Critique: Comme une bouchée de petits cailloux : Jusqu'au 1er février au théâtre Périscope
Scène

Critique: Comme une bouchée de petits cailloux : Jusqu’au 1er février au théâtre Périscope

Sous un titre singulier, Comme une bouchée de petits cailloux, surprise au Périscope. Le Théâtre Édenté, groupe de finissants de la promotion 2001 du Conservatoire d’art dramatique, a concocté, avec la complicité de Marie-Josée Bastien, un spectacle en quatre volets, quatre courtes pièces inspirées ou adaptées des textes et de l’univers de Benacquista, Maupassant et Kundera. Résultat: un spectacle énergique, ludique et plein d’invention.

Sous un titre singulier, Comme une bouchée de petits cailloux, surprise au Périscope. Le Théâtre Édenté, groupe de finissants de la promotion 2001 du Conservatoire d’art dramatique, a concocté, avec la complicité de Marie-Josée Bastien, un spectacle en quatre volets, quatre courtes pièces inspirées ou adaptées des textes et de l’univers de Benacquista, Maupassant et Kundera. Résultat: un spectacle énergique, ludique et plein d’invention.

On y rencontre une femme exaspérée par sa voisine musicienne (Mourir pour si peu), un jeune couple éprouvant ses limites (Le Sun Motel, un 8 août), un couple d’acteurs aux relations un peu tordues (Le Dernier Jeu) et, au XIXe siècle, une prostituée sacrifiée aux intérêts d’un groupe de bourgeois (Femme au combat). Pour relier ces différentes pièces, un inconnu, errant dans la ville, apparaît entre les étapes du spectacle et raconte son histoire. Celle-ci n’étant liée ni au contenu ni à l’atmosphère des quatre pièces, on peut toutefois s’interroger sur l’efficacité de ce fil conducteur, qui apparaît parfois un peu forcé.

Moments comiques ou dramatiques, textes modernes ou du XIXe siècle, réalisme et fantaisie: on chercherait en vain, dans ce spectacle qui s’inscrit sous le signe de la pluralité, une réelle unité de ton. Si cette absence étonne, ou dérange un peu parfois, l’ensemble est cimenté par certains thèmes – réflexion sur la réalité et les apparences, le jeu et la convention théâtrale -, et par les qualités du spectacle – enthousiasme des comédiens, inventivité de la mise en scène, exploitation intéressante d’un décor aux possibilités multiples (Élise Dubé).

Original et volontiers ironique, ce spectacle révèle de jeunes comédiens créatifs (Ann-Sophie Archer, Fabien Cloutier, Jean-Philippe Joubert, Valérie Laroche, au talent éclatant, Catherine Larochelle, Christian Michaud, Caroline Tanguay), tour à tour interprètes, auteurs ou metteurs en scène, abordant leur art avec assurance. Malgré quelques longueurs et quelques maladresses dans le jeu, ils allient intensité, grand sens du rythme et de l’image, créant beaucoup de moments très drôles – l’art théâtral au service du mensonge dans Le Dernier Jeu – ou très beaux – la finale, musicale et gestuelle, de Mourir pour si peu, et les mouvements d’ensemble de Femme au combat.

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