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Doudou Boicel est décédé, mais le jazz n'est pas mort
Musique

Doudou Boicel est décédé, mais le jazz n’est pas mort

Le fondateur du premier festival de jazz et de blues de Montréal a rendu l’âme ce mardi. Il laisse derrière lui un héritage considérable. 

Ce sont les proches de Doudou Boicel qui ont fait l’annonce de son décès mardi sur Facebook. «C’est avec une grande tristesse que la famille Boicel vous annonce le décès de Félix Rouè Doudou Boicel le 10 mars 2020, à l’âge de 81 ans. Il laisse dans le deuil sa femme Yolande Lessard, ses enfants Alex, Armide, Andre, Vincent, Maria, Grace, Sabina, Anjara, Roukouchi, Eboni, Mandougou, Mahaya, Kondo, Aimuna, Sankara, Malikia, ses petits-enfants et arrière-petits-enfants. C’était un homme exceptionnel, aimé par sa famille et ses amis. Il nous manquera beaucoup.», peut-on lire dans la publication.

« Le jazz n’est pas mort.»  C’était le slogan du Rising Sun, ce club aujourd’hui mythique que Félix Rouè Doudou Boicel (de son nom complet) a ouvert en 1975 à Montréal. Trois ans plus tard, le promoteur attirait de gros noms comme Sarah Vaughan, Paul Horn et B.B. King à l’occasion de la première édition du Rising Sun Festijazz.

via liveauctioneers.com

C’était deux ans avant que naisse le Festival de jazz de Montréal (FIJM) tel qu’on le connaît aujourd’hui. Il en va d’une histoire fascinante, mais marquée par de la bisbille, un récit complexe dont le principal intéressé fait état dans son autobiographie parue en 2008.

En 2018, l’homme de jazz a été nommé Chevalier de l’Ordre de la ville de Montréal, et a été récipiendaire du Grand Prix Dynastie. Une exposition lui a également été consacrée au Centre Never Apart l’année dernière.

«C’est vraiment un personnage important, mais qui n’a jamais été suffisamment célébré», résume le journaliste Félix B. Desfossés. En plus des grands noms du jazz, Monsieur Boicel a donné un micro à quelques-uns des groupes de rock les plus importants des années 1980, des formations cultes comme D.R.I et Black Flag.  «C’est un important contributeur à la diffusion de la musique hardcore et de la musique métal à Montréal dans les années 80. Le Rising Sun était l’un des principaux lieux où ces musiques étaient diffusées.»

Mercredi, le chroniqueur friand d’histoire musicale rendra hommage à Doudou Boicel dans le cadre de l’émission On dira ce qu’on voudra diffusée sur les ondes de Radio-Canada.

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