Band de Garage |
Pour être bien franc, au moment de prendre place sur le parterre du Pigeonnier, les jambes commençaient à flancher. Fatigue, faim… Vacillements. Mais le percutant duo montréalais Band de Garage allait remettre les choses bien en place et transformer un écroulement imminent en bons frétillements de patte et fermes hochements de têtes. À mi-chemin entre Sabbath et Rage Against The Machine version queb, l'électrisante paire formée de François Lafontaine (guitare, voix) et Marc-André Brazeau (batterie, voix) sonne comme 15, merci à la pédale bionique donnant encore plus de tonus à la guitare. Enfilant riffs foudroyants, rythmiques du tonnerre et voix décapantes, Band de Garage assène un coup de massue à la fois sauvage et recherché; cette Corpo-Trash-Vidange s'avère un très bon remontant.
Les Dales Hawerchuk |
Réchauffés de la sorte, nous étions fins prêts pour la fiesta-rock à la sauce du Lac des Dales Hawerchuk, sérieusement diposés à mettre l'endroit sans dessus dessous. Les 4 rockers gonflés à bloc ont rincé sans vergogne les tympans de leurs convives avec leur rock simple mais musclé et bien carré, engeandrant sans peine slams vigoureux, volées de poings en l'air et cris en choeurs. Les chants de taverne pendant les accordements, la batterie tenant tout juste le coup sous les assauts répétés de Pierre Fortin et une bonne communication avec le public par les frères Sylvain et Sébastien Séguin (guitares, voix) auront assuré une prestation remarquable.
Olivier Langevin |
Avec Fred Fortin massacrant les peaux, Frank Lafontaine (Karkwa) martelant les touches, Vincent Peake battant la basse et Pierre Girard à la guitare, Olivier Langevin s'était brillamment entouré pour venir présenter sur scène les virulents morceaux de Galaxie 500, dont ceux de son plus récent album, Le Temps au Point Mort. Laissez-moi vous dire que les caisses de son du Pigeonnier étaient tout sauf au point mort, crachant à pleins décibels de savantes rafales blues-rock métalloïdes, sûrement audibles jusqu'à Portneuf. Au diable les oreilles en bouillie. Les mois d'acouphènes à prévoir auront valu pleinement le coup.