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Restos / Bars

Bistro sur la Rivière : Resto de poche

Ceux qui le connaissent forment un groupe restreint qui refile l’adresse sous le manteau. Et comme l’endroit est minuscule, on se bouscule au portillon…

Sorti de l’ITHQ en 1978, le chef-propriétaire du Bistro sur la Rivière, Jean-Louis Brochu, a roulé sa bosse avant de réaliser son rêve, celui d’exploiter son propre établissement. Il y a deux ans, il est tombé sur une aubaine: un ancien casse-croûte du Faubourg à m’lasse, ouvert durant les années 50 pour les travailleurs des usines du coin, transformées aujourd’hui en ateliers d’artistes. Il s’est retroussé les manches, a rénové l’intérieur en tapissant la cuisine de céramique bleue et blanche, en rembourrant les banquettes d’origine et en nappant les tables de tissus aux motifs provençaux. Au plafond et sur les murs, sont suspendues des oeuvres d’amis artistes, dont des cafetières-cabanes d’oiseaux. Le résultat donne un resto de poche un peu bric-à-brac, ultra-chaleureux, où Jean-Louis pratique une cuisine de proximité.

À table!

La spécialité du Bistro est le steak frites, une belle bavette juteuse et tendre, servie avec frites et mayonnaise maison. Chaque jour, la table d’hôte, simplissime, propose un plat de pâtes, de poisson et de viande autre que la bavette de boeuf. Le soir de notre passage, le menu affichait de la joue de porc, un mets exquis qu’on retrouve rarement à la carte des restos. Les morceaux de viande, servis dans une sauce aux champignons, se découpaient à la fourchette. La texture était fondante, et le goût, fin. Les plats étaient précédés d’une entrée vitaminée: crème potagère ou salade marocaine aux pois chiches. Le menu du midi offre des sandwichs chauds ou froids, des croque-monsieur ou madame et des salades santé. Peu importe l’endroit où l’on est assis, on aperçoit le chef officier aux fourneaux, dans la cuisine ouverte aux regards. Ceux qui choisissent le comptoir sont aux premières loges pour commander leurs plats directement au chef. Celui-ci, accessible, peut exaucer vos voeux en concoctant un plat sur demande (commandé à l’avance, bien entendu). La courte et honnête carte des vins offre du pinard au verre.

Petites douceurs

L’unique dessert qu’on y sert est la crème brûlée. Pas une crème insignifiante, comme on en retrouve souvent ailleurs, mais plutôt une crème riche, épaisse, goûteuse et coiffée de fruits frais, qui redonne du panache à ce classique.

Décevant

Le quartier, un peu glauque, qui précède et clôt le repas. Mais une fois à l’intérieur du bistro, on l’oublie complètement.

Emballant

Le steak de bavette, tendre et juteux, avec son goût estival de cuisson au charbon de bois. L’accueil et le service chaleureux de Nadège, la serveuse pas automate.

Combien?

Pas cher pour la qualité des ingrédients, celle des viandes en particulier: entre 6 $ et 10 $ pour les plats à la carte, entre 10 $ et 15 $ pour la table d’hôte qui inclut une entrée, un plat de résistance et une boisson chaude. La crème brûlée demande un supplément de 4,95 $. Aucun écart n’est pratiqué entre les prix du midi et du soir. Argent comptant seulement.

Quand?

Du lundi au vendredi, de 11 h à 22 h. Ouvert la fin de semaine sur réservation. Comme le resto se remplit vite, il est toujours préférable de réserver.

Adresse
2263, rue Larivière
514 524-8108

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