Deux jours que le festival est commencé et n'ai pas pu profiter encore du festival dû à ces circontances contre lesquelles on ne peut rien. Qu'à cela ne tienne, suis descendue à l'Impérial hier soir pour voir ce qu'il en était du night live du festival.
Au programme, deux djs : 100 % Dynamite, deux gars qui habitent la ville de Québec mais originaires de France, et Khiasma, connu à Montréal pour organiser les soirées Baile MTL et
pour s'occupper de MASALA sur CISM, une émission de radio/blog.
Les danseurs sont peu nombreux lorsque je mets les pieds à l'Impérial, vers 23h30. Une cinquantaine de personne à peine se tiennent principalement au bar et descendent timidement vers la piste de danse. Que cette salle est grande et vide lorsqu'elle n'est pas bondée! Sur les trois palliers, les tables ont été tassées dans un coin pour laisser place à la foule, mais foule il n'y a pas, conséquemment, on s'y sent un peu perdu.
Les djs de 100% Dynamite réussissent quand même à faire grouiller la foule bigarrée, qui est venue sans aucun doute continuer la soirée amorcée sur la plaines avec Manu Chao. La piste de danse se gonfle peu à peu et les gens se trémoussent sur les beats dansants et funky qui se succèdent agréablement. Petit bémol cependant, malgré leur entrain, les djs ne semblent pas encore maîtriser parfaitement leurs mix, alors que le passage d'un morceau à l'autre manque parfois de fluidité… Mais chapeau pour avoir réussi à réchauffer la salle, ce qui n'est pas rien.
Khiasma |
L'arrivée de Khiasma, décrit sur le site du festival comme «mélangeant sans distinction des sons du monde entier bien fournis en beats et en basse et offrant des mix efficaces où les danseurs vont du Brésil à l'Inde, pour revenir à Montréal en passant par le Sénégal et les Caraïbes», sonne les 1 hre du matin. Le beat est entraînant et on se surprend même à descendre de notre estrade pour aller s'essayer les pieds sur le plancher de danse. La musique fait s'ébrouer les danseurs, dont le nombre atteint son apogée, alors que quelque 70 personnes occupent l'espace du premier pallier, face à la scène. Les morceaux glissent les uns sur les autres sans accroc et le dj mix ses beats «qui viennent de partout dans le monde!», lance-t-il au micro, dans un exercice de haute voltige très bien réussi. Mais l'heure tardive semble avoir raison de la vigueur des festivaliers et la piste se dégonfle aussi vite qu'elle s'est remplie. Et l'envie de boire de la bière cheap dry ou light – festival et monopole obligent! – se faisant hésitante, je quitte pour un monde meilleur prendre un dernier scotch, fidèle à la tradition du festival qui est de peu dormir, de boire un peu trop et de se remplir les oreilles de musique.
La conclusion ? Ça ne fait que commencer. Si les gens qui viendront voir Artist of the Year, Lesbians on Esctasy et We are Wolves restent pour entendre les djs de Ninja Tune, la soirée devrait lever beaucoup plus. Et il faut dire qu'avec la disparition de Rouje, qui a fermé ses porte cet été le temps de faire peau neuve, l'Impérial se veut un digne remplaçant pou reprendre le flambeau de la vie électro-dansante-funky de la capitale. Reste à savoir si la foule suivra pour insuffler un peu d'âme à l'immense salle de la rue Saint-Joseph… et si la basse-ville peut se targuer d'avoir assez attrait magnétique pour attirer les festivaliers des plaines jusque dans les méandres de la ville. Mais avec la programmation qui a été concoctée par JC et Bastien, ça ne devrait pas tarder.
Ce soir, direction Femi Kuti et peut-être un peu de Rachid Taha avant de descendre à l'Impérial.
Ciao!