escogriffe, l'incontournable bar à shows de l'intersection Saint-Denis/Mont-Royal, de fêter ses 10 ans (ce qui soulève la question: Qu'est-ce qu'on faisait, avant 2000?). Tout au long du mois de mars, l'endroit présente une programmation spéciale, dont certaines têtes d'affiche qui ont l'habitude de salles plus grandes: Fred Fortin et les Dales Hawerchuk (10 mars); Bateau Noir (12 mars); Lake of Stew (19 mars); L'Orchestre d'Hommes-orchestre (21 mars); Damien Robitaille (24 mars), etc.
Quelques convives ont bien voulu partager leurs sentiments à propos de l'Esco:
"Depuis que je demeure à Montréal, c'est un des endroits que je fréquente le plus. Il m'attend à bras ouverts, comme une mère qui ne me juge pas et qui m'aime comme je suis."
– Damien Robitaille
"J'ai joué là plusieurs fois avec plusieurs groupes (Holy Moly, The Scramblies, Uncle Daddy) et j'y passe toujours du bon temps. C'est le genre d'endroit où tout le monde aimer aller en virer une et écouter de la musique forte. C'est pas trop crotté, pas trop classe… N'importe qui peut y jouer."
– Brad Levia (Lake of Stew)
"Les gens ne vont pas là pour t'analyser et critiquer chacune de tes fausses notes, mais pour passer une soirée intime avec un band qu'ils aiment ou qu'ils ont envie de découvrir. En plus, c'est là que j'ai rencontré Joe des "Breast"."
– Remy Nadeau-Aubin (Bateau Noir)
Les billets pour les concerts sont en vente à l'Esco. Programmation complète au myspace.com/lescobar .
À SOULIGNER /
– Lancement de la compilation Espace Émergence, le 5 mars au Gymnase (dès 18 h), avec prestations de French Kiss, Louis-André Bourque, Alex Nevsky, Bujo et Intensive Care. La compilation est gratuite et se veut un reflet du meilleur du nouveau réseau social musical espace-emergence.com .
– Lac Estion lance son nouvel album, XXIe siècle, le 6 mars au Petit Campus.
– Le festival Sous la neige/Under the Snow est de retour pour une sixième édition, du 10 au 14 mars. Ça commence avec deux concerts locaux, le 10: Voilà et Man an Ocean au Divan Orange et Panopticon Eyelids avec Fear Eat Soul à la Casa del Popolo.
– Soirée toute en rectitude politique le 10 mars au Piranha Bar: le combo noise-ambient trifluvien J'ai le cancer lance son album en compagnie du toujours recommandable Pédo Pedro.
DISQUE LOCAL /
Silly Kissers
Precious Necklace 10"
(Arbutus)
À cause d'importants changements de personnel suivant le magistral Love Tsunami (2009), le combo synth-pop a dû se redéfinir. Après un Halloween Summer EP un peu bancal, le voici heureusement redressé avec un six-titres (vinyle + numérique) qui, sans passer près d'égaler Love Tsunami, dégage suffisamment de charme en plus de suggérer de nouvelles directions intéressantes. Un écho exagéré ajoute une touche de mystère à Mine U Are Mine, fort accrocheuse tout de même, tandis que le nouveau chanteur Bob Lamont donne une touche agréablement décalée à la pourtant légère You Could Even Like Me. Little Girl, en fin de course, est du pur bonbon typiquement Silly Kissers. Beau pas en avant pour le groupe le plus craquant en ville. Le 10 mars au Belmont. 3.5/5
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