2008 revue et corrigée : Drôle d'année
Scène

2008 revue et corrigée : Drôle d’année

2008 revue et corrigée s’amuse de façon inégale des gaffes des uns et des succès des autres.

Pour donner le ton à la soirée, l’équipe de 2008 revue et corrigée frappe fort en laissant la parole au premier ministre Stephen Harper, qui souhaite bien de la merde aux millionnaires gâtés qui joueront le spectacle. Le coup d’envoi est alors donné pour une revue de l’année en dents de scie, composée d’imitations réussies, de parodies qui tapent souvent dans le mille, mais qui parfois aussi sentent le réchauffé, comme par exemple la réutilisation du sketch du Banquier (vu l’an dernier), pour permettre à Julie Snyder de répliquer à Marie-Élaine Thibert (la nouvelle Aurore du Québec), qui s’était plainte à Tout le monde en parle de ne pas avoir les moyens de s’acheter une maison.

Peut-être aussi que les auteurs auraient eu besoin de plus de recul avant d’inclure le numéro sur le débat des chefs Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont, sauf qu’à bien y penser, il était aussi fade que le véritable débat… La tournée mondiale de Céline Dion, et tout le battage médiatique qui l’a entourée, le 400e de la ville de Québec, le spectacle de Paul McCartney ont tous été évoqués à plusieurs reprises, alors qu’un seul sketch aurait suffi pour s’amuser à leurs dépens. Il faut par contre reconnaître que l’imitation du petit René-Charles par Marc Saint-Martin est joyeusement irrévérencieuse!

Mais assez déblatéré sur les aspects tièdes du spectacle, qui propose par ailleurs une hilarante parodie de Dieu merci! avec une improvisation de Maxime Bernier et Julie Couillard; un sketch nous permettant de revoir les derniers moments de Chantal Fontaine dans Virginie; la mission de Sarkozix, Carla Brunix et Obélix délivrant Ingrid Betancourt; une parodie de film d’horreur sur la listériose; la présence de Jean-René Dufort aux J.O. de Beijing et celle de Lise Thibault à l’émission Paquet voleur; un monologue de Jean-Marc Parent sur l’environnement et les propos de Stéphane Dion traduits par un mime. On lève surtout notre chapeau au travail du metteur en scène Joël Legendre et de ses comédiens et comédiennes Suzanne Champagne, Véronique Claveau, Benoît Paquette, René Rousseau, Marc Saint-Martin et Tammy Verge.