Enfin Tadoussac!
Je vous préviens de suite : je n'ai pas peur des superlatifs au sujet du Festival de la chanson de Tadoussac. C'est comme ça, faudra vous y faire.
Attention, je suis loin d'être un expert. Je n'ai pas le recul pour vous bassiner avec des souvenirs et des comparaisons tirés de l'enfance de l'événement. Vous ne lirez rien qui puisse ressembler à des « Dans le temps c'était comme ça » . « Me semble que le Festival a perdu cette fraîcheur de. » . « C'est bien, mais en '91 c'était mieux ».
Neni. Rien de tout ça. C'est ma deuxième fois.
Et la deuxième fois, c'est important.
L'an passé, il ventait tellement qu'il pleuvait à l'horizontal. les rues pentues s'étaient transformées en rigoles, puis en rivières, puis en torrents (oui, oui, en torrents! Pour ceux qui n'ont jamais dépassé Charlevoix, je vous préviens : quand on traverse le Fjord, tout change d'échelle).
Faisait frette.
Limite insupportable. Insupportable surtout d'entendre les habitués parler des années d'avant, des pique-niques sur la plage, des frenchkiss sur les dunes, des apéro au soleil, des baignades au lac (!).
Faisait frette. mais ça ajoutait à l'ambiance. ça créait une sorte de solidarité du résistant entre les festivaliers (surtout les courageux campeurs qui ont dû se farcir un week-end humide-bord-en-bord – y a des pluies qui te rendent un double toit obsolète en pas long).
Pour la chanson, on était plus que servis. On a entendu Vigneault, Dominique A, Nicolas Jules (découverte pour moi), Les Fils de Teuhpu (autre découverte), Karkwa, Damien Robitaille, Jérôme Minière (toujours un gros faible pour celui-là), Grouyan Goumbo, Guy-Philippe Wells, Galaxie 500 et tellement d'autres.
Résultat : Pendant un an, je suis resté avec un sentiment de bonheur incommensurable – je l'ai dit que je n'allais pas être chiche côté superlatifs- qui se manifestait invariablement par un sourire bébête gravé au visage à chaque fois qu'on me parlait de Tadoussac.
Comme je vous le disais :
la deuxième fois, c'est important.
Faut dire que les premières fois sont bien souvent surfaites.
On se tourne autour. On se charme. On se touche. On se découvre.
Que du merveilleux!
Et là. on se met à angoisser. Et si il n'y avait pas de deuxième fois? Et si ce n'était pas à la hauteur de la première? Et si. Et si. (bon, je ne vous balancerai pas une série d'analogies racoleuses sur les premières et les deuxièmes fois, je suis certain qu'on se comprend.)
Reste que mon petit feeling du dedans me dit qu'il n'y a pas matière à s'inquiéter.
Que ça va être encore plus que top cette année.
Les années se suivent mais ne se ressemblent pas toutes . J’ai eu le privilège de me rendre dans ce petit village enchanteur le 16 juin de cette année et la température merveilleuse à rendu cette expérience encore plus mémorable . La qualité des artistes qui étaient présents cette année était encore une fois de très bon crû et la générosité qu’ils ont démontrée démontre à quel point ce festival leur tient à coeur . On n’a qu’à penser au spectacle de Pierre Flynn . Déjà qu’un représentation intime de ce magicien des mots et de la communication valait son pesant d’or . Pourtant des artistes qui présentaient leur spectacle plus tard en soirée sont venus le rejoindre sur scène pour ajouter encore plus de magie à cette soirée déjà envoûtante . Yann Perreault , Steven Faulkner et quelques autres sont venus ajouter une touche musicale et humoristique et une complicité d’une grande qualité . On aurait dit qu’on faisait partie d’un groupe d’amis qui chantent et s’amusent autour d’un feu de camp . Le temps a malheureusement passé trop vite . Deux heures c’est court quand on est en bonne compagnie .
Le seul petit point négatif de cette fin de semaine est que le Festival a pris tellement d’ampleur que les infrastructures pour recevoir tous ces gens sont insuffisantes . Très difficile de prendre un repas au restaurant ou d’entrer dans un bar à la fin de la soirée . Avec le dynamisme des gens de Tadoussac je suis convaincu que des ajustements judicieux seront effectués .