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Restos / Bars

Brut : Matières brutes

La "bouffe" réconfort est décidément à la mode. Dans une énième version, voici celle de Brut.

La recette est connue: prenez un local, rénovez-le à coups de matières brutes (beaucoup de bois, en l’occurrence), installez une cuisine ouverte, un bar et montez un menu néo-rustique rassemblant des plats bien carnivores. Vous avez le Brut. Un joli espace, d’ailleurs, car le bois clair et l’éclairage tamisé lui confèrent une atmosphère chaleureuse. Les chaises noires aux dossiers arrondis, semblant tout droit sorties d’un vieux resto italien, cassent toutefois l’unicité du concept. Ici, les proprios ont voulu créer une ambiance conviviale, et ça marche. Le soir de notre visite, l’essentiel de la clientèle était installé au comptoir et parlait avec le chef. En fond sonore… du hockey sur écran géant. Vous êtes prévenus.

Au menu

La carte propose des entrées et des plats maintes fois vus en restauration. Pas de surprise, donc, lors du premier coup d’oeil: soupe à l’oignon, foie gras, saumon gravlax, salade de betteraves Chioggia et… ailes de lapin BBQ! Une touche d’humour soulignée par un "(!)" indispensable. Il y a aussi des acras de morue: six petites boulettes allongées à la croûte fine, au bon goût de poisson. À manger arrosées de citron et trempées dans une mayonnaise à l’ail… trop fade. Puis un gratin de champignons servi dans une petite cocotte: sous la croûte de fromage (de la mozzarella et du fromage suisse), des champignons de Paris à la crème. C’est bon, mais banal. Un peu de variété dans les champignons aurait été appréciée. Le carpaccio de bison est bien présenté. Des tranches très fines, du basilic, des caprons et beaucoup de parmesan. Il manque de l’huile d’olive. Nous en demandons: elle est trop légère pour appuyer le plat. Dommage.

Parmi les propositions, nous retrouvons l’incontournable poulet de Cornouailles, des côtes levées de cochonnet (original!) et un médaillon de bison. Les deux plats que nous avons choisis présentent les mêmes accompagnements. D’un côté, un filet mignon de boeuf bien saisi mais quelque peu coriace, couvert de champignons à la crème. Les mêmes que dans l’entrée de gratin. De l’autre, de la joue de veau longuement mijotée, très tendre, bien réussie. L’assiette, creuse, du filet mignon est trop petite. S’entassent dedans un gratin de pommes de terre style dauphinois à la croûte sèche, des légumes en ratatouille (courgettes, aubergines, oignons) noyés dans l’ail et un mesclun sans trop d’intérêt. Pas terrible. Même recette de l’autre côté, mais dans une assiette carrée, plus grande. Drôle d’idée!

Douceurs

La mousse au chocolat n’a pas mauvais goût, mais elle est trop dense et lourde. Dommage. La "tarte fine aux pommes" est comme promis: pâte fine, pommes. Voilà. Et trop de cannelle. Nous restons sur notre faim.

Emballant /
Une ambiance conviviale qui plaira aux gars, aux vrais, surtout les soirs de hockey. La carte des vins, malheureusement trop courte, ose quelques pinards du Québec. Bravo! Mais le "brut" de l’Orpailleur n’était pas offert ce soir-là. Un bon produit, pourtant. Bonne idée aussi d’organiser des soirées couscous le dimanche soir.

Décevant /
La carte des vins propose peu de choix au verre, dont principalement des vins bas de gamme. Dommage, car la clientèle d’aujourd’hui est prête à payer plus cher pour un bon cru. Côté plats, nous sommes déçus par la piètre qualité des ingrédients utilisés. Il suffirait d’un petit effort pour en faire un menu vraiment intéressant.

Combien? /
Préparez une trentaine de dollars par personne, hors taxes et service.

Quand? /
Du mardi au dimanche de 17h à 23h.

Où? /
Brut
4110, rue Saint-Denis, Montréal
514 419-1068
www.restobrut.com

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