La galerie-boutique Attakus est le temple montréalais incontesté des amoureux de la BD et des objets de collection exclusifs. Dans cet espace d'exposition de plus de 600 mètres carrés, on retrouve une étonnante sélection de livres d'art, de BD alternatives, d'éditions de luxe, ainsi que des produits dérivés fabriqués par les plus grandes compagnies de sculptures et d'objets issus de la bande dessinée et du cinéma: affiches, sérigraphies, lithographies, figurines, sculptures de métal en éditions limitées, maquettes à tomber par terre et encore bien d'autres petites merveilles. Cette fois, c'est Thierry Labrosse, auteur de BD et illustrateur, qui envahit l'espace d'exposition, à l'occasion de la sortie de son nouvel album de la série "Moréa", La Brûlure des ténèbres. On peut y voir et y acheter des planches originales de son cru, des figurines, des affiches numérotées et des toiles empruntant franchement à l'univers de la science-fiction. Jusqu'au 30 juillet. Info: www.attakus.com et www.thierrylabrosse.com.
C’est super qu’Attakus ait pensé à Thierry Labrosse. Le talent du dessinateur est indéniable.
Le cinquième album de Moréa démontre clairement la progression du dessin de Thierry Labrosse. Les cadres, les personnages et le dynamisme des pages rendent l’ensemble agréable à lire ; mais malheureusement ce n’est pas assez.
Déjà cinq albums que l’on suit les aventures de Moréa, des anges et des dragons et voilà on commence à s’ennuyer. Chaque album offre un soupçon de suspense. Ce soupçon est suffisant pour accrocher le lecteur et qu’il achète les suites. Moi, j’en ai assez. Non pas que je sois « cheap » mais la bande dessinée est (malheureusement) chère alors il faut faire des choix. Moréa a un scénario trop classique pour justifier la dépense dans mon cas.
En conclusion, Moréa reste une série « de plage » procurant un plaisir vite oublié. A réserver aux inconditionnels donc ou à prendre à notre charmante bibliothèque nationale.
PS: L’idée d’insérer plusieurs plan du film Basic Instinct est une excellente idée.
PS2: Ceci étant dit, je ne bouderai pas mon bonheur d’aller chez Attakus.