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Banksy s'offre un solide coup d'éclat à Venise
Arts visuels

Banksy s’offre un solide coup d’éclat à Venise

Certains croient que Banksy serait en fait le nom d’un collectif alors que d’autres prétendent, au contraire, qu’il s’agirait de l’oeuvre d’un seul homme d’origine britannique. Quoi qu’il en soit, l’énigmatique punk de la murale est possiblement, en 2019, le peintre contemporain le plus connu et suivi du grand public.

Entamée depuis le 11 mai dernier, la 58e Biennale de Venise vise une fois de plus à rassembler le gratin des artistes visuels actuels autour d’un même événement. De nombreuses célébrités y ont pris part au cours des dernières décennies: Henri Matisse, Marina Abramović, Alberto Giacometti, Jean-Pierre Raynaud (le type de Dialogue avec l’histoire) et Yoko Ono, notamment. Rappelons, d’ailleurs, que les trois fanfarons de BGL y avaiet représenté le Canada en 2015. 

Au lieu de jeter leur dévolu sur Bansky, les représentants du Royaume-Uni de l’édition en cours ont plutôt choisi de présenter le travail de Ed Atkins. Et puis, ce n’est pas un mauvais choix en soit! Intitulée Old Food, sa vaste installation amalgame reconnaissance faciale, vidéo (forcément!) et costumes shakespeariens.

Envieux, sans doute, Banksy a su manifester son mécontentement avec classe en rejoignant les peintres classico-classiques de la très touristique Place Saint-Marc. Son kiosque, calqué sur ceux de ces collègues d’un jour, présentait une seule et même oeuvre déclinée en une série de cadres dorés un peu grotesques. Sur ses toiles? Une scène familière, celle d’un énorme bateau de croisière qui débarque dans le petit port de Venise.

Difficile de ne pas penser à The Venice Syndrome, un documentaire de 2013 qui faisait, déjà à ce moment-là, état des problèmes de gentrification et de pollution liées au tourisme de masse.

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