Si Pirate : À l'abordage!
Scène

Si Pirate : À l’abordage!

Avec ses rêves de trésors cachés et ses parcelles d’histoire, la production Si Pirate est de retour à l’Auberge Le Baluchon.

S’il y a un trésor à Saint-Paulin, c’est bien la rivière du Loup. On comprend donc que l’Auberge Le Baluchon l’exploite de différentes manières, voire qu’elle s’en serve comme décor pour sa production théâtrale Si Pirate, qui tient l’affiche pour un deuxième été consécutif.

Écrite par Michèle Dion et mise en scène par Pierre Legris, le même duo qui était derrière Voyage au bout du monde, la pièce s’articule autour d’un pirate qui, voguant sur la mer de Champlain, s’échoue sur les rives de la rivière du Loup à la suite d’un cataclysme. Or, pour regagner la grande étendue d’eau saline, il doit faire exploser une chute. Ce qui ne plaît pas du tout à Augustin Magnan, personnage de l’histoire régionale reconnu pour ses idées ingénieuses. Afin que le joyau naturel demeure, le fin renard crée ainsi un héros de la piraterie, Barbe Rousse, et invite le marin égaré à partir à la recherche d’un trésor sur le cours d’eau mauricien.

"On a voulu mettre en valeur un fait historique de la région qui est la création de la faille de Saint-Cuthbert à la suite d’un tremblement de terre qui, du coup, a façonné les chutes de Sainte-Ursule et les chutes à Magnan", explique la productrice Nancy Cournoyer, questionnée sur les origines du spectacle. "C’est un texte, une aventure qui fait beaucoup appel à l’imaginaire. On rencontre des personnages comme des gnomes, des fées, des ondines. Je vous dirais que si Voyage au bout du monde était davantage historique, Si Pirate est davantage fantastique. Les décors sont plus flamboyants, plus imposants. Il y a beaucoup plus de couleurs. Même chose pour les costumes. On a été plus dans le détail. C’est un peu plus spectaculaire. Mais on reste toujours dans la simplicité. Je pense que c’est ce qui fait le succès du Théâtre en rivière; on utilise les atouts naturels du site, que l’on met davantage en valeur."

Opter pour un coup d’oeil un peu plus faste a-t-il engendré des difficultés techniques? "Sur le plan de la mise en scène, non. On exploite beaucoup la beauté naturelle du site. C’est sûr que ça exige des comédiens une certaine agilité. Entre autres, sur le bateau de pirate, les personnages doivent monter dans les cordages, se promener sur ses abords, qui ressemblent un peu à une poutre", souligne Cournoyer, en pensant aux neuf comédiens, tous des finissants de l’option Théâtre et médias du Cégep de Trois-Rivières, et à la flûtiste.

SUR LES FLOTS

Si Pirate reprend la formule qui avait fait le succès de la production précédente. Ainsi, les spectateurs sont au coeur de l’action. À bord de rabaskas, ils suivent les protagonistes dans leurs aventures. Un périple de deux heures et demie. "Cette année, on a retravaillé les deux premières scènes ainsi que deux autres du milieu de la pièce. Les gens aimaient le concept, l’histoire, mais trois heures de spectacle, c’était un petit peu trop long. On a donc écourté la production sans affecter l’histoire", conclut la grande responsable.

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