BloguesNormand Baillargeon

Je porterai dorénavant un carré noir

 Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.

Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui.

Jacques Prévert

Je porterai dorénavant un carré noir. [Ajout: sans enlever le rouge, bien entendu.Et les deux ensemble font un bien beau drapeau]

 Je le porterai d’abord en solidarité avec ces jeunes gens que l’on  a sans répit humiliés, battus, matraqués, et gazés et pour ne jamais oublier ce qu’on leur a fait.

Je le porterai pour me rappeler que je suis en deuil de la démocratie, pour dire à tous et à toutes ma tristesse devant ce qui ressemble désormais plus, et je pèse mes mots, à une association de malfaiteurs qu’à un Gouvernement, à un rassemblement de mafieux gangrénés par la corruption et autour desquels flotte, immanquable, la nauséabonde odeur du scandale et du mépris de la société civile.

Je le porterai pour me rappeler qu’on m’a menti en assurant que le débat sur les frais de scolarité a eu lieu : les étudiants et les professeurs se sont en effet retirés de ces consultations bidon organisées par les Libéraux et durant lesquelles il ne pouvait être sereinement traité; et pour me rappeler que ce gouvernement a ensuite refusé de discuter de cette question dans toute son ampleur et avec sérieux, ce que seuls des états généraux peuvent accomplir.

Je le porterai pour me rappeler ces efforts de dissolution du politique dans le juridique.

Je le porterai pour me rappeler votre trop longtemps maintenu refus de négocier et, ce moment venu, votre inébranlable refus d’aborder les questions que posaient les étudiants et les étudiantes en grève.

Je le porterai pour me rappeler que je suis en deuil de la démocratie délibérative, assassinée par des faiseurs d’opinion que je ne peux me résoudre à appeler des journalistes et dont les excès de langage ont dépassé de loin tout ce que j’ai vu dans ma vie.

Je le porterai pour me rappeler ces sondages non probabilistes qui ont, c’est une honte, été ce que nous avons eu de mieux à nous offrir dans le cadre de notre conversation démocratique sur un enjeu de cette importance.

Je le porterai aussi en deuil de ces mots de la langue qui ont été  bien malmenés ces derniers temps : grève, démocratie, accessibilité, et pour ne pas oublier que ces perversions du langage ont consisté à faire d’un enjeu collectif et politique une affaire individuelle, marchande et économique

Je le porterai pour la liberté d’expression, d’association et de manifestation que cette inique loi spéciale poignarde au coeur.

Je le porterai en solidarité avec mes compagnons libertaires qu’on humilie, qu’on bat, qu’on matraque, et qu’on gaze, comme les autres, mais qu’on calomnie aussi.

Je le porterai donc pour me rappeler l’immense et noble espoir que l’anarchisme n’a cessé de porter : celui d’une société libre, démocratique, égalitaire et sans pouvoir illégitime, pour me rappeler cet idéal que j’aime infiniment et dont ne connaissent manifestement rien ceux et celles qui lui crachent aujourd’hui dessus.

Je le porterai enfin et surtout pour me souvenir que des jeunes gens, un moment, chez nous, ont incarné cet idéal: et que si les gouvernements passent, cet idéal, lui, ne mourra jamais.

Je porterai dorénavant un carré noir.

Et je vous invite à en porter un, vous aussi : les raisons pour ce faire ne manquent hélas pas.

Commentaires

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119 commentaires

Le noir n’est pas visible, autant ne pas porter ce carré du tout ! Le carré rouge, qui est une couleur très voyante, symbolise déjà toute la lutte et tout ce que ça représente. Il n’est pas nécessaire de trouver encore une autre couleur, ça ne fait que diminuer la présence du rouge et donc ça diminue l’ampleur du mouvement.

L’auteur de vient pas de « trouver encore une autre couleur » pour « diviser le mouvement ». Le carré noir est là depuis le début… Et il est plus large que l’enjeu des frais de scolarité tout en s’y rattachant fortement, il parle d’une toute nouvelle société. C’est le plus beau des carrés, selon moi.

Au lieu de porter un carré de couleur et de bouger dans la rue comme des poules pas de tête en criant inutilement, simplement voter aux prochaines élections serait suffisant. Pauline va nous arranger ça à mode.

Moi je mets ma froque carreautée rouge et noire. Ça simplifie les choses.

Le noir est un signe de deuil, éternel retour d’une couler, le rouge qui est celui de la colère.

Crois-moi, que si je mets mon carré noir PAR-DESSUS mon rouge, tu vas le voir 😉

Monsieur Baillargeon,
En cette triste journée, vous lire me fait du bien. Vous mettez des mots, justes, sur ce qui se passe au Québec depuis les derniers mois. Francine Comtois

Je porterai les deux: le carré noir cachant aux trois-quart le carré rouge.

A la question poser par Pierre Couture oui ont peut demander la Démission de Jean Charest au tél: 514-873-3411, bonne journée a tous.

Je suis aussi «en deuil de la démocratie». Depuis trois mois. Depuis la première main levée.

Et voilà où ça nous a mené, ce mépris de notre bien le plus cher.

Une honte.

@Claude Perrier

Je ne suis pas sûr de saisir. Parlez vous des policiers qui lèvent la main sur des innocents? Ou plutôt des votes à main levée à l’Assemblée nationale?
À moins que ce ne soit lors de l’adoption de motions votées lors des congrès de partis politiques? Ça fait bien plus de trois mois, tout ça. La nuit des temps, plutôt.

Si les gens voulaient bien dire, j’en ai assez de ce gouvernement plutôt que j’en ai assez de cette grève des étudiants. Si les gens voulaient bien écouter en entier le raisonnement de ces jeunes personnes qui sont notre avenir et qui expliquent avec tant de clarté le pourquoi et le comment qui les a amenés à cette situation abracadabrante. Si les gens voulaient bien se mettre à penser plutôt que de parler de ce qu’ils ne comprennent pas ou pire encore de juger ce qu’ils ne connaissent pas. Alors c’est chacun des individus qui forment ce pays qui se mettrait un carré noir. Carré noir pour souligner le deuil effroyable de nos certitudes naïves.
Entre autre exemple qui croit la raison évoquée pour la démission de la ministre de l’éducation ? Des centaines de sujets demandent notre attention. Entre autre chose, demandons nous, par exemple, la vraie raison de sa démission !

Tu as tellement raison Michelle Duclos, et bien d’autres commentaire ici, c’est navrant tout ça…..il devrait y avoir un drapeau noir avec un ptit carré rouge dans le coin sur tout les balcons ou toits des maisons en signe de solidarité et de protestation……J’ai bien peur qu’il ont implanté la peur collection d’aplomb et cela s’avère vrai on est cuit c un no return…….prochaine étape la puce et les camps!

Moi aussi j’ai trouvé ça louche: pourquoi ne s’est-elle pas contentée de céder sa place comme ministre de l’éducation. Son ultime compromis comme elle l’a dit aurait pu s’arrêter là. Elle devait ne pas vouloir être associée aux desseins du premier ministre et autres membres de son parti.

« …des jeunes gens, un moment, chez nous, ont incarné cet idéal… » Et on continue de le faire. On ne s’arrêtera pas là, on ne baissera pas les bras !

J’appuie. J’ai justement pensé à m’habiller de noir aujourd’hui.

À lire. Et pas seulement parce que c’est mon cousin!

Et si nous gardions le rouge à côté quand même ? Nous sommes tristes, mais encore pleins d’espoir. La démocratie n’est pas morte, mais blessée. Elle a besoin de nous pour se relever, du rouge de notre force et de notre solidarité. Nous sommes impuissants devant la Grande Faucheuse, pas devant des Petits Fâcheux qui passeront.

Parce que le message derrière le rouge n’est plus suffisant.

Personnellement mon carré sera noir et rouge, je ne crois plus en ce système qui nous a mené à cette aberration. Je ne crois plus en la ligne de parti qui brime les députés de leur liberté d’expression, je n’arrive pas à croire que les 63 députés libéraux sont pour cette loi, mais ils la voteront au lieu de démissionner, au lieu de se lever et de parler ouvertement. Honte à ce système.
Et Bachand parlait éhontément du fait que le vote à main levé en assemblée étudiante était de l’intimidation. Honte à ce système corrompu.

J’ai tenté de poster un commentaire, mais je ne le vois pas…y a t il un problème avec mon opinion?

Aller voir le texte de M. Baillargeon sur Victoriaville. Vous verrez qu’il y a de tous en termes d’opinions.

Touchant, et pertinent en ces temps de noiceur, ou l’on tente d’éteindre la lumière rouge du carré…

la carré noir, vous n’en avez nul besoin, monsieur Baillargeon. Il y a longtemps que vous la portez dans votre tête, votre soutane. Et elle vous habille à ravir!

Bien dit… Bien fait… Sous la dictature de Duvalier (Baby Doc), j’avais toujours du côté gauche un carré noir, juste à la place du cœur. Aujourd’hui, je le reprends ce carré noir, pour refuser la répression et l’ignominie. Le tragique! Je croyais révolus ces temps-là!
Merci mon ami Normand de nous avoir éclairés…

Excellent billet! Cependant, je choisis de porter un carré quadricolore: rouge, noir, bleu et vert, car même les verts sont des victimes de cette loi inique!

Il faut apprendre à dire : J’en ai assez de ce gouvernement plutôt que j’en ai assez de la grève des étudiants.
Il faut savoir se taire quand on ne fait que répéter les opinions folâtres de commentateurs démagogues.
Il faut se lever et dire ce qu’on pense quand les choses deviennent intolérables et qu’il ne reste qu’à faire le deuil de nos certitudes naïves quand des lois spéciales aussi iniques sont promulguées par un gouvernement dont on attendait au moins une attitude logique. Croyez vous par hasard que Madame la Ministre de l’éducation a démissionner pour les raisons qu’on lui a fait énoncer? Moi, je penses bien que non, Je n’ai pas l’habitude de défendre les ministres libéraux mais cette fois je n’admets pas qu’on me mente aussi effrontément. Moi aussi j’adopte l’idée du carré noir. L’infamie cette fois sera du côté de ceux que ne le porteront pas!

Le loi spéciale de Jean Charest veut tuer le coeur aimant des étudiants et mettre à la place l’individualisme et la peur de l’autre si cher à l’esprit capitaliste.

Espérons que les étudiants sauront rester avec les valeurs qui les ont fait contester noblement l’augmentation des frais de scolarité.

Au fond, avec cette augmentation des droits de scolarité, Jean Charest veut injecter d’autres argents dans le système néolibéral pourri jusqu’à l’os.

Vous avez raison. Ce n’est pas seulement Charest le problème bien la pourriture du système.

JACQUES BREL:

On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l’ancien volcan
Qu’on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu’un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu’un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s’épousent-ils pas

Remarquable, hein, M. Baribeau, comme ce sont les mots des poètes qui nous viennent rapidement au coeur en ces moments-là? L’immense Brel, par exemple…

En effet, Normand, les poètes deviennent parfois plus qu’essentiels. Et je ne peux m’empêcher de penser au célèbre poème de Paul Éluard et au tableau de Delacroix: LA LIBERTÉ GUIDANT LE PEUPLE.

JSB

Voici une copie de ce que je viens de publier sur mon FB:

C’est la croisée des chemins, cette loi va mettre le feu aux poudres et tout va ensuite se précipiter. Cette loi sera défiée partout et ne sert qu’à cristalliser les positions. Nous sommes dirigés par des incompétents qui sont incapables de « gros bon sens » . Notre liberté est bafouée et les bornes sont amplement dépassées. J’exige la démission de ce gouvernement pourri pour non respect des libertés fondamentales faisant pourtant partie de notre charte des droits et liberté de la personne. J’exige un moratoire d’un an sur l’augmentation des coûts de scolarité, durant cette année, de VRAIES discussions pourront avoir lieu et finalement former un consensus. Et qui suis-je pour EXIGER: Un simple citoyen de 56 ans, payeur de taxes, au service de sa communauté et qui a honte de son gouvernement. Si ces deux demandes ne sont pas accomplies, je prévois une dégradation incontrôlable de la situation actuelle, j’ai peur que des gens paient de leurs vies juste pour satisfaire l’égo d’un premier ministre véreux et malhonnête…..il veut ramener (qu’il dit) la paix et l’ordre en fournissant la flamme qui allume la mèche. Non mais quel CON !!! Il n’y a rien d’honorable à ce qui se passe aujourd’hui !!!! Et personne ne m’empêchera de porter un carré rouge ou de m’exprimer, on est pas dans les GOULAGS sapristi !!!

Je fais maintenant appel aux policiers qui sont supposés faire appliquer cette loi. L’histoire est remplie de situations où les forces policières se devaient de faire appliquer des lois abusives et beaucoup de regrets ont été exprimés par ces policiers. Les SS étaient-ils justifiés de faire appliquer les lois d’Hitler ?? Pourtant ils l’ont fait avec les résultats que l’on connaît….Si dans votre for intérieur, vous pensez que cette situation a pris une tournure qui va à l’encontre de votre conscience collective, refusez d’appliquer cette loi abusive et laissez ce gouvernement courir à sa perte. Ne vous associez pas à cette bande de magouilleur qui sont en train de détruire ce qu’il y a d’avenir au Québec….nos jeunes !!! Écoutez votre conscience !!!

Cher Monsieur Baillargeon,

Je ne porterai pas le carré noir « du deuil » car ce serait, pour moi, un acte d’abdication devant le traitement que réserve le gouvernement à la démocratie. Ce gouvernement est à mon avis coupable de haute trahison envers les citoyens du Québec et les individus qui ont concocté ce projet de loi et ceux et celles qui votent en sa faveur devraient être mis en prison.

http://www.libredepenser.com

…difficile hélas car ce sont les même qui ont les clefs !!!

J’ai suivi les événements dès leur début avec un intérêt constant. Au fur et à mesure que les jours passaient, j’ai été surprise par la (non) réaction du gouvernement. Stratégie pas du tout inédite : elle a été utilisée plusieurs fois, au long de l’histoire de l’humanité, avec l’espoir que l’adversaire allait s’essouffler… Cette fois-ci, la réponse des masses a été différente et a surpris le gouvernement mal (ou pas du tout?) préparé, parce que la réaction qu’il a eue n’est pas celle d’une assemblée des plus intelligents élus du pays, mais celle d’un être coincé, menacé, apeuré : se défendre en attaquant, pour décourager l’adversaire. Je crois que la loi 78 représente une grave erreur d’abord social, ensuite politique et son « papa » en payera le prix. On peut défendre son plan Nord et ses chères amitiés aller-retour jusqu’au ciel, mais sans entraver des libertés fondamentales obtenues depuis des décennies.

J’ai été très étonnée de voir des journalistes devenir partisans dans cette affaire. Et, surtout, de les voir incriminer une catégorie sociale, de les voir appliquer des étiquettes dans le pays où l’étiquette semblait être abolie… Les déclarations, les reportages, les entrevues ont jeté de l’huile sur le feu et ont semé la haine, en divisant la société – maintenant, on est les uns contre les autres…

J’ai été étonnée d’entendre des mots ronfleurs, pendant les débats du projet de loi : démocratie, courage, bla-bla-bla. Au nom de la démocratie, pourquoi M.Charest n’a pas le courage de répondre comme un premier-ministre, sinon comme un (vrai) homme, aux questions (simples, d’ailleurs) qu’on lui pose depuis un certain temps sur des affaires archiconnues : gestion des fonds universitaires, Transcontinental, plan Nord, etc, etc, etc. En voilà ici une liste pas mal remplie : https://www.facebook.com/notes/genevi%C3%A8ve-lobstineuse/lindignation-en-chiffres-et-en-aberrations/10150741789137149.

Ce mouvement de mobilisation étudiante est le plus fort de toute la vie du Québec et il va rester dans l’histoire. Ce que le gouvernement Charest n’a pas l’air de comprendre : l’Histoire va également immortaliser son attitude et ce ne seront pas les (mêmes) journalistes partisans qui vont l’écrire. J’espère que le temps – impitoyable avec nous tous, mais surtout avec ceux qui se croient le nombril de l’Univers – nous ramènera la réponse aux questions susmentionnées et renverra M.Charest à sa place. Parce que M.Charest agit – et ce, depuis longtemps – comme si le Québec était sa propre cour, sa propre maison. On est chez nous, on fait ce qu’on veut, n’est-ce pas?

Moi, j’ai une seule question pour M.Charest : combien d’étudiants coûte un diamant?

Merci pour ce texte M. Baillargeon. Inspirant comme toujours.

Et l’étape après le carré noir, c’est quoi? Je ne veux pas brûler les étapes, mais il me semble qu’on pourrait y aller d’un pas de plus tout de suite. Il me semble que le moment est bien choisi.

L’autre carré que j’adopterais, peu m’importe la couleur, serait celui qui ferait la promotion d’une assemblée constituante. Peut-être que le moment est enfin venu pour le Québec de se doter d’une loi fondamentale. Peut-être pourrait-elle comprendre les aspirations d’égalité, de justice, de liberté et de démocratie que vous évoquez. Puisque tous nos paliers de gouvernement semblent diriger illégitimement, pourquoi pas une refonte totale des pouvoirs?

La prochaine étape? Le simple port d’un carré de couleur n’est pas suffisant. J’opterais pour une forme quelconque de désobéissance civile pour dénoncer concrètement cette loi scélérate qui est anticonstitutionnelle et incompatible avec la Charte Canadienne des Droits et Libertés http://is.gd/2w3IhC et avec la Charte Québécoise des Droits et Libertés de la Personne http://is.gd/9iIL4w

En son temps, le docteur Henry Morgentaler a fait de la prison le coeur léger, sachant qu’il se battait contre une loi scélérate et pour pour la dignité des femmes. Aujourd’hui, la loi 78 qui est aussi une loi scélérate est du même tonneau. En tant que démocrate, je refuse de m’y conformer, au nom de tous ceux et celles qui ont lutté et payé de leur vie pour que nous puissions aujourd’hui vivre dans une société moins injuste.

Depuis que John James Charest est au pouvoir, il ne cesse de s’attaquer à nos précieux acquis politiques, économiques et sociaux découlant de la Révolution Tranquille.

comme un pissenlit il noirci avant de mourir et faire de la place aux belle plantes qui merite de pousse en toute tranquilite

Comme d’autres, qui m’ont convaincue d’ailleurs, je crois que c’est une erreur. Le carré noir ne veut rien dire pour 95 % de la population. Le sens, la pression sociale et le stigmate sont rattachés au carré rouge . C’est lui qu’il faut porter pour signifier, pour défier.

La loi 78 – la liberté de la haine…

J’ai suivi les événements dès leur début avec un intérêt constant. Au fur et à mesure que les jours passaient, j’ai été surprise par la (non) réaction du gouvernement. Stratégie pas du tout inédite : elle a été utilisée plusieurs fois, au long de l’histoire de l’humanité, avec l’espoir que l’adversaire allait s’essouffler… Cette fois-ci, la réponse des masses a été différente et a surpris le gouvernement mal (ou pas du tout?) préparé, parce que la réaction qu’il a eue n’est pas celle d’une assemblée des plus intelligents élus du pays, mais celle d’un être coincé, menacé, apeuré : se défendre en attaquant, pour décourager l’adversaire. Je crois que la loi 78 représente une grave erreur d’abord social, ensuite politique et son « papa » en payera le prix. On peut défendre son plan Nord et ses chères amitiés aller-retour jusqu’au ciel, mais sans entraver des libertés fondamentales obtenues depuis des décennies.

J’ai été très étonnée de voir des journalistes devenir partisans dans cette affaire. Et, surtout, de les voir incriminer une catégorie sociale, de les voir appliquer des étiquettes dans le pays où l’étiquette semblait être abolie… Les déclarations, les reportages, les entrevues ont jeté de l’huile sur le feu et ont semé la haine, en divisant la société – maintenant, on est les uns contre les autres…

J’ai été étonnée d’entendre des mots ronfleurs, pendant les débats du projet de loi : démocratie, courage, bla-bla-bla. Au nom de la démocratie, pourquoi M.Charest n’a pas le courage de répondre comme un premier-ministre, sinon comme un (vrai) homme, aux questions (simples, d’ailleurs) qu’on lui pose depuis un certain temps sur des affaires archiconnues : gestion des fonds universitaires, Transcontinental, plan Nord, etc, etc, etc. En voilà ici une liste pas mal remplie : https://www.facebook.com/notes/genevi%C3%A8ve-lobstineuse/lindignation-en-chiffres-et-en-aberrations/10150741789137149.

Ce mouvement de mobilisation étudiante est le plus fort de toute la vie du Québec et il va rester dans l’histoire. Ce que le gouvernement Charest n’a pas l’air de comprendre : l’Histoire va également immortaliser son attitude et ce ne seront pas les (mêmes) journalistes partisans qui vont l’écrire. J’espère que le temps – impitoyable avec nous tous, mais surtout avec ceux qui se croient le nombril de l’Univers – nous ramènera la réponse aux questions susmentionnées et renverra M.Charest à sa place. Parce que M.Charest agit – et ce, depuis longtemps – comme si le Québec était sa propre cour, sa propre maison. On est chez nous, on fait ce qu’on veut, n’est-ce pas?

Moi, j’ai une seule question pour M.Charest : combien d’étudiants coûte un diamant?

Le noir est dans mon coeur et dans ma tête. Sur moi, le carré rouge permet de d’atténuer ma peine.

Mais, sur le fond, nos propos se rejoignent.

Il faut porter un carré rouge et noir….Le rouge pour la volonté étudiante, le noir pour le deuil de l’avenir…
Bernard

J’ai d’abord trouvé ça louche que la ministre Line Beauchamp quitte la vie politique et non seulement son poste au ministère de l’éducation avec l’explication qu’elle a donné d’avoir échoué dans sa tentative de négociation avec les étudiants, qu’elle faisait un ultime effort en laissant la place à une autre personne. Pourquoi a-t-elle démissionné de son siège de députée aussi??? Je me suis dit qu’elle devait être en désaccord avec le premier ministre sur la tournure des événements.
Et quand les étudiants ont rencontré Madame Courchesne, ils étaient selon leurs dires, ouverts à entamer les discussions et voulaient à nouveau avoir la possibilité de négocier. Ils l’ont rencontrée pendant 1 heure, au cours de laquelle ils ont exposé leurs requêtes et certainement les pistes de solutions qu’ils avançaient pour contrer la hausse des droits de scolarité. Normal pour une 1ère rencontre avec un nouveau vis-à-vis. Ça se passe comme ça en négociation syndicale. Une seconde rencontre aurait dû suivre la 1ère ça aurait pu être le début de la vraie négo. Mais au lieu de ça, on entend la ministre dire que le ton s’était durci au cours de la 1ère rencontre et que selon elle, il n’y avait pas de solution possible. Et vlan! La LOI! Le premier ministre ne tente pas de négociation, ni de moratoire et encore moins de médiation: il veut faire taire ces bâtards! Il veut avoir le dernier mot et il l’aura. Et non seulement il musèlera la jeunesse mais il en profite pour restreindre la liberté d’expression et d’association à l’ensemble de son peuple. Quelqu’un dans l’entourage de Madame Beauchamp a rapportée à une de mes connaissances (ça sonne peut-être faut mais il paraît que c’est vrai) que celle-ci s’est faite invitée à prendre la porte à cause qu’elle n’était pas d’accord avec la stratégie de son parti et de l’utilisation de cette Loi qui était déjà sur la table à dessin depuis quelques temps…J’aimerais tellement que le chat sorte du sac! Que la vérité sorte au grand jour et que la population qui est encore sous le charme de ce manipulateur sans vergogne se réveille enfin pour voir le vrai visage de celui qui est au pouvoir actuellement.

J’ai d’abord trouvé ça louche que la ministre Line Beauchamp quitte la vie politique et non seulement son poste au ministère de l’éducation avec l’explication qu’elle a donné d’avoir échoué dans sa tentative de négociation avec les étudiants, qu’elle faisait un ultime effort en laissant la place à une autre personne. Pourquoi a-t-elle démissionné de son siège de députée aussi??? Je me suis dit qu’elle devait être en désaccord avec le premier ministre sur la tournure des événements.
Et quand les étudiants ont rencontré Madame Courchesne, ils étaient selon leurs dires, ouverts à entamer les discussions et voulaient à nouveau avoir la possibilité de négocier. Ils l’ont rencontrée pendant 1 heure, au cours de laquelle ils ont exposé leurs requêtes et certainement les pistes de solutions qu’ils avançaient pour contrer la hausse des droits de scolarité. Normal pour une 1ère rencontre avec un nouveau vis-à-vis. Ça se passe comme ça en négociation syndicale. Une seconde rencontre aurait dû suivre la 1ère ça aurait pu être le début de la vraie négo. Mais au lieu de ça, on entend la ministre dire que le ton s’était durci au cours de la 1ère rencontre et que selon elle, il n’y avait pas de solution possible. Et vlan! La LOI! Le premier ministre ne tente pas de négociation, ni de moratoire et encore moins de médiation: il veut faire taire ces bâtards! Il veut avoir le dernier mot et il l’aura. Et non seulement il musèlera la jeunesse mais il en profite pour restreindre la liberté d’expression et d’association à l’ensemble de son peuple. Quelqu’un dans l’entourage de Madame Beauchamp a rapportée à une de mes connaissances (ça sonne peut-être faut mais il paraît que c’est vrai) que celle-ci s’est faite invitée à prendre la porte à cause qu’elle n’était pas d’accord avec la stratégie de son parti et de l’utilisation de cette Loi qui était déjà sur la table à dessin depuis quelques temps…J’aimerais tellement que le chat sorte du sac! Que la vérité sorte au grand jour et que la population qui est encore sous le charme de ce manipulateur sans vergogne se réveille enfin pour voir le vrai visage de celui qui est au pouvoir actuellement.
Et en plus, j’ai entendu la ministre Courchesne elle-même dire à l’assemblée nationale hier soir que « plusieurs personnes avaient travaillé fort sur ce projet de loi, depuis des jours et même des semaines ». Quand j’ai entendu ça, je me suis dit que c’était malhabile de sa part d’avoir dit ça, que ça devait sûrement lui avoir échappé! On ne dit pas que ça fait des semaines qu’on travaille sur une loi de répression quand on est supposé avoir fourni tous les efforts pour tenter de dénouer la crise en négociant de bonne foi avec les étudiants comme ils disent avoir fait…

on parle de démocratie…est-ce que les étudiants on pu voter comme ils l on toujours demandé par vote secret et non a carton levé..je pense que les associations étudiante ont récolté ce qu ils ont semé,,ils ont fait la sourde oreilles quand le gouvernement l an passé leur a demandé de s assoir…ils ont préféré se lever et crier haut et fort a l injustice..ils étaient tant que ca cesse pour que la paix social revienne et que les gens n aient plus peur des voyous qui envahissaient montréal avez-vous entendus dire de québec ou rimouski ou ailleurs qu ils y avait eu du désordre comme a montréal

Il y a beaucoup plus de gens dans les manifestations de Montréal se qui laisse la chance à des petits groupes plus extrémistes de s’y infiltrer. Les médias de masses ne nous montrent que ce qui leur fait vendre des journaux et augmenter leur cote d’écoute. Alors que 10 000 personnes manifestent pacifiquement, vous ne verrez aux nouvelles que les 20 personnes qui ont foutus le bordel.

Pour ce qui est du vote à mains levées, je vous rappel que les Associations Étudiantes fonctionne avec des règles très similaire à celles de l’Assemblée Nationale, peut-être devrions nous revoir tout le système politique plutôt que blâmer les Associations Étudiante.

Cette loi spéciale n’a pas de raison d’être alors qu’il aurait été possible au courant des dernières semaines de s’asseoir avec les étudiants et négocier de bonne foi sur la question des droits de scolarité.

Le gouvernement a laissé passer 14 semaines de grève et de manifestations de jour, de soir de nuit partout au Québec pour finalement imposer une loi spéciale qui brime nos droits fondamentaux. Rien ne justifie cela.

Concernant cette partie de votre commentaire:
«…ils ont fait la sourde oreilles quand le gouvernement l an passé leur a demandé de s assoir…ils ont préféré se lever et crier haut et fort a l injustice..»
Vous pouvez consulter le lien suivant dans la section «Actions Antérieures»
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_%C3%A9tudiante_qu%C3%A9b%C3%A9coise_de_2012

Vous pourrez constater que des actions avait déjà été entamé par les associations étudiantes bien avant le début de la grève.

@ab: la démocratie est respectée dans les assemblées étudiantes: ils ont un code, le code Morin, sur lequel ils basent leur fonctionnement. Cela est légitime et c’est ce qui régit toutes les associations habituellement pour qu’elles soient légales. Il y a possibilité que le vote soit secret. Il s’agit de le demander. Encore faut-il être présent pour le faire…Parfois ça ne prend qu’une voix pour être accordé, parfois 10%, selon les procédures d’assemblées qui ont été votées pour que ça se passe autrement. Encore faut-il être présent au moment où les statuts sont votés. Et si seulement 40% des membres se présentent et prennent des décisions, il ne fait pas après venir dire qu’ils ont décidé pour les absents. Ceux-ci ont le devoir de se présenter aux assemblées pour contribuer à la décision. C’est comme ça pour tout. Et le gouvernement oublie qu’il a été élu pour représenté la population et non agir comme s’il était un roi. Et si vous dites que les étudiants ne voulaient qu’une seule chose: le gel des droits de scolarités ou voire même la gratuité et que cela n’était pas négociable et bien moi je ne suis pas d’accord avec vous. Ce n’est pas qu’une question d’argent. Non mais sérieusement, vous croyez que la population étudiante perdrait une session, une année scolaire juste pour 1$ par jour d’augmentation comme l’a dit le premier ministre? Leur lutte va plus loin que ça. Ils auraient fait des compromis, ils sont prêts à en faire, à condition que leur part soit JUSTE. Et actuellement, avec les hausses annoncées, elle ne l’est pas. Surtout si on prend en considération tout le contexte politique et capitaliste actuel. je paie des impôts et moi non plus je ne trouve pas qu’il y a juste part dans ce que je paie. Je ne suis pas d’accord avec la taxe santé telle qu’elle a été instaurée non plus car ce n’est pas une taxe progressive et elle n’est pas égale pour tout le monde. J’aurais préféré une taxe sur les biens de luxe ou encore une taxe santé proportionnelle au revenu. Je dénonce la corruption, les enveloppes brunes, les redevances des sociétés minières et tous les choix que ce gouvernement a fait qui favorisait les mieux nantis au détriment des autres. La hausse des droits de scolarité n’en est qu’un exemple. Et comme d’autres l’ont dit: la majorité, la très grande majorité des étudiants qui participent à cette lutte sont pacifiques. La presse se sert d’une loupe pour grossir les événements isolés qui sont souvent présents lors de manifestations. On parle peu de toutes les manifs où c’est demeuré pacifique. Et je constate aussi qu’au lieu d’avoir intervenu sur les individus fauteurs de troubles, les policiers ont fait dégénéré certaines manifs et provoqué des blessures aux leurs et aux étudiants, en tuant presque quelques-uns, en vargeant dans le tas comme ils l’ont fait . Moi aussi j’aurais riposté si j’avais été prise en souricière par eux sans qu’ils ne m’ait laissée le temps de me disperser comme il s’est produit dans ces cas-là. La manif est déclarée illégale, les policiers tirent dans le tas presqu’aussitôt, sur n’importe qui. Je ne la voit pas la démocratie quand on ne prend pas ça au sérieux et qu’après une ou deux rencontres, et sans tenter de médiation, on se sert d’une loi pour imposer ce qu’on veut. Ce n’est pas ça de la vraie négociation. Ce n’était pas de bonne foi. Et on essaie de faire passer la jeunesse pour des barbares. Celui qui le dit, celui qui l’est!

Quelle paix sociale?!?!? Les gens devraient avoir peur de de leur gouvernement avant d’avoir peur des manifestants…. Et des médias aussi, parce que je gage que tu te fie sur des propos médiatiques pourris pour émettre ce commentaire bidon! S’il n’y a pas eu de casse (ou très peu) à Rimouski, à Amqui, à ste-Anne des monts, dans la ferme de mon oncle, c’est parce que la majorité des manifestants de partout étaient à Montréal!! mais les gens ont en général réagit à la répression policière et autre à Montréal, ça prouve pourquoi il n’y a pas eu de casse dans les petits patelins…

s’emprisonner dans un carré noir comme la tombe de sa mort, faut être vieux pour en saisir toute l’abominable absurdité!

LE carré noir est un symbole libertaire. Ce n’est donc pas un deuil de l’avenir mais une affirmation claire selon laquelle on veut un avenir différent que celui auquel on cherche à nous confiner. Le peuple à toujours raison. Et lorsqu’un gouvernement n’écoute pas la population et l’exploite à ses dépends, le peuple doit réagir fort, organisé mais de manière non violente. Ce qui n’empêche pas la légitime défense bien sur. Quoique L’exemple de Gandhi m’inspire nettement plus.

en plus, en citant du Prévert…celui qui a écrit » Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y!  »
Baillargeon, je vous canonise illico le roi des crétins de l’UQUAM!

Monsieur Bourbonnais,

Si vous avez des crottes sur le coeur, pourriez-vous les envoyer en privé, ou alors, étayer vos propos.

Merci

L. S.

@jean-claude bourbonnais :

Pour ta gouverne, les insultes et autres attaques « ad hominem » ne constituent pas un argument qui crédibilisera ton opinion sur la question débattue. Au contraire, cela témoigne du vide abyssal de ton argumentaire et t’enlèvent toute crédibilité.

Quant à ton allusion critique à Prévert, ce n’est pas non plus un argument recevable. C’est de la rhétorique manipulatoire classique. En quoi le fait que tu ne partages pas les vues de Prévert sur la religion rend-il son autre citation invalide? Et en quoi une citation de Prévert pourrait-elle constituer un argument de fond pour évaluer la valeur de ce papier de monsieur Baillargeon?

Ce qui se passent au Québec hélas se joue un peu partout sur la planète.Des politiciens marionnettes aux ordres des nantis. Insolents Hautains méprisants ,une seule chose les motivent, l’Amour du pouvoir encore et toujours plus en dépit des plaintes ,des cris et de la misère du monde. Ego sur deux pattes imbus deux mêmes .
Époque féodale ou les cerfs à genoux un jour ce sont dressés,ils vont se dressés.

Je tiens à rappeler que c’est la quatrième loi spécial que le gouvernement Charest utilise pour faire taire des manifestants. La première contre les infirmières, la seconde contre les enseignant(e)s, la troisième contre les procureurs et la quatrième vous savez contre quel groupe.
Une loi spécial est, selon moi, non seulement antidémocratique, mais aussi un recourt exceptionnel qu’on n’utilise rarement et qui ne sert pas à faire taire les gens. Or le PLQ en a fait quatre en neuf ans, ce qui montre son incapacité à réglé les conflits.

La loi sur les infirmières c’est le PQ qui l’a instaurée, Charest était à l’opposition pendant ce temps-là. Je vous rappelle que la loi sur les infirmières date de 1999, donc, il y a 13 ans.

comment peut-on se conscrire à l’intérieur d’un carré, peu importe la couleur,et s’en trouver bien, et libre.
Nous sommes ici au coeur de la plus totale imbécilité.
La vie n’est pas un carré. Et la liberté est partout autour, en dehors…

De toute évidence, la notion de synbole t’es complètement étrangère ou alors tu es un troll qui cherche des poux là où il n’y en a pas.

Vous avez donc abandonné?!. J’ai pensé en porter un multicolore… jamais un noir! Vous m’êtes décevant,

Mr. Baillargeon , je suis totalement d`accord avec Vous , sur la façon dont les étudiants ont été traités . Justement , j`ai une fille fréquentant présentement l`université du Québec à Montréal , et je suis d`accord qu`elle n`a pas été respectée dans ses droits et ses convictions face à la manifestation des étudiants . Je ne porterai pas le carré noir , parce que je ne me sens pas attirée par la noirceur ni le deuil . Je préfere garder l`espoir , par une couleur voyante . Je garderai la couleur rouge pour l`instant . Par contre , je suis d`accord avec votre idéologie . J`ai présentement beaucoup de difficulté à accepter la loi imposée par notre ministre ; elle brime ma liberté d`expression et probablement celle de notre jeunesse étudiante . J`ai confiance en ces jeunes , qui s`opposent à cette loi ; ils ont le goût de construire un demain meilleur et plus juste . Bravo à nos jeunes étudiants qui essaient de bâtir une grande justice sociale pour un avenir plus sain .

La forte majorité silencieuse a parlé : Sondage CROP-LA PRESSE: 66% appuient la loi spéciale–67% croient que les policiers devraient être plus sévères envers les manifestants– et 65% jugent l’attitude des étudiants injustifiée.
Enfin je suis fier du peuple Québécois. Notre démocratie est « menacée » par des gens qui se foutent de toutes les règles. La majorité voit quel est le sens de la démocratie. Ce qui est bon pour certains leaders étudiants (lire désobéisance civile et non respect des règles démocratiques de base) est aussi bon pour le gouvernement et la majorité du peuple, et ils ne les utilisent même pas.
Autre point, lâcher-nous avec vos plaintes concernant les impôts. La majorité des gens au Québec ne paient PAS d’impôt. Et on entend toujours ceux qui n’en paient pas chiâler. Moi j’en paie en passant. (Ça serait un autre débat)
Autre point, on parle du financement des universités. Je suis en total accord qu’il faut une réforme en profondeur sur le financement. Mais il ne faudra pas oublier qu’il faudra aussi voir certains programmes. (Lire ceux où une minime quantité d’étudiants trouvent un emploi dans ce domaine. Ces programmes coûtent cher à la société). Ils devraient concentrer ces programmes dans une université au lieu d’avoir ce même programme dans toutes les universités. Ceux qui veulent y accéder auront la chance d’y participer.
Et je n’ai même pas parlé de la hausse des frais de scolarité… euh c’est quoi ça ? Même les leaders étudiants ne doivent plus savoir c’est quoi, tellement le débat en est éloigné depuis un long moment…

Vous aimez lire la presse, j’espère que vous avez lu la méthodologie du sondage… selon un échantillon « non probabiliste ».
Vérifiez sur le site de statistique canada la valeur de ce type de sondage.

La majorité silencieuse? Haha, mon œil!

Merci pour ce texte, vos textes, pour vos réflexions, votre esprit critique, votre courage .Vous contribuez à nourrir les Québécois et Québécoises qui ont besoin d’entendre autre chose que les journalistes qui ne sont plus que la courroie de transmission de la main qui les nourrit. L’opinion publique est conditionnée et ensuite on sort des sondages qui nous démontrent la réussite du conditionnement! Continuez, nous avons besoin de vous.
J’adopte, pour toute la durée de la loi spéciale, le carré noir et rouge.

Bonjours a tous juste pour vous signaler que le noir est symbole des Anarchiste

Dans les dernières années notre armé est allez dans les pays de dictatures et des plus corrompus. Évidemment que les stratèges militaires, on tout analyser, comment les Kadhafie et cie, on réussi a opprimer et tyranniser la population durant des décennies, avec la force et des lois. J’ai la forte impression que ce rapport est devenu la lecture sur la table de chevet de nos Charest et Happer…….

JEAN COCTEAU:

«Si je préfère les chats aux chiens, c’est parce qu’il n’y a pas de chat policier.»

Que dire de plus?

JSB

Merci Normand,
J’ai toujours le coeur triste mais te lire me réconforte un peu ton texte mérite d’être lu et relu par tout le peuple québécois Ton amour pour la liberté et la démoncratie est contagieux. Puisses-tu passer ton virus à tous ceux et celles qui n’ont toujours rien compris stp!!
Allez vite vite mon carré noir à côté de mon carré rouge! Ca urge…

Mon Cher Normand,
Ton carré noir, je vais l’inscrire dans un beau cercle noir. Et au centre j’y mettra un « A » rouge. Et tout sera dit :Le « carré noir » pour la contestation, pour dénoncer les iniquités. Le « A cerclé » pour la société libertaire à construire. Le rouge pour la passion et l’amour…
Bon souvenir de Merlieux, en France

Bonne idée qui mérite d’être prise en compte, en considération!

JSB

M. Normand Baillargeon, je tiens à vous dire que vous êtes pour moi une très grande source d’inspiration. Merci

COLUCHE:

«Je crois que la grande différence qu’il y a entre les oiseaux et les hommes politiques, c’est que, de temps en temps, les oiseaux s’arrêtent de voler.»

En encore Coluche. Cela s’harmonise très bien avec le pseudo-sondage qu’on retrouve en première page de LA PRESSE en ce samedi 19 mai 2011.

***«C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison.»***

Eh bien! Merde alors! Merdre!

JSB

Désolé mais le gouvernement fait bien d’adopter cette loi! Vous ne savez pas vivre, vous comporter. Quand on est pogné avec de sales anarchistes vandales et criminels, il faut adopter la ligne dure pour calmer les esprits et faire le ménage parmi toute cette racaille. Je veux vivre dans un état de droite et de paix sociale. Il y a des règlements et il faut les respecter. Levez vous le matin et aller travailler pour les payer vos études à place de faire des partys, d’aller dans le sud et d’acheter des iphones et ipod et surtout, oubliez les sciences sociales: ça mène à l’anarchie et au BS

Vous mettez tout le monde dans le même panier!!! Sur 300 000 personnes, s’il y en a 30 qui sont des voyous, vous ne pouvez pas traiter tous les autres voyous!

Méfiez-vous, cher ami, soit dit en toute ironie! À force de vous diriger gaiement vers la droite, vous allez être d’extrême gauche d’ici peu. N’oubliez jamais que la terre est ronde alors qu’à droite il y a beaucoup de têtes carrées.

JSB

Le gouvernement n’avait pas le choix d’adopter cette loi. Vous ne savez pas vous comporter en être humains. Vous encouragez la violence et la désobéissance civile alors on a pas le choix d’adopter la ligne dure mais ça, vous êtes trop imbéciles pour comprendre le bon sens… Vous vous comportez comme des anarchistes puants!

À LIRE ABSOLUMENT

Ça me rend bien tristre d’entendre des anneries du type  » Au nom de la démocratie  »

La démocratie, c’est 66% de la population qui en a marre de cette minorité d’étudiant qui ont maintenant des revendications autres que l’accessibilité aux études universitaires.

C’est plus de 50% des étudiants qui sont contre la grève et qui sont en faveur de la redistribution de l’accessibilité des études universitaires, et donc en faveur des propositions gouvernementales plus que généreuse.

C’est du  » lavage de cerveau » de la plupart des associations étudiantes qui n’avait nullement été élues pour faire de la propagantes et faire passer leur revendication personnelle avant celle de la société.

Quand on regarde la réalité, ce qui frappe le plus, on retrouve un problème encore plus grave :

Nous avons d’un coté les étudiants qui avaient un rêve et un objectif à atteindre depuis leur enfance, soit d’économiser, se privé de certains biens, de travailler dès l’age de 14-15 ans afin de ramasser de l’argent pour pouvoir poursuivre des études universitaires de qualité. Des études universitaires qui demanderont des efforts surhumains qui exigeront des lectures, des questions, des problèmes à résoudres, de l’étude et beaucoups de travaux. C’est ce qu’on appelle faire des sacrifices. C’est se priver de sorties pendant que d’autre iront fêter. C’est de devoir travailler une quizaine d’heure par semaine avec les études et une quarantaine d’heures par semaine l’été pour passer au travers. Pour certains, c’est de contracter un prêt étudiant qui sera remboursable après les études.

Pour tous ces étudiants ici, on retrouve les étudiants en Génie, en Administration, en Droits, en Sciences Comptables, en Medecine, en Science infirmière, en Actuariat, et quelques autres. Ces étudiants ont tous quelques chose en communs : Ils se considèrent privilégiés d’être dans un endroit au monde où le gouvernement payera 83% de la facture totale de leur étude !!!! Ils sont tous conscient que d’ajuster la facture des étudiants de 13 à 17% est nécessaire pour rattraper l’erreur du gel des frais de scolarité pendant de trop nombreuse années, au lieu d’avoir simplement suivant l’inflation. On appel ces étudiants les carrés VERT, soit près de 50% des ÉTUDIANTS UNIVERSITAIRES.

De l’autre coté, nous avons les CARRÉ ROUGES, je vais faire attention dans mon interprétation pour de pas offenser personne et ne pas généraliser. Mais on retrouve les même associations dans tout le Québec, soit Sciences Politiques, Travail social, Philosophie, et j’en passe… Des étudiants qui ne voit que le mot Hausse des frais de scolarité plutôt que Reaffectation de l’acessibilité aux études. Des gens qui sont bornés, qui croient que tout leur est dû et que la population devrait leur financer du bon temps à l’université. Je ne viens surtout pas mépriser ces programme d’étude, mais pourquoi forme-t-on 500* ( chiffre hypothétique) bacc en Philosophie, alors que que seulement 50 d’entre eux auront un emploi après leur étude ? Ils veulent qu’on finance des programmes universitaires où il n’y a même pas de demande !

Les études universitaires NE SONT PAS UNE OBLIGATION. Pour tout ceux qui ne sont pas prêt à faire des sacrifices, se priver de certaines choses ;

1. Il y a d’excellent technique collégiales
2. Il y a d’excellent D.E.P
3. Rien ne vous empêche d’aller étudier ailleur au Canada ou aux États-Unis

Au nom de la vrai démocratie

1) Les étudiants en travail social, en sciences politiques, en histoire et en philosophie qui partent en grève sont en plein dans leur domaine. Ils appliquent le remède qu’ils jugent nécessaires selon leur diagnostique. Ils ont une vue d’ensemble de la problématique, ils reconnaisent des paterns, des symptomes, des infections sociales et politiques, tout comme un étudiant en médecine reconnaît une infection médicale et un étudiant en génie reconnaît un problème d’infrastructure.

Je suis dans le domaine des sciences fondamentales (biologie), mais ce que j’avance est une évidence.

2) La demande en philosophie provient des étudiants otentiels, et non pas du marché du travail. S’il y a 100 personnes qui veulent faire leur philo, voilà la demande en philo. Les perspectives d’emplois font partie des motivations dans le choix des études, mais ces deux choses-là ne sont pas des synonymes. L’université a toujours cherchée à se maintenir indépendante des pouvoirs religeux, monarchiques, politiques, et économiques. Elle doit continuer à l’être des pouvoirs du marché. Son rôle est de transmettre et d’accroître le patrimoine intelectuel et savant de la civilisation, et non pas d’être une pouponnière de travailleurs spécialisés.

3) Quant à votre caricature mensongère et stéréotypée des carrés rouges et verts, elle n’est pas très sérieuse.

D’augustes personnages ont démontré leur appui à la cause des associations étudiantes, y compris d’anciens ministres de l’éducation et des hauts fonctionnaires qui ont participé à créer ce ministère et à définir sa mission.

Ridiculiser et infantiliser cette cause au lieu de la discutter rasonnablement ne sert à rien, sinon qu’à fracturer la société et à augmenter le ressentiment. Vous feriez bien d’éviter cela, s.v.p.

Le soir du 16 mai. En écoutant « mon » premier ministre annoncer la mort de la démocratie. En le voyant répondre à l’appel à la trève, lancé par des citoyens inquiets de trop nombreux dérapages autoritaires, par une « pause » qu’il estime légitime d’imposer avec le bras armé du pouvoir. J’ai arraché le carré blanc que je portais sur mon carré rouge. Et au matin du 17 mai, en deuil et en colère, je l’ai remplacé par un carré noir. Merci, M. Baillargeon, de mettre en lumière, de façon si claire et si éloquente, ce que je ressentais, sans le comprendre tout à fait, à ce moment-là. Merci de mettre en mots pourquoi, aujourd’hui, j’ai mal.

J’enseigne la philosophie au cégep, où je donne depuis cinq ans un cours d’éthique et politique. Le ministère de l’éducation du Québec me demande d’éduquer les jeunes à la citoyenneté, à les préparer à jouer leur rôle de citoyens dans une société démocratique moderne. Après trois mois de manifestations étudiantes violemment réprimées par les forces policières de ce même gouvernement, et à quelque heures de l’adoption d’une loi spéciale violant selon moi le droit à la liberté d’expression, je ne peux m’empêcher de conclure que la démocratie au Québec n’existe plus, qu’elle n’a peut-être même jamais existé. Le Québec semblait démocratique tant que nous restions bien soumis, mais dès qu’il y a eu une révolte, les Anglais, l’armée ou la police débarquent rapidement pour nous écraser. C’est ce qui est arrivé avec le soulèvement des patriotes en 1837, avec la crise d’octobre dans les années 1970 et maintenant avec le mouvement étudiant en 2012… Et le pire, c’est que la majorité des Québécois appuie toujours les oppresseurs par son silence complice. Vive nos chaînes! Voilà la véritable devise du Québec.

Intéressantes réflexions avec lesquelles je suis d’accord dans une large mesure. Merci!

JSB, sociologue des médias

PREMIÈRE PARTIE D’UN «HOMMAGE» À JEAN CHAREST, PRIME MINISTER

Dear James John Charest
You and your clique
YOU SPEAK WHITE
You and your gang
You and those of your mob
You speak civilised
You speak sadness
You speak war
You speak contempt
You speak hatred
You speak «roupie de sansonnet»
You speak «bouillie pour les chats»

We don’t speak white
We refuse to speak white
We don’t want to speak like you
Like you and your friends
We speak black
We speak the black of rebellion
We speak the black of hope
We speak red too
We speak the red
Of peaceful revolver-ution

We speak the black and white
Of equality and liberty
And you speak empty
And you make war
You hate young people
You hate the students
You never stop speaking white

I was born in 1943
I lived a few miles from Ottawa
And many people said to me
When I was a kid
«Why don’t you speak white
You frog, you dishwasher»

Cher Jean Charest
Cher conserviteur
Cher con-serviteur
Votre absence nous ferait plaisir
Plus que votre horrible présente

Mais comme le disait une grande poétesse
La merveilleuse Michèle Lalonde:

NOUS SAVONS QUE NOUS NE SOMMES PAS SEULS

DIES IRAE

JSB

Portez haut vos couleurs amis québécois. Vous pouvez être fiers de vos jeunes et de tous ceux qui continuer à poser des questions, à dire pourquoi, à dire non. Cette nouvelle mesure concernant les libertés de manifester me paraissent scélérates. Vive la démocratie !

Signé: un Français qui vous admire !

En réponse à monsieur C. Sauvage, radio-canada.ca affirme qu’en France, un permis de manifester est nécessaire, les contrevenants encourant une peine de six mois de prison et une amende de 7500 euros. À Paris, les manifestants doivent donner 20 jours d’avis. Si la mesure adoptée par le gouvernement du Québec est scélérale, comment qualifiez-vous celles de la France et de Paris? Je crois qu’aucun manifestant du Québec n’irait manifester en France. Toujours en me basant sur les chiffres de radio-canada, je crois qu’aucun n’irait à New-York, Londres ou Genève; ils choisiraient probablement Toronto.

Je ne porte et ne porterai aucun carré. J’ai lu les commentaires sur l’article de monsieur Baillargeon. Je peux comprendre la colère mais j’ai de la difficulté à comprendre la hargne des propos. En début d’après-midi, j’ai fait une recherche dans internet qui m’a conduit à «L’intellectuel » selon Noam Chomsky; à une référence à Normand Baillargeon et au journal Voir. De tout ce que j’ai lu à l’occasion de ma recherche, j’ai retenu ces mots d’Albert Camus : «La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu’exaltante.» La situation actuelle au Québec est triste.

La vérité est une quête à jamais inachevée, elle fuit vos mains au moment même où vos croyez la détenir… 🙂

Moi aussi. Je suis en deuil de ma démocratie mais aussi de mon université qui a assisté en silence à la répression de nos étudiants et au muselage de la liberté d’expression qui est le fondement de l’Université.

Vous dites «ma démocratie». Il est là le problème. Aujourd’hui, notre individualisme ramène tout à soi. Chacun a sa propre définition de la liberté, de la démoctatie etc… et je m’inclus là-dedans. Passion Raison. Présentement, il y a «overreaction».

DEUXIÈME PARTIE D’UN «HOMMAGE» À JC

Jean Charest, mon meillleur ami
Soit dit avec une jouissive ironie
Cher Pé-Ème
Cher Pé-Haine
Cher étoignoir inlassable
Cher éteignoir des espoirs
Cher extincteur de l’espoir
Cher amplificateur de la nullité
Cher amplificateur de la médiocrité
Point nous vous haïssons
Beaucoup nous vous méprisons
Beaucoup nous vous conspuons

Vous avez imposé une loi odieuse
La loi du «Toué-tais-toué»
La loi du duplessisme
La loi du trudeauisme
La loi du silence forcé
La loi du «nada»
La loi de la terre brûlée
La loi du «charest-gnard»
Une loi haineuse
Une loi méprisante
Une loi contre les jeunes
Une loi contre la jeunesse
Une loi contre l’instruction
«L’instruction, c’est comme la boisson
Il y en a qui ne supportent pas ça»
Éminentes paroles de Maurice
De Maurice Le Noblet Duplessis
«Just watch me»
Disait un certain PET
Papa d’un petit Justin

Point nous ne mettrons de l’eau
De l’eau dans notre vin
Dans le vin de nos paroles
Dans le vin de nos cris
Dans le vin de notre courroux
Nous y mettrons du vitriol
Désolante est votre salauderie
Le «PÉ-ELLE-CUL»
Est éminemment corrompu
Corrompu comme les fesses d’un postillon
Même chose pour le «PÉ-ELLE-CÉ»
Parti du «cétacé»
Deux tristes partis
Deux partis en voie de quasi-disparition

Plus vous utiliserez les flics
Plus les «cognes»
Vont attiser ma rogne

Nous refusons la putréfaction
Nous refusons les libéraux
Nous refusons les caquistes
Nous refusons les caqueteurs

Nous revendiquons la beauté
Nous revendiquons la liberté
Nous revendiquons l’équité
Nous revendiquons la poésie
Nous revendiquons la démission
La démission des lâches
Les lâches comme Charest et Harper
Harper et Charest
Même dégueulasse combat

Nous savons qu’un jour
La liberté va guider le peuple

JSB

***Extrait du poème de Georges Brassens LA MAUVAISE RÉPUTATION. Ainsi, j’espère faire oublier mes mauvais poèmes***

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n’écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Il y a le rouge et le noir, pas seulement de Stendhal, mais le rouge et le noir de la contestation tout azimut qui fait tourner en bourrique tout le monde ici depuis trop longtemps. N’empêche que, avec toutes ces écoles fermées, il fallait bien s’y attendre à que la société en vienne à s’abêtir un peu plus à chaque jour qui passe…

On ne rigole plus.

Ça ne vous dirait pas un bref intermède entre deux slogans d’insultes vociférées à tue-tête et des bousculades nocturnes? Une petite pause? Vous recommencerez à vous taper dessus ensuite.

Vous connaissez Raymond Devos? Ah… en voilà un qui ne mâchait pas ses mots! Eh bien, j’ai dégoté dans ma bibliothèque un de ses monologues intitulé «Les manifestations». Et je vous en citerai deux courts extraits qui pourront possiblement vous amuser – sans toutefois vous dépayser du contexte québécois ambiant.

1er extrait:

J’en ai vu des choses!

J’ai d’abord vu les universités se vider et les rues se remplir. «Le principe des vases communicants», comme disait un doyen qui n’avait plus toutes ses facultés.

2e extrait:

J’ai vu un commerçant lancer un pavé dans la vitrine de sa propre boutique et, stupéfait, déclarer en pleurant: «Avec ces grèves tournantes, je suis complètement désorienté!»

Voilà, c’est tout.

Vous pouvez tous retourner à vos carrés rouges ou noirs, blancs ou verts, et à vos inventaires de projectiles, cocktails, assommoirs, et autres outillages indispensables pour toute manifestation qui se respecte.

Bon grabuge…hein!

merci claude de ré-équilibrer le débat en apportant le point de vue larbin paternaliste déconnecté libéral.

Si le carré noir représente le deuil de la démocratie et toutes les défaites essuyées depuis le début du débat, alors il n’a pas sa raison d’être. Tout n’est pas encore perdu, et il faut continuer de se battre. Pour cette démocratie et la liberté du Québec face à un gouvernement qui veut nous faire régresser au même stade que le Moyen-Orient avant l’année dernière! Nous avons peut-être perdu des batailles, mais pas encore la guerre (façon de parler bien entendu)! Et pour gagner cette « guerre », nous devons continuer de nous tenir pour nos droits, pas s’avouer vaincus!

pourquoi ne juste pas retourner a l’école, j’en ai assez de la greve sa l’augmente nos impots et bloque nos rues!

Morale possible de toute cette histoire. Léon Daudet a déjà proclamé:

***«Qui n’a pas été député ne saurait se faire une idée du vide humain.»***

JSB

Merci pour ce texte inspirant, Normand. Une amie m’a tricoté un superbe carré noir que je porte maintenant avec fierté. Avec fierté car il dit, ce carré noir « ma conscience avant l’obéissance ».

Merci, P. Lagassé, pour cette phrase réconfortante, «exacte », lucide et touchant à l’essentiel:

***«Je peux aussi ajouter que s’il y a un domaine que les scientifiques ne considèrent pas comme une science, c’est bien la pseudo-science économique.»***

Dans son livre POUR EN FINIR AVEC L’ÉCONOMISME, Richard Langlois affirme d’emblée:

***«De nos jours, on entend beaucoup parler d’économie. Beaucoup trop. (…) L’économie au service du monde est maintenant chose du passé. Nous vivons à une époque où c’est plutôt le monde qui est au service de l’économie. La Terre est devenue un gigantesque Club Price où les trois cinquièmes de la population n’ont pas de carte de membre.»***

Voici une autre citation d’une réflexion proposée par Richard Langlois:

***«L’espèce de raffinement qu’apport avec lui l’outil mathématique contribue à propager le mythe selon lequel l’Économie transcende les idéologies et constitue une sorte de « super science humaine » plus objective que la sociologie ou la science politique. Mais il n’en est rien et même la modélisation la plus sophistiquée ne saurait occulter son caractère foncièrement subjectif et ses liens étroits avec le politique, le social, et même le culturel.»***

Je souligne, en terminant que L’ÉCONOMISME (notez bien le «isme»), c’est une idéologie ou même une doctrine qui prétend qu’il faut reconnaître deux «données» indiscutable:

1) La science économique est la science humaine principale, celle qui éclipse les autres sciences humaines (anthropologie, sociologie, science politique, etc.). Elle est la seule «science» humaine qui soit vraiment SCIENTIFIQUE.

2) L’économie gouverne le monde et toute la vie humaine est soumise (ou devrait l’être) aux diktats des marchés et de la «réalité» économique.

Il y aurait tant à dire mais je retourne au silence, perturbé par le clavier de mon ordinateur.

JSB

Vous ne pouvez demander liberté et égalité en même temps (sauf l’égalité devant la Loi).

Car si je suis « différent », pour que je sois votre égal, vous allez devoir brimer ma liberté.

Votre propos est irrecevable – vous vivez dans l’un des pays les plus cités au monde pour sa démocratie, pour sa bonne gestion, pour sa saine gestion des espaces verts, pour son respect de l’Humanité et vous vous en plaignez !

Vous ne pensez donc jamais à ceux qui ont moins ? Ils sont légion !

Ils sont partout. On ne leur interdit pas de manifester, on les zigouille s’ils le font.

Honte à vous.
Sylvain, paris.

@Sylvain Rodrigue

Si je suis bien la logique de ton raisonnement, les Grecs peuvent se comparer aux Palestiniens et se dire que, tout compte fait, ils se plaignent pour rien. On peut toujours se comparer à pire. Bien sûr, ça ne fait absolument pas avancer la schmilblicks mais ça nous donne vachement bonne conscience si on veut demeurer peinard et passif devant les injustices flagrantes et la dégradation continuelle de notre société qui a perdu ses repères.

En revanche, on peut se comparer à mieux et c’est là que ça devient intéressant! Cette comparaison vers le haut est génératrice d’idées, de projet et de progrès.

Regardez ce qui arrive actuellement en Islande. Ils ont fait démissionné leur gouvernement incompétent, ont refusé de payer la dette nationale et ont nationalisé les banques. Leur niveau de vie a significativement augmenté et leur économie se remet graduelleemnt sur les rails. Évidement, les médias n’en parlent pas! ça pourrait donner des idées à d’autres!

Toi qui vis en France, tu as une perception forcément limitée et biaisée du Québec. Ton regard est donc forcément simpliste et réducteur, comme le mien le serait si je me permettais de juger vos dernières présidentielles et la venue de Hollande. Comment peux-tu te permettre de te prononcer sur la présente crise québécoise sans même en comprendre tous les tenants et aboutissants? C’est tout le modèle social démocrate de notre peuple qui est attaqué par ce gouvernement de droite qui ne gouverne que pour protéger les intérêts de deux ou trois familles puissantes au dépend du peuple. On a eut beau répéter au gouvernement que nous ne voulions pas de ce qu’il prépare pour le Québec des années qui viennent. Il se tape de la population comme de sa première branlette. Il y a encore au bas mot un an avant les prochaines élections. Il reste de faire beaucoup de tort à notre pays si on le laise faire. Alors qu’est-ce qu’il nous reste?

C’est pour cela qu’ici, la désobéissance civile est le lot de centaines de milliers de personnes de 7 à 77 ans! Le Barreau du Québec qui habituellement ne commente jamais les décisions du gouvernement en cette matière a pourtant fait une sortie pour dénoncer l’anticonstitutionnalité de la dite loi 78, une loi jugée liberticide et scélérate par la population, loi qui viole même les chartes des droits et libertés qui sont pourtant au dessus de ce genre de loi! C’est un précédent qu’il serait dangereux de laisser passer sans se rebiffer.

Bien que Français et peu au fait des tenants et aboutissant du mouvement qui se développe au Québec, je souscris au propos d’Eudemonix. La remise en cause par Sarkozy du système social français au profit d’un système financiéro-managérial d’origine anglo-saxonne n’a que très modérément provoqué un mouvement du type du vôtre en France. Et je doute qu’Hollande modifie fondamentalement cette évolution. Espérons que les Français en prendront conscience comme vous le faites en ce moment. Courage !
Christian Sauvage, Paris

PS : L’intérêt que les Français accordent au Printemps Erable, n’est pas, cette fois, affaire de cousinage. Quelque chose est peut-être en train de se passer ici. Ce que j’espère

Ce texte est d’actualité aujourd’hui. Criant, hurlant de vérité et scandant le deuil et la mort à l’âme du peuple québécois.
pratiquement 1 an plus tard, qui aurait cru qu’on se retrouveraient aussi rapidement les pieds dans les mêmes vieilles bottines qui nous faisaient souffrir et qui santaient si mauvais.

J’aurai aimé mieux le carré brun marde. Toutes teintes possibles parce que la marde n’a de couleur spécifique comme l’argent n’a pas d’odeur!

J’aurai aimé mieux le carré brun marde parce que ce qu’il réflète, cette merde ambiante dans le lequel on mets le pied dedans chanque jour et qu’elle est laisser par les autres qui ne savent pas vivre.

J’aurai aimée mieux le carré brun marde, parce que noir c’est le signe du dueuil, de la résignation. Brun marde, c’est la répulsion, on a envie de s’en départir. C’est la résistance, la lutte contre la merde et les merdeux.