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Prêts et bourses: la pire solution

Un courriel tout aussi intéressant de PHIL ARCAND:

"Le problème avec les prêts et bourses, c'est que les Libéraux ont choisi la pire solution envisageable, soit les coupures de 103 millions de dollars dans le régime de prêts et bourses.

Logiquement, si un étudiant reçoit des bourses, c'est que sa situation est déjà plus précaire que d'autres et pourtant, c'est sur eux qu'on s'acharne.

La solution la plus logique était de permettre le dégel des frais de scolarité, même s'il aurait fallu briser une promesse électorale.

C'est une question de gros bon sens, ça fait des années que les frais de scolarité sont gelés et le coût de la vie augmente. On accepte des augmentations de part et d'autres à chaque année (Hydro, Bell, Vidéotron et cie), mais lorsque ce sont les écoles qui veulent plus d'argent, on leur crache dessus.

Plusieurs me relancent souvent en disant, par exemple, que les frais de scolarité sont pratiquement inexistants en France. Comparons des pommes avec des pommes! La France est beaucoup plus socialiste que le Québec et mes camarades français pourraient vous parler longtemps des effets pervers d'un système comme le leur.

Comprenez-moi bien, je ne serais pas content d'avoir une augmentation (personne ne le serait), j'ai moi-même des dettes qui frôlent les 20 000 $, mais il ne faut pas se conter d'histoire non plus: l'université, ça coûte cher."
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En fait, monsieur Arcand, votre position est celle qu'André Pratte défendait à La Presse dans un de ses éditoriaux: le gouvernement aurait dû augmenter les frais de scolarité, une mesure qui aurait touché TOUT LE MONDE, plutôt que de couper les prêts et bourses.
C'est, comme l'écrivait Samuel Auger dans le courriel précédent, la solution proposée par les jeunes Libéraux. Malheureusement, ce n'est pas celle qu'a retenue le gouvernement Charest…