Sursaut : Songe d'une nuit d'automne
Scène

Sursaut : Songe d’une nuit d’automne

La compagnie de danse Sursaut présente une nouvelle version de son plus récent spectacle, À la nuit tombante, au Théâtre Centennial.

En 2005, la compagnie sherbrookoise Sursaut présentait un nouveau spectacle, À la nuit tombante, qui racontait l’histoire d’un cordonnier (Adam Dymburt), transformé par le contact de créatures féériques rencontrées dans une forêt enchantée. Dédiée au public jeunesse, la production revient sur les planches du Théâtre Centennial avec de nombreux changements. C’est que, avec le recul, la chorégraphe et directrice artistique Francine Châteauvert a décidé de préciser son histoire. "La trame est plus claire", souligne-t-elle.

C’est surtout la seconde partie du spectacle qui a été modifiée. L’influence des créatures sur Auguste s’avère plus marquée, et leur personnalité s’est précisée par leur gestuelle. "J’ai carrément changé les chorégraphies et les images, indique la directrice artistique. Avec le recul, on voit les choses différemment. Tous les metteurs en scène et chorégraphes font ça." Elle cite en exemple la production Casse-Noisette et le Roi des rats, que Sursaut a monté à cinq reprises. "Des chorégraphies sont restées exactement pareilles et d’autres ont complètement changé. Ton oeil et ta vision changent."

Autre bouleversement important: toute l’équipe d’interprètes a été modifiée, sauf Adam Dymburt, qui incarne toujours Auguste. Ne pouvant se permettre d’engager des interprètes à l’année, la compagnie doit composer avec les conflits d’horaire, les nouveaux projets professionnels et les aléas de la vie. "C’est assez généralisé dans le milieu de la danse", constate Francine Châteauvert. Parmi les danseurs, trois proviennent de Sherbrooke: Nancy Letendre, Simon Durocher Gosselin et Julie Duguay. "C’est beaucoup de travail, d’angoisse. Mais ça va quand même assez bien", nous mentionnait la chorégraphe à moins de deux semaines de la représentation.

Après le Centennial, À la nuit tombante sera présenté dans quatre autres salles québécoises cet automne. La chorégraphe estime que c’est au printemps 2008 que ce spectacle trouvera sa version définitive. "Le processus est long pour vraiment présenter un spectacle achevé. Et avec l’expérience, ça prend plus de temps", observe la chorégraphe. "Un spectacle, c’est vivant. C’est devant le public qu’il se définit. Tu ne peux pas rendre un spectacle mature sans le jouer devant du monde. Ça prend ça."

Le 12 novembre à 14h
Au Théâtre Centennial
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