L'Orchestre symphonique de Québec touché par un conflit de travail (MISE À JOUR)
Musique

L’Orchestre symphonique de Québec touché par un conflit de travail (MISE À JOUR)

L’Association des musiciens et musiciennes de l’Orchestre symphonique de Québec vient tout juste d’annoncer le début d’un lock-out par la voie d’un communiqué de presse.

Benoit Cormier, président de l’AMMOSQ et violoniste rencontrera les médias plus tard aujourd’hui pour parler de cette décision.

Plus de détails suivront vers 13h.

 

// Mise à jour, 14 décembre à 13h30: Les administrateurs de l’OSQ ont décrété le lock-out pour les musiciens de l’orchestre qui étaient, jusqu’à aujourd’hui, encore en négociation pour le renouvellement de leur convention collective. Les musiciens et l’employeur ne s’entendent pas sur trois points en particulier, soit les augmentations de salaires pour les 5 prochaines années, la rémunération du travail supplémentaire et les congés de maladie.

OSQ-web
Source: AMMOSQ

Rappelons que l’AMMOSQ avait déjà accepté certaines demandes de l’employeur, dont la perte d’une semaine de salaire et une baisse du plancher d’emploi qui passera de 66 à 61 musiciens.

« Après toutes ces concessions et un an de négociations, les administrateurs imposent un lock-out pour des peccadilles; on dirait qu’ils veulent nous punir! » a déclaré Benoit Cormier, président de l’AMMOSQ. Il soutient aussi, dans un communiqué de presse émis vers 13h, que « les musiciens de l’OSQ gagnent environ 40% du salaire de leurs collègues de l’OSM. »

 

// Mise à jour, 15 décembre à 15h: Les membres de l’AMMOSQ et leur employeur sont parvenus à une entente de principe.

L’OSQ a finalement consenti à verser 0,25% d’augmentation supplémentaire pour la saison 2019-2020. En contrepartie,  les musiciens ont accepté que leur saison soit réduite d’une semaine, ce qui correspond à une diminution de 1% à 3% sur leur salaire annuel pour les quatre premières années de la convention.

Dans un communiqué de presse émis il y a quelques minutes, le président de l’AMMOSQ Benoît Cormier n’enterre toutefois pas la hache de guerre. «Les enjeux relatifs à la survie de l’OSQ feront l’objet d’un nouveau débat dès l’an prochain. La Capitale Nationale, via ses décideurs et ses gens d’affaires, devra se mobiliser et se doter des moyens financiers nécessaires si elle souhaite s’offrir une formation symphonique de première classe. La réponse à une telle question ne pourra plus se régler dans le cadre de négociations. Le seuil critique a été atteint et les musiciens sont excédés qu’on utilise leurs poches comme moyen de financement.»