

Voyage au bout du monde : Chasse au monstre
Prêts pour un Voyage au bout du monde? Alors, prenez une rame et suivez Ti-Jean en rabaska à travers les méandres de l’histoire de Saint-Paulin.
Karine Gélinas
Photo : Michel Julien
Le mal est aux portes du village d’Hunterstown, aujourd’hui nommé Saint-Paulin. Le bruit court qu’une étrange bête à sept têtes rôde dans les parages. N’écoutant que son courage, Ti-Jean, héros légendaire, part donc à la recherche du monstre. Pour le traquer, il entraîne avec lui quelque 80 visiteurs dans un périple sur la rivière du Loup. Du coup commence un fabuleux voyage de deux heures à travers le passé de la région.
Ce spectacle, qui allie activité physique et théâtre, est présenté pour un troisième été sur le site du Baluchon. Lauréat national Or des Grands Prix du tourisme québécois dans la catégorie Attraction touristique de moins de 50 000 visiteurs en 2005, il a été revu et corrigé afin de tendre vers le meilleur rythme possible. La pièce a été resserrée et quelques scènes ont été modifiées, dont la conclusion. Mais, selon le metteur en scène Pierre Legris, la magie de Voyage au bout du monde résulte avant tout du talent des comédiens, tous finissants de l’option Théâtre du Cégep de Trois-Rivières. "Dans chaque scène qui est montrée, on sent que les comédiens sont forts. Sur l’équipe de 10 comédiens, il y en a 5 qui ont été acceptés dans des écoles professionnelles de théâtre. Donc la qualité du jeu, cette année, est particulièrement remarquable", exprime-t-il avec fierté.
Mis à part le fait de pagayer, l’un des plaisirs de la petite aventure théâtrale consiste à débusquer la fameuse bête. L’équipe du Théâtre en rivière a-t-elle créé un véritable événement autour de la finale? "La bête a changé de lieu d’apparition. C’est une bête qui fait sourire. On n’a pas essayé de reproduire les effets spéciaux d’Hollywood! Le texte de la Messagère est important à la fin… Le spectacle tourne autour de cette idée que Ti-Jean est à la recherche de la bête à sept têtes, qui est le mal qui s’incarne. À la fin, les gens d’Hunterstown se rendent compte que le mal est à l’intérieur d’eux. On devient possédé par le mal. La représentation de la bête, c’est autre chose. Elle est plus là pour ceux que le texte n’accrochera pas, disons. Elle est là plus pour les jeunes. Mais le texte, lui, est plus pour les adultes. Et le message que le spectacle donne se trouve à travers les personnages historiques. Les êtres humains cherchent toujours à lutter contre ce qui pourrait les envahir un jour, que ce soit la maladie, la folie, les idées noires…" conclut Pierre Legris.
Jusqu’au 20 août
Au Baluchon
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