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Une nouvelle revue numérique sur l'impro voit le jour
Scène

Une nouvelle revue numérique sur l’impro voit le jour

Réplique se veut un recueil de réflexions sur l’improvisation au Québec.

Forte d’un héritage culturel important, l’improvisation théâtrale n’a plus besoin de présentation au Québec. On célébrait les 40 ans de la LNI il y a deux ans à peine,  mettant du coup en lumière cet art qui est devenu une vraie pépinière d’artistes. Cependant, aucune plateforme dite «sérieuse» n’avait encore été mise sur pied pour discuter du sujet. C’est dans ce contexte que quelques joueurs, dispersés à travers la province, ont décidé de lancer Réplique.

C’est Jocelyn Garneau, Gabriel Arteau, Louis-Étienne Villeneuve, Julien Saint-Georges Tremblay, François-Étienne Paré, Arianne Caron-Poirier, François Angers et Vincent Rainville qui se cachent derrière cette nouvelle initiative prenant la forme d’une revue sporadique.

Le projet de la Coalition de recherche sur l’improvisation et les spectacles spontanés (CRISS) a pour objectif d’appuyer la discussion sur l’impro de façon plus approfondie. Après plus de 40 ans d’existence, aucune trace écrite des conversations visant cette forme d’expression artistique n’avait été laissée. C’est dans cette lignée que le projet a vu le jour. Alliant recherches scientifiques et textes d’opinion, Réplique émet donc des constats permanents à propos de cet art éphémère.

La CRISS espère ainsi pouvoir légitimer l’improvisation. Alors qu’on apprenait le 20 octobre 2016 que l’Assemblée nationale adoptait à l’unanimité une motion qui reconnaissait l’improvisation «comme un courant artistique emblématique de la culture québécoise», il n’y a pas encore de grands changements en ce qui a trait aux subventions accordées. Comme le constate l’improvisateur et auteur Gabriel Arteau, le seul récipiendaire d’une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec en théâtre improvisé à ce jour est Mathieu Lepage, un comédien déjà bien établi. Jamais n’a-t-on subventionné un improvisateur moins connu du grand public, ou un projet visant à amplifier ou améliorer l’offre en improvisation dans la province.

Crédit: François Angers

Pour ce premier numéro de Réplique, la question abordée est: où en est-on avec l’improvisation théâtrale au Québec aujourd’hui? Au menu: des réflexions sur la différence de jeu entre les régions, la compétition, l’apport de l’impro dans le parcours scolaire ainsi que les résultats de sondages sur l’identité de l’improvisateur moyen. Le tout est précédé d’un constat de la situation signé par le directeur artistique de la LNI et improvisateur d’expérience François-Étienne Paré.

La publication de deux autres éditions ainsi que la parution d’un rapport d’analyse complet et d’un portrait global du milieu de l’improvisation au Québec sont déjà prévues. La CRISS projette leur apparition au cours de l’été.

Pour lire la première édition de Réplique, vous pouvez cliquer ici. Toutes les contributions seront réinvesties dans la revue.

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