BloguesPatrick Ouellet

Hors d’oeuvre

Les prestations d'Éric Lapointe, Seu Jorge, Bauchklang et The Roots étaient certes fort alléchantes, mais en cette première soirée officielle de festivités, on s'est plutôt dirigé du côté de l'Impérial pour entendre les Floating Widget, Xavier Caféïne et Uberko. Première expérience des plus convaincantes avec la nouvelle bande de Vincent Peake (comprenant son vieux compère de Groovy Aardvark Stéphane Vigeant), qui devant un auditoire modeste a tout de même su démontrer son sens aigu pour les riffs qui tuent. Le quatuor a livré avec aplomb et volume son décapant stoner rock, Peake ayant délaissé peaux et cymbales pour reprendre basse et micro, laissant les tâches percussives à un Fred Fortin en pleine possession de ses moyens. «J'y allais au radar pas mal», confiait plus tard en soirée ce dernier, reconnaissant n'avoir répété qu'à trois reprises avec le groupe. Bien malin celui qui aurait pu deviner!


Caféïne
 

Puis vint le tour de Xavier Caféïne et ses acolytes. Malgré les réserves exprimées par certain(e)s camarades après coup, le quintette a offert une performance plus qu'honnête, le chanteur se montrant à la hauteur de sa réputation de bête de scène en cumulant bains de foule et danses aux tables. Mais ce qui commence à sérieusement frapper chez Caféïne, c'est la richesse de son répertoire. En plus des désormais classiques tels Oh! Chérie ou Tu ne peux pas partir (Mal Éduqué Mon Amour), les tubes anglophones enfantés sous Poxy et les nouvelles pièces à paraître sur Gisèle (prochain album qui sera en magasin le 22 août/Indica) permettent de constituer un set-list ma foi très consistant.

 
Uberko

Enfin, en remplacement des méchants Priestess (occupés à conquérir les USA), la coqueluche locale Uberko avait pour tâche de clore la soirée avec son électro-pop-rock-dansant. Si la réception se fit au départ un brin timide, il fut bien plaisant d'assister au crescendo de déhanchements sur le parterre, sans bien sûr oublier les chorégraphies enflammées du claviériste éclopé Éric St-Pierre, victime d'un accident scénique lors d'une récente prestation dans le cadre du concours Emergenza. Parions que le spectacle du 16 juillet après les Konono No. 1 et Senor Coconut sera encore plus enlevant!