Sorties DVD du 19 novembre: Amitiés sincères, Hot Dog et plus
Cinéma

Sorties DVD du 19 novembre: Amitiés sincères, Hot Dog et plus

Amitiés sincères, comédie dramatique de Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie, avec Gérard Lanvin, Jean-Hugues Anglade et Wladimir Yordanoff.

France, 2012, Les Films Séville, 104 min.

[voir_etoile cote=2.5]

Walter (Gérard Lanvin, égal à lui-même), Jacques (Wladimir Yordanoff, oscillant entre flegme et ardence) et Paul (Jean-Hughes Anglade, charismatique et mystérieux) sont amis depuis 30 ans. Walter est divorcé et a une fille de 20 ans, Clémence (Ana Girardot, douce et sous-utilisée). Exigeant de son entourage une honnêteté indiscutable, il coupe les ponts avec quiconque lui ment. Il devra cependant apprendre à accepter que tout ne tourne pas exactement comme il le souhaite, lorsqu’il apprend que ses deux meilleurs amis et sa fille lui ont menti depuis des années.Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie signent ici une comédie dramatique bien ficelée, mais malheureusement plutôt ordinaire et qui tombera facilement dans l’oubli. Non pas que les performances des acteurs soient oubliables – au contraire, ils semblent tous très à l’aise dans les rôles qu’on leur a confiés, tout de même peu exigeants – mais on semble constamment tourner en rond, attendre que tout se dévoile. Enfin, on visionnera Amitiés sincères pour s’échapper un temps sur l’Île de Ré – décor sous-utilisé – ou dans le XIVe à Paris, mais on n’y retrouvera pas la fameuse sincérité tant recherchée, le tout restant en surface, le bobo à peine effleuré. (J. Ledoux)

Crystal Fairy & The Magical Cactus, comédie de Sebastián Silva, avec Michael Cera, Gabby Hoffmann et Juan Andrés Silva.

Chilie, 2013, Métropole Films Distribution, 99 min.

[voir_etoile cote=3.5]

Premier volet d’un diptyque chilien réunissant le réalisateur-scénariste Sebastián Silva et l’acteur Michael Cera, Crystal Fairy & The Magical Cactus est une oeuvre intrigante. Sur fond d’histoire quasi banale, le tandem développe un exercice de style un peu brouillon, mais qui demeure intéressant. Jamie (Cera qui n’en finit plus de démolir son image de jeune premier un peu naïf) est un Américain bohème à la recherche de sensations fortes errant au Chili en quête d’une variété de cactus qui s’avère un hallucinogène incroyable. Accompagné de copains (les trois frères du cinéaste, Juan Andrés, José Miguel et Agustín) et de Crystal Fairy (Gaby Hoffman, révélation du film), bobo nouvel-âgeuse rencontrée lors d’une soirée arrosée, le touriste se mettra en route. Long-métrage quasi improvisé, Crystal Fairy compte davantage sur les relations alambiquées entre les compagnons que sur son histoire conventionnelle. À l’image du jeu des acteurs mené par Silva, la direction photo est également minimaliste. Bien que certains voyageurs – et amoureux du septième art – grinceront des dents, Crystal Fairy demeure une oeuvre surprenante tant l’inauthenticité de ses personnages principaux nous hante toujours des heures après la projection. (A. Péloquin)

Hot Dog, comédie de Marc-André Lavoie, avec Paul Doucet, Rémy Girard et Éric Salvail.

Canada (Québec), 2012, Les Films Séville, 94 min.

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Croyant à tort que ses associés (Rémy Girard et Éric Salvail), avec qui il dirige une fabrique de saucisses, l’ont congédié, un homme (Paul Doucet) se venge en jetant une dent dans la viande. Reposant sur des quiproquos aussi forcés que ceux que l’on retrouvait dans Pas de vacances pour les idolesY a toujours moyen de moyenner et Tiens-toi bien après les oreilles à papacette comédie de Marc-André Lavoie (Y’en aura pas de facile) comporte tous les ingrédients qui faisaient la marque de commerce de ces médiocres et vulgaires productions. Ainsi, aucune attention ne semble avoir été portée à la mise en scène. En fait, la plupart des personnages se retrouvent la majeure partie du temps assis dans des décors peu attrayants, dont la laideur est soulignée par une photographie des plus ternes, à débiter des répliques peu inspirées. Difficile de faire plus statique et bavard… Et lorsque l’action se pointe enfin, elle dure si peu de temps et se révèle si peu spectaculaire qu’on regrette presque le ronflant enchaînement de huis clos l’ayant précédée. Sans contredit le navet de l’année. (M. Dumais)

Stratégie de la poussette, La, comédie sentimentale de Clément Michel, Raphaël Personnaz, Charlotte Le Bon et Camelia Jordana.

France, 2012, Axia Films, 90 min.

[voir_etoile cote=2]

Près d’un an après avoir été plaqué par Marie (Charlotte Le Bon), Thomas (Raphaël Personnaz) se retrouve avec le bébé de sa voisine (Camélia Jordana) sur les bras. Son meilleur ami (Jérôme Commandeur) lui ayant vanté l’effet ravageur des papas chez la gent féminine, Thomas fera donc croire à Marie, à la barre d’une agence offrant différents services aux parents de poupons, qu’il est le père du petit. S’ensuivent moult quiproquos et monologues de Thomas adressés au nourrisson au cours desquels le Clément Michel passe à côté de l’occasion de livrer une tendre et amusante réflexion sur la paternité. Curieusement, La stratégie de la poussette, qui démarrait allègrement et promettait de s’avérer une comédie romantique ludique, vive et pleine de fraîcheur, s’enlise dans un comique de situation lourdaud, tandis que Thomas s’enfonce misérablement dans le mensonge. Visiblement en panne d’inspiration, le réalisateur mène laborieusement ses personnages vers une conclusion télégraphiée, laquelle se révèle peu plausible tant les étapes menant vers celles-ci se bousculent dans le dernier quart d’heure. (M. Dumais)

We’re the Millers (Nous sommes les Miller), comédie de Rawson Marshall Thurber, avec Jason Sudeikis, Jennifer Aniston et Emma Roberts.

États-Unis, 2013, Warner Bros., 110 min.

[voir_etoile cote=2.5]

Afin de rembourser son fournisseur (Ed Helms), un dealer à la petite semaine (Jason Sudeikis) doit aller chercher au Mexique une colossale cargaison de drogue. Craignant de se faire pincer aux douanes, il convainc son jeune voisin de palier abandonné par sa mère (Will Poulter), une fugueuse impétueuse (Emma Roberts) et sa voisine effeuilleuse sans emploi (Jennifer Aniston) de se faire passer pour sa famille. Mené tambour battant par Rawson Marshall Thurber (Dodgeball: A True Underdog Story), We’re the Millers n’est certes pas une comédie qui se démarque par sa finesse ni par sa subtilité. En revanche, on ne pourrait lui reprocher de ne pas divertir ni de ne pas faire rire. Road movie picaresque plus gentil que décapant dans ses intentions, carburant à l’humour irrévérencieux et cultivant le malaise, le tout évoque par moments Les Bougon, c’est aussi ça la vie de François Avard avec sa bande de laissés-pour-compte au grand cœur. Toutefois, chez Thurber, on sent surtout l’envie de livrer une comédie consensuelle sur l’esprit de famille plutôt que de signer une satire de la société américaine. (M. Dumais)

World’s End, The (Dernier pub avant la fin du monde, Le), comédie fantaisiste d’Edgar Wright, avec Simon Pegg, Nick Frost et Paddy Considine.

Grande-Bretagne, 2013, Les Films Séville, 109 min.

[voir_etoile cote=3.5]

Ado” dans la quarantaine à la recherche de sa gloire d’antan, Gary King (Simon Pegg, en forme, bien qu’un peu trop charismatique pour ce personnage) recrute ses amis d’enfance (Nick Frost, Eddie Marsan, attendrissant, Martin Freeman, sympathique mais sous-utilisé, et Paddy Considine, correct, sans plus) pour terminer une tournée des pubs de leur patelin entamée il y a des années. Or, une invasion d’extraterrestres a choisi ce coin comme point d’amarrage. Au fil des pubs et des rencontres avec ces entités, les mousquetaires enchaîneront découvertes et empoignades, ces dernières s’avèrant particulièrement étonnantes. En faisant appel à nouveau à Brad Allen (chorégraphe de combat pour Scott Pilgrim vs. The World), Edgar Wright s’est assuré de livrer des scènes d’action amusantes, mais aussi convaincantes (Frost brille tout particulièrement lors d’une bagarre où Pegg tente de terminer son verre). Malgré un scénario riche en échanges savoureux et en références aux classiques de la science-fiction, l’ultime épisode de la fameuse trilogie du Cornetto souffre d’un troisième acte un brin brouillon mais demeure tout de même une comédie d’action efficace et, surtout, hilarante. Sobre ou pas. (A. Péloquin)

2 Guns (Quitte ou double), comédie policière de Baltasar Kormakur, avec Mark Wahlberg, Denzel Washington et Paula Patton.

États-Unis, 2013, Les Films Séville, 109 min.

All is Bright (Almost Christmas), comédie dramatique de Phl Morisson, avec Paul Giamatti, Paul Rudd et Sally Hawkins.

États-Unis, 2013, SVbiz, 107 min.

And Now From Our Sponsor, comédie dramatique de Zack Bernbaum, avec Bruce Greenwood, Parker Posey et Callum Blue.

Canada, 2013, E1 Entertainment, 87 min.

C.O.G., comédie dramatique de Kyle Patrick Alvarez, avec Jonathan Groff, Denis O’Hare et Corey Stoll.

États-Unis, 2012, Alliance Vivafilm, 88 min.

Drew : The Man Behind the Poster, documentaire d’Erik Sharkley.

États-Unis, 2013, Mongrel Media, 96 min.

Hon Chin (Cold War), drame policier de Leung Longman et Sunny Luk, avec Andy Lau, Tony Leung Ka Fai et Aaron Kwok.

Grande-Bretagne, 2012, Métropole Films Distribution, 94 min.

I Do, drame de Glenn Gaylord, avec Jamie-Lynn Sigler, Alicia Witt et Maurice Compte.

États-Unis, 2012, 91 min.

Inbred, drame d’horreur d’Alex Chandon, avec Jo Hartley, Seamus O’Neill et James Doherty.

Grande-Bretagne, Allemagne, 2011, Suzanne Villeneuve – Boom Video, 98 min.

Paranoia (Paranoïa), thriller de Robert Luketic, avec Liam Hemsworth, Gary Oldman et Amber Heard.

États-Unis, 2013, Alliance Vivafilm, 106 min.

Planes (Avions, Les), film d’animation de Klay Hall, avec les voix de Dane Cook, Stacy Keach et Teri Hatcher.

États-Unis, 2013, Buena Vista, 92 min.

To Do List, The (Sexe 101), comédie de Maggie Carey, avec Aubrey Plaza, Alia Shawkat et Rachel Bilson.

États-Unis, 2013, Les Films Séville, 104 min.