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Une sublime grange électrique…

Ce matin, l'artiste en arts visuels Ronald-Mika Milot m'a fait parvenir un courriel fort élogieux du spectacle de la formation mauricienne The Electric Barn présenté hier au Centre des arts Shawinigan:

«J'assiste à la première du groupe The Electric Barn (La grange électrique), au Centre des arts de Shawinigan. La grande scène a été transformée en bistrot improvisé pour l'occasion. Un éclairage sobre et efficace, qui crée aussitôt l'ambiance souhaitée. Une prise de son impeccable. WOW! Longtemps que j'ai eu l'occasion d'entendre un registre sonore aussi neuf! On y sent nettement la volonté du groupe d'innover, d'explorer de nouveaux sentiers et de nouvelles directions, un peu comme dans l'effervescence et l'expérimentation musicale du rock-pop progressif des années 70. Sauf qu'ici, le folk est à l'honneur. Un folk soigné, nuancé et magistralement interprété, où l'on perçoit de temps à autre des vibrations indéniablement empruntées au jazz. Une base structurée et bien orchestrée, mais qui laisse place à une certaine improvisation ou du moins à l'inspiration du moment. Rencontre de trois artistes talentueux, musiciens aguerris : Jeannot Bournival, JeanMichel Renaud et Éric Charland. Des compositions savantes et variées, alternant d'une musique fougueuse à des moments doux et épurés, où le chanteur soliste JeanMichel, chuchote à peine au micro. Et quelles échappées  époustouflantes ce jeune virtuose partage avec son public! Il manie sa guitare électrique avec l'impétuosité et l'adresse d'un chevalier moderne. Éric Charland quant à lui, non seulement  assure un solide rythme de fond à la batterie, mais il réussit à créer à lui seul de véritables paysages sonores par la finesse de ses percussions inusitées. Et Jeannot Bournival complète admirablement le tout, ancrant solidement la ligne mélodique par son jeu à la guitare basse ou bien créant de petites bulles aériennes avec les sons légers de son xylophone. Ou encore, apportant une touche de fantaisie et de fraîcheur grâce à la magie de sa flûte traversière. D'ailleurs, la notoriété de ce spécialiste du mixage de St-Élie n'est plus à acquérir depuis qu'il a assumé la direction artistique et signé la magnifique réalisation du disque «Silence» de Fred Pellerin, primé à l'ADISQ.

Et le bijou de la soirée se veut sans contredit la prestation de Jean-Michel au piano. Moment sublime, presque éthérique où, avec une touche de romantisme non dissimulé, l'artiste nous fait toucher à la beauté du bout des doigts. Un morceau intime, délicat et retenu, qui pénètre la profondeur de l'âme et la faire vibrer… »