Conclusion de cette 6e édition du Pop Montréal? C'est clairement l'édition la plus tight de la courte histoire du festival. Reste qu'on pourrait dire la même chose que les dernières années : trop de groupes/artistes, trop de nobodys, trop peu d'info, trop de concerts dans des lieux sympas mais excentrés (l'Hémisphère Gauche, Zoobizarre et à la limite La Tulipe, Le National.) ou inappropriés au point de vue son et éclairage -ce qui ne rend service ni aux artistes et encore moins au public.
Autre irritant : le programme. Les infos qu'on donne sur des artistes que personne ou presque ne connait sont souvent ridicules et inadéquates et le fait de classer les artistes par salle complique énormément la recherche. Un lexique à la fin du programme les amis? Me semble que ça ne serait pas bête! Sinon, il y a toujours les changements de dernière minute de salles et/ou d'heure, mais ça c'est souvent imprévisible.
On déplore les cafouillages aux portes d'entrée des concerts. La plupart des gens à l'accueil, bien qu'ils soient bénévoles, ne savent visiblement ce que c'est justement d'accueillir et de parler gentiment aux gens. Se faire dire qu'on ne peut entrer dans un show parce qu'il y a trop de médias dans la salle alors que la salle est à moitié vide est ridicule. Se faire dire aussi qu'on ne peut entrer à un concert parce qu'il n'est pas du Pop Mtl alors que le groupe en question (UK Subs pour ne pas le nommer) se retrouve dans le programme officiel démontre qu'il y a quelque chose qui déconne quelque part.
Les bons côtés sont heureusement assez nombreux. Le Pop Mtl est peut-être un festival un peu tout croche, il n'en demeure pas moins fort sympathique et la source de belles découvertes. Un événement essentiel dans le paysage musical montréalais déjà saturé de festival.
Coups de coeur? Patrick Wolf au Cabaret samedi, la soirée Jamaica to Toronto au Lambi samedi, Man Man à la Sala Rossa mercredi.