Martin Petit : Thérapie par le rire
Scène

Martin Petit : Thérapie par le rire

Martin Petit s’amène au Centre culturel de Sherbrooke pour une série de représentations d’Humour libre, le one-man-show qui lui a valu le prix du Spectacle de l’année au Gala des Olivier.

Nous avons rencontré Martin Petit il y a un certain temps déjà, au moment où était lancée la vente de billets au Centre culturel. L’humoriste avait accepté de participer à une journée de promo, où il se trouvait sur place pendant que les gens venaient acheter leurs billets. Se cherchant une activité à faire le soir, il nous avait demandé des suggestions de sorties. Quelle ne fut pas notre surprise de le voir là où on lui avait recommandé d’aller: dans un cabaret de cirque érotique! Sympathique, il discutait avec ses voisins de table et avait dit apprécier sa soirée, malgré certaines performances qui manquaient de fini.

Ce qui n’est certes pas le cas de son deuxième one-man-show, Humour libre, présenté en "prérodage" l’an passé à Coaticook. Bien huilé, le spectacle aborde différentes thématiques, dont celle des choix. Et qui parle de choix aux Québécois peut difficilement passer à côté du thème de l’identité nationale. L’humoriste a conçu un numéro sur le sujet, pour lequel il a effectué beaucoup de recherches. Il a lu Gérald Godin et Gaston Miron, épluché plusieurs livres d’auteurs québécois, consulté des ouvrages sur le Québec écrits par des anglophones, parcouru des volumes sur la culture autochtone… Et son labeur a été récompensé, puisque le monologue a reçu l’Olivier du numéro de l’année. "C’est un sujet qui va te chercher dans les tripes!, constate-t-il. Je ne m’attendais pas à autant de réactions. Le monde rit énormément."

Et Petit en est convaincu: le rire a de précieuses vertus. "Ça enlève des nœuds, c’est libérateur, ça procure une détente comparable à un massage. On sous-estime ce que ça provoque chez le public", considère le grand gaillard.

Voilà pourquoi il en a marre de toutes ces flèches décochées vers lui et ses collègues, qu’on accuse d’être trop vulgaires ou maladroits avec la langue française. "On veut tous que notre métier soit respecté, dit-il. En vieillissant, je trouve juste des bonnes raisons de faire ce métier-là."

"Ce qui est bien, c’est que le public ne semble pas embarquer là-dedans. Les gens ont l’instinct de dire "Moi, ça me fait du bien!""

Du 9 juillet au 13 août, les vendredis et samedis
À la salle Maurice-O’Bready
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