Ça bouge à Montréal! L'USINE 106U fête sa réouverture, plus près du centre-ville, avec MARS, une exposition présentant le travail de 20 artistes. Le concept est le suivant: une poignée d'artistes difficilement "exposables" en galeries commerciales décident de prendre le taureau par les cornes en ouvrant un espace bien à eux. Éric Braün, La puce à l'agonie, Mimi Traillette, Jean-Michel Cholette, Sweet Grognasse et autres Mark Prent affichent leurs couleurs dans un créneau assez inhabituel ici: peintures déjantées, sculptures improbables, sérigraphies étranges, dessins surréalistes, toutous singuliers, structures en Mégablocs, impressions sinistres et curiosités de toutes sortes ornent leurs nouveaux murs (du plancher au plafond!) hauts de près de cinq mètres. Une exposition par mois, 20 artistes à la fois. Jusqu'au 29 mars, au 111, rue Roy Est.
Quelle bonne idée que des artistes se mettent ensemble pour ouvrir un galerie pour pouvoir exposer leurs oeuvres, différentes, moins commerciales, possiblement plus intéressantes, intéressantes mais d’artistes moins connus.
On dit réouverture de l’usine 106U. Je ne sais pas ce qui l’a amené à fermer un temps, qu’importe, en autant qu’elle se ré-ouvre.
Je trouve l’idée très stimulante. On vit dans un monde ou l’art se doit d’être une assurance, autant au théâtre, à la télé, pour les livres. C’est bien de savoir qu’un endroit comme l’usine 106U existe. Je pense qu’il pourrait même y avoir achalandage. Pourquoi pas. En tout cas, je leur souhaite. Et c’est toujours intéressant de découvrir de nouveaux artistes.
Je dis ça sans méchanceté, hein ! Moi, ça me plait à l’occasion de tomber nez a nez avec l’art qui provoque des réactions. Qui choque, fait sursauter ou épouvante. C’est bon pour réveiller notre p’tit coeur qui est trop habitué à ce qu’on le ménage.
Une foire aux curiosités, c’est idéal pour amener les mômes. Ça leur fait voir que les galeries ou autres lieux cultes de l’art, peuvent exposer autre chose que des créations pépères ou inaccessibles. Ils crient, s’émerveillent, au point de se croirent au coeur d’un temple aux créatures dangereuses et mystérieuses. Au moins, même si on n’y comprenne rien, ils s’en amusent ! Pareil pour moi 🙂
J’ai pris la peine d’aller voir cet expo , vraiment des oeuvres d’artistes différents. J’ai même été séduit par une toile que j’Ai achetée , encore merci pour cette découverte.
La scène underground artistique de Montréal est largement sous-représentée par rapport aux autres métropoles, et L’USINE 106U est en voie de devenir un incontournable de l’art à Montréal. Il se passe quelque chose d’important ici… Montréal est un haut lieu d’éclosion artistique, et beaucoup, beaucoup d’artistes de talent n’arrivent pas à s’exposer dans leur propre ville parce que les lieux de diffusion y manquent douloureusement d’ouverture et de guts. Beaucoup de nos jeunes artistes fichent le camp à New York pour trouver preneur… Come on!!! Les acheteurs pour ce type d’art sont ici, c’est vous et c’est moi, il il ne manquait qu’un lieu où rassembler ces petites merveilles qui tombaient dans le caniveau du « je sais pas si c’est exposable ». Montréal se réveillerait-elle enfin? Le talent est là, l’énergie et les idées sont là, le lieu est vraiment bien et disons le, l’ouverture a été le vernissage le plus cool de ma vie. Vivement le prochain, vos yeux n’en croiront pas vos oreilles! : )
Vraiment impressionnant. Enfin un peu d’exposition pour l’art underground a Montreal 🙂
On voit rarement de l’art aussi underground a Montreal (et j’aime pas aller a new-york just pour ça) . Au plaisir de voir d’autres expositions de ces artistes. Giger peut aller se r’habiller 🙂 Bravo a l’usine 106U!
Cette galerie ainsi que les artistes qui y exposent leurs oeuvres insolites sont tout simplement chaleureux et audacieux. C’est inspirant de voir qu’on peut toujours repousser
les limites de notre société quand on croit en soi-même et cette belle initiative de groupe en fait la preuve. Bravissimo!
«Mars, une exposition» plutôt spectaculaire. Plus de 20 artistes se sont réunis, pour mieux exprimer, leur vision de «l’humanité». Juste à regarder cette tête, donner naissance, à un autre et ainsi de suite. On comprend, la multitude de facettes, que l’être humain, peut posséder. Surréalistes au plus au point, il n’en demeura pas moins, d’une profondeur de l’âme, qui dérange. Celle, qui tente de s’extirper de soi-même, sans jamais y arriver. Peut-être choquant, mais convainquant! Et ce n’est qu’un seul, parmi tant d’autres. Il faut le voir, pour faire son propre jugement.
Chhuuutttt! Pas trop de bruit, de grâce… Car c’est ici l’antre d’une race étrange de créatures, d’inquiétants passionnés du bizarre et du difficilement montrable. Ne sentez-vous pas qu’on vous guette secrètement? Qu’on observe vos moindres gestes? Voyez seulement ce qu’on ose exposer à votre vue – et repérez vite où se trouvent les sorties… Après tout, vous pourriez bien tomber nez à museau avec une des bêtes qui hantent ce lieu sorti tout droit du côté sombre et angoissant de l’existence. Un petit conseil: attendez-vous au plus inattendu et votre malaise passera un peu moins péniblement.
Cette tanière à propos de laquelle je me risque à vous chuchoter quelques mots, c’est L’USINE 106U. Pas le genre d’endroit où vous voudriez fêter un anniversaire ou une occasion joyeuse mais plutôt une destination idéale pour changer le mal de place, de temps à autre. Pour vous dépayser assez pour tout oublier et repartir à neuf, par la suite. Curieusement, une petite visite de cet antre pourra constituer un bon antidote à la déprime causée par cet hiver qui n’en finit plus de finir. Une petite visite qui réveille et ravigote. Mais n’oubliez tout de même pas de repérer où se sont les sorties, dès votre arrivée…
L’art est un curieux paradoxe. Les grands musées ont dans leur collection des oeuvres du mouvement suprématisme, qui ne sont pour la plupart que des formes géométriques ou des traits harmonieusement disposés. Et que dire du « Carré noir sur fond blanc » ou le « Carré blanc sur fond blanc » du célèbre Casimir Malevitch ?
On doit s’émerveille devant une toile blanche peinturée en blanc mais on devrait crier au loup ou a la démence devant des oeuvres un peu « spéciales » ?
Comment ce fait-il que les galeries d’art ou centre d’exposition ne voulaient pas de ses belles créations inventives et si expressives ? Dans l’article de Nathalie Guimond, il est mentionné qu’ils sont difficilement « exposables ». Pourquoi ? Parce qu’ils sont un peu lugubres, sombre, morbides par moment ?
Vous faîtes quoi de « Saturne dévorant ses enfants » de Goya ? Ou « Le jardin des délices » de Jérôme Bosch ? Tout un sadique ce cher Bosch ! Oh la c’est vrai, c’est pas pareil, c’était de l’illustration de légendes, de récits bibliques ou autres. Ok ok, bien en matière d’imaginaire répugnant a regarder, tout droit sorti de la cervelle active de quelques grands artistes, je crois que Georg Scholz est un exemple très éloquent. Tant qu’à y être, une grande partie des oeuvres de Picasso sont assez disjonctées…En fait, ce ne sont pas les exemples qui manquent.
Finalement, on en revient toujours au même point : dès qu’un artiste est connu, ce qu’ilfait est acceptable et bien vu. On ne se questionne plus sur sa démarche en autant qu’elle attire les regards et si possible les chéquiers. Mais si l’artiste n’a pas encore de renom, son art devient matière a critique et se fait cataloguer dans des catégories souvent péjoratives.
J’espère que le peuple, lui, sera au-dessus de ces critères et qu’il ira se régaler de ses belles folies. Oui, parfois elles font peur, tout comme la vie, non ?
C’est bon pour réveiller notre p’tit coeur qui est trop habitué à ce qu’on le ménage, car moi j’aime bien, à l’occasion de tomber nez a nez avec l’art qui provoque des réactions. Ça nous fait voir que les galeries ou autres lieux cultes de l’art, peuvent exposer autre chose que des créations pépères ou inaccessibles. Peut-être choquant, mais convainquant! Et ce n’est qu’un seul, parmi tant d’autres. Il faut le voir, pour faire son propre jugement.