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Restos / Bars

Le Fin Gourmet

À la limite ouest de Saint-Sauveur se cache un petit resto dont l’achalandage s’explique par sa savoureuse cuisine, ses décadents desserts et son ambiance de bistro de quartier. Le Fin Gourmet ne figure pas dans votre circuit de bonnes tables? Dommage pour vous.

Je l’ai déjà dit et je le répète: Le Fin Gourmet vaut vraiment le détour. Oh, bien sûr, si vous prenez un burger ou une pizza, vous serez satisfaits, mais vous ne tomberez peut-être pas en bas de votre chaise. Le coffre aux trésors, sachez-le, c’est la section Saveurs gourmandes, dont la lecture du contenu suffit à vous réchauffer l’intérieur: osso buco, jarret d’agneau, joue de bœuf… Et imaginez, quand j’y suis allée, le menu d’automne n’avait pas encore remplacé celui d’été.

Parlant d’été, j’avais envie de le rappeler à ma mémoire avec une entrée tout en fraîcheur: trois pétoncles parfaitement grillés dégourdis par une émulsion à la coriandre, agrumes, gingembre et lime, le tout reposant sur un lit de roquette. «L’une des forces, ici, ce sont les sauces», dis-je à mon amie Bénédicte, qui acquiesce après avoir trempé un de ses acras de morue dans une délicate émulsion aux herbes et au citron. Bon point pour les beignets: grâce à la légèreté de leur friture, on se régale pleinement de la saveur du poisson.

Le resto est bondé (les groupes se sont apparemment donné le mot pour s’y réunir), et l’ambiance, animée. Ça jase fort dans la sympathique salle à manger en juste équilibre entre baroque et contemporain, réchauffée par des abat-jour rouges. Le service traîne un peu, mais on ne s’en formalise pas trop. La bavette de bœuf, servie saignante tel que demandé, cède facilement sous la dent et gagne en personnalité lorsqu’on la marie à la tombée d’oignons et d’échalotes qui la chapeaute. Ses compagnons apportent du peps au plat: frites format géant, brocolis, panais, carottes, champignons entiers. Le Shiraz australien (BVE E Minor) que nous avons choisi est aussi heureux en ménage avec ma joue de bœuf confite dans le gras de canard. Imaginez comme elle est fondante après un tel traitement! Sa sauce au cacao, porto et piment d’Espelette est une petite merveille qui vient appuyer ma déclaration de tout à l’heure. En complément: les légumes susmentionnés et un gratin dauphinois très allégé en crème. Ça me laissera de la place pour le clou de la soirée…

Et j’ai nommé: les desserts. Ils sont là, à vous appeler de leurs charmes depuis leur tour réfrigérée. Cruel dilemme. Allez, j’en essaie un que je n’ai jamais goûté: le gâteau trois noix, dattes et chocolat nappé d’un caramel à la fleur de sel. Servi chaud, il libère des saveurs rien de moins qu’affriolantes. La tarte à la poire et à la vanille sur croûte aux amandes laisse quant à elle carrément bouche bée. Décidément, Marina Bhérer et sa fille Elsa maîtrisent l’art de nous donner envie de revenir, alors qu’on n’est pas encore parti…

Emballant /

Des plats et des desserts savoureux et savamment exécutés, qui fleurent bon l’amour des choses bien faites.

Décevant /

Les vins au verre ne sont pas servis à la table. On aime bien voir la bouteille, même si on ne la boit pas toute.

Combien? /

Pour deux, environ 60 $ le soir et 30 $ le midi (excluant boissons, taxes et pourboire).

Quand? /

Ouvert midi et soir du mardi au vendredi, le midi le lundi, le soir le samedi.

Où? /

Le Fin Gourmet

774, rue Raoul-Jobin, Québec

418 682-5849

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