Le Visiteur : Les Grands Esprits
Scène

Le Visiteur : Les Grands Esprits

Au départ, le Théâtre Les gens d’en bas ne croyait pas que sa production du Visiteur tiendrait l’affiche plus de quatre semaines. Or, trois ans après la création de la populaire pièce d’Éric-Emmanuel Schmitt, à l’été 1998, ce spectacle est devenu le plus gros succès de l’histoire de la troupe du Bic.

Au départ, le Théâtre Les gens d’en bas ne croyait pas que sa production du Visiteur tiendrait l’affiche plus de quatre semaines. Or, près de trois ans après la création de la populaire pièce d’Éric-Emmanuel Schmitt, à l’été 1998, ce spectacle est devenu le plus gros succès de l’histoire de la troupe du Bic dirigée par Eudore Belzile. Après le Bas-du-Fleuve, la troupe s’est installée à Québec, au Théâtre de la Bordée, en janvier 2000 puis à Ottawa, en mars 2000. Et voilà qu’elle débarque à Montréal: Le Visiteur prend l’affiche de la salle du Gesù, dès le 16 janvier, dans une mise en scène de Françoise Faucher, avec Jean-Louis Roux dans le rôle de Freud, Emmanuel Bilodeau, Frédéric Desager et Anne Bryan.

La pièce Le Visiteur a été créée à Paris, en 1993 et s’est vue couronnée de plusieurs prix Molière cette année-là (dont celui du meilleur auteur et du meilleur spectacle de théâtre privé). Depuis, la carrière internationale de la pièce est très reluisante. Le comédien Emmanuel Bilodeau, dont le dernier grand rendez-vous au théâtre était Hamlet au Rideau Vert, y défend un autre rôle démesuré: Dieu. (Rappelons que Marc Béland a déjà incarné ce personnage, il y a six ans, dans une production dirigée par Daniel Roussel; ce même Béland qui a abandonné Hamlet au Rideau Vert au profit de Bilodeau…) Pour ce dernier, le succès du spectacle tient au caractère universel du sujet, au message de tolérance, et aux multiples lectures que le public peut faire de l’oeuvre selon ses valeurs et ses croyances.

Un soir d’avril 1938, à Vienne, la Gestapo arrête la fille de Sigmund Freud pour un interrogatoire. Seul et malade, le père de la psychanalyse réalise alors que, pour lui et tous les Juifs d’Europe, commence le long cauchemar de la persécution par les nazis. Soudainement, un étrange visiteur apparaît chez lui et tente de calmer son inquiétude. Il prétend être Dieu. Qui est-il vraiment? Un fou? Un songe? L’inconscient? Ou est-ce l’incarnation terrestre de l’Être suprême qui veut confronter l’athéisme du docteur Freud?

"La pièce n’est pas un traité de théologie ou de psychanalyse", prévient Emmanuel Bilodeau, qui se rangerait plutôt du côté de l’agnostique que du prêcheur chrétien. "Il y a de grandes questions existentielles qui nous dépassent, et au-dessus desquelles passera toujours l’ombre du doute. C’est bien d’avoir la liberté de croire ou de ne pas croire. Devant la souffrance, la guerre ou la mort d’un enfant, tout le monde, un jour ou l’autre, peut douter. C’est un texte d’une grande intelligence qui a la qualité de nous faire réfléchir."

Après " être ou ne pas être "… " croire ou ne pas croire "! Voilà la question que l’acteur va soulever sur scène, sans y répondre… Car le théâtre pose des questions mais ne donne pas de réponses. C’est là son mystère, et sa beauté.

Du 16 janvier au 10 février
Au Gesù

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