L'appel du rock s'est à nouveau imposé, ses échos se faisant insistants depuis l'Impérial qui recevait en ce vendredi soir les groupes Comme Un Homme Libre, la bande à Sunny Duval et les non moins Breastfeeders.
Comme Un Homme Libre |
Coup d'envoi peut-être un brin mollasse de la part du quintette Comme un homme libre, visiblement peu enclin à jouer de si bonne heure, et devant aussi composer avec un auditoire plutôt clairsemé, mais tout de même réceptif. Un brin statiques sur scène et sans grands excès de conviction au départ, les musiciens ont toutefois trouvé leur rythme de croisière au fil des pièces, délivrant un chouette rock 'n roll à saveur retro-sexy, mené par la voix mélodique de la chanteuse Karine Isabel, au charme, disons-le, magnétisant. Vivement le nouvel album.
Sunny Duval |
Fidèle à son habitude, Sunny Duval s'est ensuite présenté sur scène en très grande forme et prêt à casser la baraque, fermement appuyé par la batteuse Lydia Champagne, le bassiste Nicotine et la toujours pétillante Cocktail (voix). Un rock «rentre-dedans» tout en guitares et rythmes bien carrés, trouvant sa pleine dimension sur les planches. Encore plus solide et davantage rodé que la prestation, déjà puissante, livrée au Scanner en mars.
Mais le clou de la soirée revient encore une fois aux épatants Breastfeeders, qui ont servi une autre sévère raclée rock 'n roll à une salle comble et déchaînée, balançant, en plus du meilleur de Déjeuner sur l'herbe, quelques prometteurs avant-goûts de leur nouvel album (Les matins de grands soirs) attendu le 15 août. La machine Fred Fortin toujours impeccable derrière la batterie (eh oui; encore!), un Luc Brien survolté, une Suzie Mc LeLove toujours aussi exquise et un flamboyant Johnny Maldoror, parfait à la tambourine, aux cascades, aux solos de gorge et à la nudité… Plus rock que ça, tu meurs.
Maldoror dans toute sa splendeur |
Tout ce beau monde s'est par la suite retrouvé au chic bistrot Le Scanner, histoire de poursuivre la fête, le bar de l'Impérial fermant boutique assez promptement après la fin du spectacle (!!??). L'établissement de la rue Saint-Vallier Est aurait toutefois eu besoin de tripler sa superficie de terrasse pour être en mesure d'accueillir toute cette masse de rockeurs et de festivaliers, qu'un passage des forces de l'ordre aura contraint de regagner l'intérieur ou de tout simplement quitter les lieux. Les ajustements post-loi anti-tabac sont toujours en cours…
Les Breastfeeders |
«Ça va être beau cet hiver», faisait remarquer avec justesse une amie. Malgré tout, franchement très agréable de voir les fans se mêler aux artistes, la relève fraterniser avec les vieux routiers: Breasts, Pépé, Vincent Peake, membres d'Uberko, Mètatuk, Aversions, Comme un homme libre et Surcharge étaient notamment dans le coup pour cette réception d'après-show des plus sympathiques.