Dominic Paquet : Chic gamin
Scène

Dominic Paquet : Chic gamin

Dominic Paquet n’a rien à envier aux grands noms de l’humour québécois. Et il le prouve avec Paquet voit le jour, son deuxième one-man-show qu’il campe dans un univers très glamour.

Un bon vieux sous-sol aménagé dans le style des années 70 avait servi de décor au premier spectacle éponyme de Dominic Paquet. Avec son nouveau one-man-show, Paquet voit le jour, l’humoriste qui renversait le public avec une parodie de l’émission Britain’s Got Talent au Grand Rire de Québec l’an dernier quitte ce lieu sombre et humide pour monter à l’étage.

"Cette fois-ci, le spectacle va faire pas mal New York. J’avais le goût de quelque chose de plus glamour, même si je ne me prends pas au sérieux. En fait, le but du décor, c’est de faire un clash entre le côté jet set et le côté plus sympathique que j’ai comme humoriste", explique-t-il. Un ton qui est d’ailleurs donné par la plus récente affiche de son spectacle (la première, où il sortait d’un oeuf flambant nu, avait surtout servi à faire jaser); on le voit vêtu d’un chic complet, un fusil à l’eau à la main. "J’ai un côté ben enfantin. Il y en a beaucoup qui disent que je suis un enfant dans le corps d’un adulte. Sans dire que je suis immature, j’ai un regard bien naïf sur la vie."

Dans cette deuxième production, ses yeux, il les pose sur bien des sujets: les gens qui se partent en affaires, la bêtise humaine, les métiers, son côté gêné quand il était plus jeune. "Je parle beaucoup du fait qu’il n’y a rien de parfait dans la vie, de l’importance de ne pas se prendre au sérieux et de s’assumer plus comme des personnes qui ont des défauts." Surtout que le Créateur lui-même a commis quelques erreurs en inventant certains êtres vivants! "Je ne suis pas un "critiqueux" social. Donc même quand j’aborde des sujets bien sérieux, ça ne choque personne", précise-t-il, alors qu’on lui demande s’il ne s’aventure pas là sur un terrain miné.

UN PERSONNAGE

Bien qu’il pousse à l’occasion la chansonnette, le natif de Kirkland se spécialise dans un art qui se rapproche du stand-up américain. Exit, donc, les colorés personnages. Quoique… A-t-il inséré son journaliste Elga Nerveu au spectacle? "Pour l’instant, dans les textes que j’ai écrits – et j’ai pas mal de matériel, même un petit peu trop -, il n’est pas encore dedans. Ça va dépendre si les gens le demandent. Il n’était même pas dans mon premier one-man-show, mais il y avait eu une demande pour lui. Alors je l’avais intégré. Étant donné qu’il n’y a pas vraiment de personnages costumés dans mon show, je trouverais ça bizarre d’en faire juste un." Puis, une question l’amène à se rectifier: "Je dis que je n’ai pas beaucoup de personnages dans mon show, mais pour vrai, j’en ai une trentaine! C’est juste que ce ne sont pas des personnages à la Jean-Michel Anctil, avec un costume et tout ça. C’est juste moi-même sur scène. Mais avec les mimiques et les voix que je fais, j’installe des personnages dans l’imaginaire des gens. Ils entendent une voix et l’associent à quelqu’un qu’ils connaissent dans leur vie."

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il souhaitait que Michel Courtemanche s’occupe de sa mise en scène. "Ça fait des années que je me fais dire que je suis un gars de mimiques, que je joue beaucoup mes gags. Et s’il y a un gars qui a été fort au Québec dans ce domaine, c’est bien Courtemanche. Il m’aide beaucoup à approfondir mes gags. Des fois, pendant que je joue, je m’arrête, je me censure. Tandis que lui, il est plus le genre à me pousser à aller plus loin."

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