MATHIEU POIRIER:
"Admettons que tout le monde décide du même coup d'abandonner sa voiture et d'emménager en ville. Où est-ce qu'on foutrait tout ce monde-là?
C'est bien beau de chialer contre les méchants banlieusards, mais on ne pourrait certainement pas tous les entasser sur l'île de Montréal. Cette position est à la fois stupide, irréfléchie et irréaliste.
On peut faire le choix de vivre en banlieue ou en ville, du moment que tous ne font pas le même choix! Alors, les citadins qui peuvent marcher jusqu'à leur emploi du centre-ville, remerciez donc les banlieusards qui vous rendent la chose possible.
Personnellement, je fais 45 minutes de vélo matin et soir pour me rendre au boulot en traversant le pont Jacques-Cartier. Mais l'hiver, c'est moins évident (en plus que la piste cyclable du pont est fermée)."
___________
Ma réponse:
La semaine dernière, j'ai animé une tribune téléphonique sur ce sujet (l'essence, l'étalement urbain et la guerre ville-banlieue). Un chauffeur d'autobus et un employé du métro m'ont téléphoné. Ils m'ont dit tous les deux que si du jour au lendemain, la plupart des gens décidaient d'utiliser le transport en commun, le système capoterait, car il ne pourrait répondre à la demande.