Ne manquez rien avec l’infolettre quotidienne.
BloguesLa vie en BD

Yvette Lapointe, première femme à faire de la BD au Québec

yl_espiegle_wYvette Lapointe sera mise de l’avant lors de la 30e édition du Festival de la BD francophone de Québec (FBDFQ).

Il s’agit de la première femme à faire de la bande dessinée au Québec.

Une pionnière du médium, de toute évidence, mais qui, malheureusement, avait été oubliée au fil du temps. En un sens, l’exposition qui lui sera consacrée à l’occasion du FBDFQ (du 1er au 30 avril, à la Maison Tessier-dit-Laplante, à Beauport) sera une occasion de redécouvrir cette figure de l’histoire de la bande dessinée d’ici.

En amont du Festival, et de l’inauguration de l’exposition, l’équipe du FBDFQ a produit un petit survol de sa carrière et son œuvre (qu’on trouve sur le site Web de l’événement). Je me permet de vous en présenter les grandes lignes ici.

Vie de couple, vie de famille

17098429_1416958951710003_248388467029102017_nC’est entre 1932 et 1942 que l’essentiel de son œuvre a été réalisée.

Au fil de ces dix années de travail, les lecteurs québécois avaient pu apprécier son talent à travers des dessins d’humour, des illustrations publicitaires et des strips – tout particulièrement sa série Les Petits espiègles.

Née le 19 août 1912, à Montréal. Yvette Lapointe aurait démontré tôt – selon sa famille – un talent autant qu’un intérêt pour le dessin.

Le volet public de son travail s’amorce en 1932, dans L’Illustration. Elle y publie une première bande quotidienne intitulée Pourquoi?, série qui proposait des observations, parfois fantaisistes, sur la vie de l’époque et les relations homme-femme.

C’est le 27 mai 1933 que paraît – dans La Patrie – la première de sa série Les Petits espiègles. Inspirée de ses petits frères et sœurs plus jeunes, Yvette Lapointe y raconte les tribulations de deux enfants, Réal et Mimi. La série durera quatre mois – au fil desquels son travail se taille ainsi une place auprès d’autres populaires séries québécoises et américaines qu’on retrouvait alors dans La Patrie.

Suite à l’arrêt de la série dans ce journal, elle reviens à son travail initial – c’est-à-dire les observations sur la vie et le couple, à travers une série d’illustrations publiées notamment dans l’hebdomadaire Le Samedi.

Elle fera également plusieurs illustrations publicitaires – notamment pour le cirage à chaussures Nugget.

C’est suite à son mariage, en 1943, qu’elle cesse sa carrière d’illustratrice.

Mère de quatre enfants (tous mathématiciens aujourd’hui), elle est décédée le 5 septembre 1994.