Vous avez certainement suivi la saga du Salon du livre de l'Outaouais quant à savoir où se tiendra (si elle a bel et bien lieu!!) la 29e édition de cet événement crucial en Outaouais.
Je vous transmets ici deux réactions sur le dossier reçues aujourd'hui.
Cette devient provient du Conseil régional de la culture de l'Outaouais:
Gatineau, le 10 octobre 2007. Inquiété par les récents événements entourant la tenue du prochain Salon du livre de l'Outaouais (SLO) et, surtout, quant au lieu où se déroulera celui-ci en 2008, le Conseil régional de la culture de l'Outaouais réunissait le 3 octobre dernier sa Table de concertation régionale sur les lettres – réunissant des représentants des principaux acteurs du milieu, dont le SLO, les éditeurs, les libraires, les auteurs, les bibliothèques, les institutions d'enseignement, les commissions scolaires, les médias, les intervenants culturels, etc. – pour, entre autres, faire le point sur cette situation. L'ensemble du milieu s'est montré extrêmement préoccupé par l'incertitude régnant dans le dossier du SLO et, plus encore, par rapport à l'absence d'options viables à courte échéance pour pallier la disparition du Palais des congrès comme lieu de présentation du SLO.
Pour le Conseil de la culture, l'histoire a assez duré, d'autant que la Fonderie avait été modernisée dans le but précis de pouvoir devenir le nouveau lieu de résidence du SLO. Au lieu de cela, on se retrouve, après trois ans, avec un endroit toujours inapproprié, voire inexistant pour accueillir l'événement et, en plus, sans aucun scénario solide de relocalisation. Du reste, les scénarios concoctés n'ont de commun que l'improvisation manifeste avec laquelle ils semblent avoir été imaginés.
Pour un événement de cette envergure, ce genre de tergiversation peut nuire considérablement à sa stabilité et, à terme, saper une crédibilité vaillamment acquise au fil des trente dernières années, faisant du SLO le troisième salon du genre en importance au Québec. Comment comprendre que nous en soyons rendus à mettre en ballant un événement si important, et ce, tant pour le milieu culturel que pour la Ville de Gatineau, en ce qui a trait aux retombées et au rayonnement de l'activité elle-même? La logique derrière ce détachement apparent de la part de la Ville nous laisse pantois quant à la suite des choses à envisager dans ce dossier. Saura-t-on travailler dès maintenant à aménager un endroit répondant aux besoins de l'organisme afin de mettre un terme une fois pour toute à ce type de flottement auquel nous assistons? Pourra-t-on enfin convenir d'un endroit amené à devenir la résidence permanente du SLO? Bref, à quand un règlement définitif de cette saga bureaucratique?
Le Conseil de la culture ne peut que déplorer cette situation qui, tel un vieux film que l'on nous repasse sans cesse, devient une véritable épine dans le pied de Gatineau et de ses aspirations à vouloir devenir un grand centre urbain, soit dit en passant le 4e en importance au Québec, un grand centre qui tarde malheureusement à démontrer la maturité nécessaire à la réalisation de ces mêmes aspirations.