Un courriel d'une Internaute, Marie-Ève Préaux:
"Je viens de lire votre entrée sur l'injustice ignoble et crasse de la mort.
J'ai eu cette même réflexion l'hiver dernier alors qu'une de mes amies mourait d'une méningite fulgurante à 23 ans. Je me disais la même chose que vous: il n'y a rien de plus dégueulasse de savoir que, même dans la mort, même après la mort, il n'y a pas de justice et que crottés et belles âmes se retrouvent tous dans le même terreau.
Ça m'avait drôlement déprimée de penser à cet état de fait.
Quelqu'un m'avait alors fait remarquer que c'est l'absence de spiritualité qui cause ce vide de sens, que la religion et tout ce qu'elle suppose de foi rendait la mort moins terrible à envisager, moins injuste. Que le paradis et l'enfer, ça pouvait régler bien des angoisses existentielles.
Je suis demeurée aussi athée que je l'étais, mais j'ai trouvé que cela faisait tout de même un peu de sens. Qu'en pensez-vous?"
________
Tout à fait d'accord. Ça doit être génial de croire, ça doit apaiser l'âme de penser que toute cette aventure a du sens, que les bons seront récompensés et les méchants, punis.
Malheureusement, pour citer Brassens, la foi, c'est comme "la bandaison": ça ne se commande pas!
On l'a ou on ne l'a pas.