Nos 10 moments forts du FME 2018
Musique

Nos 10 moments forts du FME 2018

À peine remis de nos émotions, nous vous présentons nos 10 moments les plus mémorables de la 16e édition du Festival de musique émergente (FME) d’Abitibi-Témiscamingue, qui avait lieu la fin de semaine dernière à Rouyn-Noranda.

Les Louanges

Difficile de résister au charme de Vincent Roberge, qui incarne avec un charisme langoureux le projet Les Louanges. Vendredi dernier, son passage au party annuel de Bonsound (qui, comme d’habitude, prenait place dans une vaste cour sous un gros soleil) nous a permis d’entendre les chansons de son premier album La nuit est une panthère, prévu pour le 21 septembre. Habile mélange de jazz, de soul et de R&B, les compositions du multi-instrumentiste accrochent dès les premiers instants, tandis que son phrasé désinvolte, qui flirte avec le rap, séduit par son originalité sur une scène locale qui, historiquement, n’a que très peu exploré ce genre d’alliages stylistiques.

Débordant de bonne humeur, le chanteur a osé faire ce que les Deuxluxes et Duchess Says n’avaient pas fait lors des derniers partys Bonsound au FME : sauter à l’eau durant sa prestation. Décidément, Roberge n’a pas peur de se mouiller.

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Crédit : Olivier Boisvert-Magnen

Le lendemain, Roberge et ses musiciens ont répété l’expérience dans un tout autre cadre : celui beaucoup plus hermétique et suintant du café-bar L’Abstracto, rempli à pleine capacité. Un peu moins précis dans leur jeu, les camarades ont toutefois compensé ces quelques imperfections par leur franche complicité. «On a mangé des shiitakes», a déclaré Roberge, sans préciser la consistance de ces champignons. Ceci explique potentiellement cela. (Olivier Boisvert-Magnen)

Show hip-hop extérieur

C’était la folie sur la 7e Rue samedi soir, à l’occasion du très attendu show hip-hop. D’abord prévu au Paramount, l’évènement a été déplacé sur le site extérieur du festival il y a quelques semaines en raison de la trop forte demande des festivaliers. Malgré la pluie intermittente, le pari a été relevé avec brio par l’organisation du FME, car plus de 4500 personnes se sont déplacées pour l’occasion. On parle d’un nouveau record dans l’histoire du festival pour un spectacle payant.

C’est à la nouvelle coqueluche du rap abitibien, Zach Zoya, qu’est revenu l’honneur d’ouvrir la soirée. Maintenant installé à Montréal, le rappeur de 20 ans est revenu chez lui pour tout casser avec, comme armes, les chansons de son puissant EP Misstape (concocté avec le producteur étoile High Klassified) et, surtout, une chevelure virevoltante.

Crédit : Dominique Mc Graw
Crédit : Dominique Mc Graw / FME

FouKi a ensuite pris le relais pour livrer une prestation encore plus fédératrice. Comme d’habitude, ses hits Gayé et Makeup ont été chantés par une bonne partie de l’assistance – signe que les chansons du rappeur de 21 ans ont le pouvoir de rassembler la jeunesse, de Montréal à Rouyn-Noranda.

Manifestement, la relève hip-hop est en bonne santé au Québec.

Crédit : Christian Leduc
Crédit : Christian Leduc / FME

Enfin, la foule avait de la difficulté à se contenir avant l’arrivée de Loud. En témoigne ce spectateur à l’intoxication devinable qui a jugé bon monter au sommet d’un arbre en attendant la venue du messie du rap québécois.

Crédit : Olivier Boisvert-Magnen
Crédit : Olivier Boisvert-Magnen

Ces derniers temps, le rappeur de 30 ans profite d’un engouement frôlant parfois la folie et la frénésie. Mais au lieu de faire comme beaucoup d’autres de ses compères et tendre constamment le micro aux spectateurs pour les laisser rapper ses chansons à sa place, Loud a fait preuve d’une vigueur hors pair sur scène, en livant un flow sans faille.

Au laptop, son fidèle producteur et DJ Ajust a toutefois pris un peu trop son rôle de maître de cérémonie au sérieux, enchaînant les remarques au micro pour ajouter un peu de couleur au spectacle. Bien souvent futiles et répétitifs, ces ad libs ont parfois été assez absurdes pour devenir mémorables. On se rappellera notamment de «On n’est pas dans un show de Jim Corcoran ici!», «J’me sens comme Daniel Desnoyers» et «On chie sur tout le monde LIVE!». (O. Boisvert-Magnen)

Hubert Lenoir

L’enfant-terrible du showbizz québécois est venu se donner au public rouynorandien dès le premier soir du FME, et force est d’admettre qu’il a enflammé l’Agora des arts avec toute la fougue qu’on lui connaît. Attitude punk sans limite, musicalité exemplaire et présence scénique assumée ont fusionné pour donner un show explosif qui a pris des allures de messe noire dans cette ancienne église reconditionnée en salle de spectacle.

Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Antoine Bordeleau

Enfilant hit après hit et livrant même un nouveau morceau devant un public déjà conquis, Lenoir a une fois de plus assuré sa place dans les doux souvenirs de toute l’assemblée. Emporté par l’énergie de la foule, le principal intéressé est même monté au balcon pour personnifier Jésus sur la croix avant de se mettre à lancer les bières ouvertes de membres du public vers le parterre. Tout le monde a trippé, à part peut-être le soundman qui en a reçu une bonne giclée sur sa console. (Antoine Bordeleau)

Teke : : Teke

Les âmes enivrées en ont eu pour leur argent samedi soir avec le groupe psych rock aux saveurs japonaises Teke : : Teke, de passage dans le sous-sol du Petit théâtre du Vieux-Noranda. Menée de front par Serge Nakauchi Pelletier, la formation à sept têtes s’est montrée en pleine possession de ses moyens et a livré avec puissance et énergie son matériel inspiré de l’oeuvre de Takeshi Terauchi, ponctuant ses compositions originales d’hommages à cette légende japonaise de la guitare surf.

Crédit : Christian Leduc
Crédit : Christian Leduc

La chanteuse Maya Kuroki, arborant une assurance absolue derrière le micro, a su captiver toute l’attention d’une foule qui avait peine à maintenir son excitation dès qu’elle mettait les pieds sur scène. Un véritable sans-faute. (A. Bordeleau)

Lydia Képinski

En fin d’après-midi vendredi dernier, Lydia Képinski a attiré une foule compacte et, évidemment, très suintante à la scène Évolu-Son. Bien entamée depuis la fin du printemps, sa tournée rend justice avec juste assez de folie à la trame percutante et saisissante de Premier juin, son premier album aux confins de la synth pop et du rock.

Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Antoine Bordeleau

Juste après sa prestation, nous l’avons interceptée dans le stationnement. Mis à part une tournée acoustique de trois dates l’an dernier, dont un spectacle donné dans un bar de danseuses à Amos «devant cinq personnes qui s’en calissent», ce passage au FME était le premier séjour musical d’envergure de Képinski en Abitibi. «Disons que l’expérience est pas mal plus cool que la dernière fois», nous confiait-elle, visiblement heureuse de son séjour, même si la route dans le parc de la Vérendrye a été ternie par un problème routier jeudi soir. «C’était vraiment tough, car personne voulait s’arrêter pour nous aider! J’avais un gros bâton et je tentais d’interpeller les automobilistes, mais ça marchait pas. C’est drôle parce qu’en général, les gens en région sont super gentils… mais dans le parc de la Vérendrye, ça s’applique pas, ce concept-là.»

Il en faudrait toutefois beaucoup plus pour altérer la bonne humeur de la chanteuse de 25 ans, sacrée grande gagnante des Francouvertes en 2017. Paru en avril dernier, Premier juin obtient un beau succès partout au Québec. «Sérieux, l’accueil est vraiment bon. Je dirais même que c’est la deuxième meilleure sortie de 2018 à date… derrière Hubert Lenoir», a-t-elle statué, humble, mais pas tant que ça. «Hubert, il a mieux réussi ses affaires, on dirait. Ses dominos ont fait tac, tac, tac. Moi, ça prend plus de temps, et c’est correct comme ça.» (O. Boisvert-Magnen)

Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Antoine Bordeleau

Karkwatson

Ce spectacle était déjà classique avant même d’avoir eu lieu. Présentée à deux reprises à l’Agora des arts (nous avons assisté à la première représentation), la réunion inespérée entre Karkwa et Patrick Watson, deux des artistes les plus influents de la décennie 2000 au Québec, a été un point culminant sur toute la ligne. «Il devrait y avoir des petites erreurs, mais ça paraîtra pas trop parce qu’on est neuf», nous prévenait un Louis-Jean Cormier on ne peut plus souriant en ouverture.

Dix ans après sa première incarnation au National à Montréal, cette nouvelle mouture a permis aux deux artistes de reprendre là où ils avaient laissé en 2008. Cette fois, la camaraderie et l’humour ont fusionné naturellement avec la rigueur et la précision. Dès les premiers instants du Compteur, somptueusement accordée à Close to Paradise, le supergroupe nous a montré que son talent brut et sa force mélodique n’avaient rien perdu de son aura.

Crédit : Dominique Mc Graw
Crédit : Dominique Mc Graw

Pendant près de deux heures, la complicité entre les musiciens a été vive, et on se rappellera précisément de ce moment où, les guitares débranchées, les complices ont entonné dans la sérénité la plus totale Marie tu pleures et Into Giants. (O. Boisvert-Magnen)

Choses sauvages

Les nouveaux princes québécois de l’indie funk étaient en pleine forme pour leur prestation à Rouyn-Noranda, premier concert d’une série de lancements défendant leur excellent album initiateur, tout simplement intitulé Choses sauvages.

La troupe d’Audiogram a dû être bien fière de ses nouveaux poulains, qui ont tenu dans le creux de leur main les nombreux spectateurs du Cabaret de la dernière chance pour une bonne heure ininterrompue de grooves découpés au couteau. Chapeau au charismatique chanteur Félix Bélisle, qui s’est époumoné avec autant d’efficacité à la flûte traversière qu’au micro. 

Crédit : Williams Nourry
Crédit : Williams Nourry

En bonus : ce portrait croqué sur le vif à leur sortie de scène. (A. Bordeleau)

Crédit : Antoine Bordeleau

Spectacle de la famille

Cette année, c’est The Blaze Velluto Collection et Corridor qui ont assumé le rôle de groupes «tous âges» au traditionnel spectacle de la famille du FME, présenté durant un samedi après-midi pluvieux au Petit théâtre du Vieux-Noranda, et non pas sur le site extérieur comme cela était initialement prévu.

Alors que les parents s’abreuvaient de café, d’autres ont plutôt choisi les bières et les Aperol Spritz malgré l’heure très précoce à laquelle se tenait le concert. Si Blaze Velluto semblait relativement à sa place devant les multiples bambins avec sa musique entraînante aux accents fantasques, Corridor était de prime abord un drôle de choix pour cet événement.

Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Antoine Bordeleau

Qu’à cela ne tienne, les quatre rockeurs ont livré une performance sans faille, arrivant à faire danser les enfants les plus à l’aise avec la notion de rythme. Un lineup surprenant qui a su tirer son épingle du jeu avec brio. (A. Bordeleau)

Show hip-hop intérieur

Rarement un show du FME aura-t-il été accompagné d’un battage médiatique aussi fort que celui-ci. En raison du déclenchement d’un extincteur dans la foule, qui a provoqué l’arrivée des pompiers, cette soirée qui devait unir trois éminents rappeurs montréalais au Paramount a finalement été chamboulée du tout au tout.

Mais rien ne laissait présager une telle chose lorsque nous avons rencontré Obia le chef quelques heures auparavant. Venant tout juste de mettre les pieds en ville aux alentours de 17h («ça fait legit 20 minutes que j’suis là»), le rappeur montréalais semblait très enthousiaste à l’idée d’arpenter pour la première fois la terre abitibienne. «Ça fait plaisir de marcher dans la terre ancestrale de la nation. Il y a plein de lieux de pouvoir ici, et je suis réellement charmé de découvrir un nouveau terrain.»

Paru au printemps dernier, le premier album solo d’Obia porte bien son nom. Telle une gifle donnée à la scène rap d’ici, Soufflette a été acclamé par plusieurs médias, allant jusqu’à recevoir une cote bien méritée de 4 étoiles de notre part. «Ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas eu de retours négatifs jusqu’à maintenant. Ça, j’en suis assez fier (…) et maintenant que j’ai réveillé un peu les gens, j’espère qu’ils sauront faire quelque chose de leur journée.»

Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Antoine Bordeleau

À cet effet, les spectateurs du Paramount auront eu au moins quelque chose à faire de leur soirée. Dès 21 heures, Obia est monté sur la scène pour une bonne demi-heure, amorçant sa prestation sur une fausse note avec un problème technique durant Tous les jours. Tel un vrai titan, le vétéran a gardé son calme et a repris son souffle pour la suite d’un spectacle qui, à défaut d’être encore parfaitement rodé, a laissé jaillir quelques bons moments (notamment Pas né et Zéros).

Roses à la main tendues aux spectateurs/trices, Yes Mccan a ensuite foulé les planches du Paramount pour le lancement de son premier album solo OUI (tout, tout, tout, toutttte). Cigarette à la bouche, il a fait preuve d’une certaine retenue durant ses interprétations, préférant utiliser sobrement son pied de micro plutôt que d’y aller avec l’intensité débordante dont il a fait preuve sur scène lors de ses années avec Dead Obies. Un choix discutable, certes, mais en phase avec l’esprit de son album, relativement tempéré dans ses tons.

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Crédit : Williams Nourry / FME

Probablement beaucoup trop éméché pour se rendre compte de la gravité de l’action qu’il commettait, un spectateur a ensuite mis fin au spectacle en déclenchant un extincteur. Se sentant visé par cet acte de vandalisme, Mccan a proclamé au micro que personne ne pourrait l’arrêter. Malheureusement pour lui, aucun droit légal ne fait le poids face aux devoirs des pompiers, qui ont fait évacuer la salle après que plusieurs spectateurs aient eu des problèmes respiratoires.

Dehors, la cohue s’est installée, alors que les sirènes des ambulances et des chars de police se sont jointes à celles des camions de pompiers. Tête d’affiche de la soirée, Rymz est sorti du Paramount comme un conquérant, puis a calmé les ardeurs des fans impatients en leur débitant quelques rimes de son cru.

Crédit : Olivier Boisvert-Magnen
Crédit : Olivier Boisvert-Magnen

Dans la ruelle de l’autre côté de la salle, Yes Mccan est monté sur une grosse camionnette noire pour poursuivre son spectacle pendant quelques minutes. À un moment donné, il s’est toutefois rendu compte que ce n’était peut-être pas la formule la plus optimale pour rendre justice à ses nouvelles chansons. «Y’aura pas de spectacle ce soir. On va savoir plus tard ce qui est arrivé. C’est juste dommage pour les musiciens qui sont venus… J’aimerais que les caves qui nous ont lancé des trucs comprennent qu’ils peuvent pas arrêter la musique», a-t-il dit, soulevant les applaudissements de la foule. «Celle-là, c’tait une grosse agression, mais je sais que chacun d’entre vous chaque jour, vous vivez des micro-agressions en tout temps.»

Crédit : Williams Nourry
Crédit : Williams Nourry / FME

Un peu perdus dans tout ce brouhaha logistique, nous avons poursuivi notre chemin vers d’autres contrées et, malheureusement, nous avons manqué la reprise du spectacle de Rymz à l’Espace lounge Hydro-Québec.

En gros, ça ressemblait à ça :

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Crédit : Williams Nourry / FME

L’ambiance rouynorandienne

Bon, ce n’est pas à proprement parler un «moment fort», mais disons que l’ambiance qui prévaut dans la métropole de l’Abitibi-Témiscamingue contribue beaucoup au succès du FME année après année.

D’abord et avant tout, on doit donner une bonne main d’applaudissement au Bar des chums, repaire de grande qualité où une bonne partie des festivaliers convergent une fois la nuit tombée. Cette année, on a notamment pu y voir Patrick Watson chanter Bohemian Rapsody au karaoké jeudi soir ainsi que le légendaire Duo Point.com formé de Nathalie et Sylvain assurer l’animation musicale du vendredi et du samedi. On se souviendra longtemps de leur interprétation intense et ressentie de la reprise blues d’I Lost My Baby de Nanette Workman. Un moment surréel.

Le dimanche, les festivaliers du FME ont aussi eu droit à une soirée karaoké faite sur mesure pour eux, mais le surmenage avait déjà eu raison de nous à ce moment.

Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Olivier Boisvert-Magnen

Ensuite, l’équipe du Morasse s’est comme d’habitude démenée avec courage et détermination durant l’ensemble du festival. Ouvert 24 heures, le restaurant, qui fêtera son 50e anniversaire l’an prochain, a encore fait honneur à sa mission première : nourrir les festivaliers sur le point de tomber au combat.

Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Antoine Bordeleau

Les festivaliers les plus aventureux ont aussi profité de leur séjour au FME pour faire le plein d’air frais. Très nombreux, les lacs situés en périphérie de la grande ville sont d’une beauté à couper le souffle, comme en atteste cette photo prise dimanche matin lors du spectacle surprise de Fred Fortin en plein cœur des collines Kékéko.

Crédit : Louis Jalbert
Crédit : Louis Jalbert

D’une beauté toute aussi notable, mais dans un sens diamétralement opposé, plusieurs commerces du centre-ville de Rouyn-Noranda attirent l’attention par leur nom original. Voici nos trois coups de cœur :

Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Olivier Boisvert-Magnen
Crédit : Olivier Boisvert-Magnen
Crédit : Olivier Boisvert-Magnen
Crédit : Olivier Boisvert-Magnen

Coup de chapeau aussi à ce slogan éclatant.

Crédit : Florence G. Lemieux
Crédit : Florence G. Lemieux

Enfin, cette œuvre collective marque les esprits par son message discordant.

Crédit : Antoine Bordeleau
Crédit : Antoine Bordeleau

Mentions spéciales

Certains autres spectacles de qualité ont également enjolivé notre séjour en contrées abitibiennes. On pense entre autres aux prestations survoltées des Hôtesses d’Hilaire, de Jesuslesfilles et de Pierre Lapointe et les Beaux Sans-Cœur. Même si nos souvenirs sont de plus en plus flous, on se doit aussi de mentionner la saisissante performance de Xarah Dion qui a fait retentir avec souplesse et éclat son disco industriel à l’espace lounge Hydro-Québec samedi soir.

Crédit : Williams Nourry
Crédit : Williams Nourry

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