BloguesRichard Martineau

Ras le bol d’un lecteur

J'ai reçu ce courriel de MICHEL CHAYER. Je vous le livre en entier, même s'il peut vous choquer. C'est le prix à payer pour la liberté d'expression.

"Dans l'édition n° 241 de L'Aut'journal, une publicité de la Fédération autonome du collégial de la province de Québec annonce que: "La présence multiethnique au Québec (est) un apport culturel sans pareil."

Moi, mes revenus me contraignent d'habiter, depuis deux ans, un quartier populaire près d'un ensemble de HLM, et à moins de quatre mètres de mon patio, dans l'aire gazonnée qui jouxte mon immeuble, ce qu'il m'est loisible de voir et d'entendre à titre d'apport culturel, c'est surtout les insultes d'un ramassis de délinquants, de petits voyous sans manière qui se sont accaparés des lieux qu'ils se plaisent à vandaliser.

Mise à part les insultes, les cris et les hurlements, l'essentiel de leur vocabulaire réside dans l'expression "j'ai le droit";au lieu de fréquenter les terrains de jeux de la municipalité, au détriment du plus élémentaire savoir-vivre, ils auraient le droits de crier comme bon leur semble aux abords des immeubles d'habitation, ils auraient le droit de nous invectiver, ils auraient le droit de lancer leur ballon sciemment dans le fenestrage de l'immeuble, ils auraient le droit de squatter jusqu'à des heures indues, assez souvent bière à la main, l'ensemble des abords de l'immeuble où je loge, et où je tente de travailler et de lire.

Lorsqu'on leur demande d'avoir l'obligeance de bien vouloir se donner la peine d'aller jouer au soccer ailleurs qu'à moins de trois mètres d'où nous essayons de vivre, est-il normal que des gamins Nord-africains et Antillais d'entre dix et dix-huit ans viennent, presque sous notre nez d'adulte, nous insulter et nous houspiller à tour de bras?

Hier, ma mère de soixante et dix-huit ans, en visite alors, c'est fait dire par cette horde d'immigrés mal élevés qu'elle avait, notamment, des champignons; le reste est à l'avenant. Les parents de ses voyous ? Vous rigolez! Ce sont justement ces parents qui incitent leurs progénitures délinquantes à revendiquer leurs droits, i.e. à jouer du coude. Nous avions bien tenté un rapprochement, mais pour toute réponse, les mères de ces voyous nous ont lancé un vibrant: «nous avons le droit!»

Un apport à la société? Une charge sociale, vous voulez dire! Tant la police communautaire, que les agents sociaux communautaires nous affirment qu'ils leurs faut mettre des gants blancs pour aborder ces immigrés Nord-africains et Antillais; si nous osons nous plaindre de la délinquance, et du bruit qui l'accompagne, c'est parce que nous sommes des racistes, comme de bien entendu!

Sans compter les nombreuses interventions policières, afin d'inciter -bien inutilement d'ailleurs- ces gens d'aller crier dans un terrain de jeux plutôt que sous nos fenêtres, il a été nécessaire de mobiliser le flic communautaire du coin, l'agent sociocommunautaire attaché à l'Office municipal d'habitation, le conseiller d'arrondissement, le responsable des parcs de la ville, la responsable des loisirs, les concierges et propriétaires, et tutti quanti.

À titre d'exemple «d'apport culturel sans pareil», ma jeune voisine de palier, étudiante au CEGEP, n'a eu d'autre choix que d'emballer son ordinateur et de partir étudier dans un autre lieu en vu de ses examens de fin de session, ceci tout en ayant la responsabilité jusqu'au premier juillet de son loyer devenu inhabitable à cause des cris avec le retour du beau temps. De même que la jeune mère de famille du patio suivant, qui, en plus de se faire servir des «va chier», a eu l'obligation de déménager cet été parce que son bébé d'un an se faisait réveiller sans cesse par les vociférations de sauvages d'une «culture sans pareil»; un bébé d'un an, ça dort normalement dès dix-neuf heures.

Ce ne sont pourtant pas les terrains de jeux qui manquent dans le secteur, et plus nous suggérions à ces sauvages d'aller y crier, plus ils insistaient pour nous abreuver de jolies expressions biens québécoises, comme des «tas de marde», «fuck you», «mande d'la marde», «va chier», le tout servis avec une profusion de doigts d'honneurs, ceci sans compter les intimidations, et les menaces de casser les vitres de l'immeuble.

En fait de culture, ces ethnies au Québec font dans le révisionnistes historiques : certains de ces émigrés du Maghreb m'ont aimablement expliqué que je n'étais qu'un bagnard, que nous étions tous des bagnards, tous les Québécois de souche s'entend, parce qu'à l'époque la France aurait vidé ses prisons afin de peupler ses colonies, et que nous, les Canadiens-français nous serions donc les immondes descendants de prisonniers. Rien de moins!

Moi qui suis un admirateur de l'ouvre de Sartre et Beauvoir, je dois dire que je reviens de loin, et en ce qui me concerne, la coupe est pleine. Bien entendu, avoir les moyens d'habiter les beaux quartiers, mon optique serait demeurée différente, cependant force est de constater que le quartier où je loge, ce sont ces immigrés Nord-africains et Antillais qui rendent les lieux invivables.

Singulièrement, ces immigrés, dans l'ensemble prestataires de l'Aide sociale, affirment qu'ils ne peuvent s'ébattre dans la cour des HLM subventionnés qu'ils habitent, parce que leur cour est réservée au stationnement (parking), et donc encombrée de voitures ; ils leur faut donc venir crier sous nos fenêtres. Or, moi qui ne peux me qualifier auprès de l'Office municipale d'habitation de Longueuil afin d'obtenir moi aussi un logement subventionné, je n'ai pas les moyens par contre de m'offrir une automobile. Et puisque je n'ai plus les moyens non plus de partir en vacance, j'ai l'obligation d'entendre vociférer ces sauvages sous ma fenêtre l'été durant.

J'ai déjà demeuré en Europe de l'Ouest, et parcouru l'Amérique Latine pendant plus d'un an, sans compter mes séjours au États-unis et mes voyages à travers le Canada, j'avais l'esprit large, mais dans mon quartier depuis deux ans, à force de ne plus avoir de quiétude, à force d'insultes à foison et d'être témoin de vandalismes, j'arrive à me convaincre que d'une façon générale les immigrants Antillais et Nord-africains sont une des causes de la détériorations du tissu social des quartiers populaires en Amérique du Nord et en Europe.

Que les biens pensants se le tiennent pour dit."