Omaterra, l'an 2 / Jean-Guy Legault : Un peu plus haut, un peu plus loin
Scène

Omaterra, l’an 2 / Jean-Guy Legault : Un peu plus haut, un peu plus loin

Omaterra vogue vers son "an 2" avec un seul capitaine à bord: le metteur en scène Jean-Guy Legault. Avec le clown Vincent Cotnoir et la comédienne Martine-Marie Lalande, la traversée sera acrobatique!

À ceux qui se demandent encore pourquoi Jean-Guy Legault a sauté tête première dans le panier de crabes que représentait le spectacle Omaterra à quelques semaines de la première de l’an 1, le respecté metteur en scène répond ceci: "J’ai toujours fait du théâtre sportif, du théâtre qui rocke. Ce n’est pas dans mon énergie que de monter du "théâtre à texte". Ça faisait longtemps que je cherchais une occasion d’aller vers le cirque. Quand la porte s’est ouverte, j’ai plongé, même si c’était un peu fou. Il n’a pas fallu que je réfléchisse trop avant de dire oui."

"L’an dernier, c’était une opération sauvetage", concède-t-il. Après avoir hérité d’un spectacle qui se dirigeait peut-être vers un iceberg, Legault a changé de cap avec bon nombre de modifications, mais sa marge de manoeuvre était limitée. "Cette fois, j’avais la possibilité de vraiment adapter le scénario, de créer des numéros… L’avantage de l’an 2, c’est de pouvoir amener le spectacle encore plus loin." Par le fait même, Omaterra, l’an 2 portera le sceau de Jean-Guy Legault. "Plus ça va, plus ça se rapproche de ce que j’ai envie de créer."

AU-DELÀ DE L’EAU

L’identité du spectacle s’est également clarifiée au cours des derniers mois. "Dans Omaterra, c’est l’eau la vedette, et c’est un show principalement acrobatique. L’histoire devait mettre en valeur les performances des acrobates parce que c’est ça qui est impressionnant. Il y aura des numéros plus vertigineux, plus dangereux, si on veut. On a bonifié ou carrément changé les deux tiers du spectacle. La commande était de le rendre plus percutant et plus drôle."

La drôlerie, Jean-Guy Legault connaît ça; par le passé, il s’est mouillé en montant moult comédies. Ainsi, afin que des vagues de rire se fassent entendre à la place Nikitotek, le metteur en scène s’est attardé aux situations et aux personnages, dont Monsieur Sprinkler et Madame Purelle. "L’an dernier, ils étaient surtout observateurs; ils n’étaient pas le moteur de ce qui arrivait. Cette année, l’idée est de vraiment montrer que ce qu’on provoque à l’échelle locale a des répercussions nationales, et éventuellement internationales."

"Dans la comédie, il y a une règle de base: il faut que le public soit plus intelligent que le personnage sur la scène. Dans notre tête, il faut qu’on précède ce qui va arriver. L’anticipation fait que c’est drôle, et cette année, on a pris le temps de développer ça." Une nouvelle entité fera également son apparition aux côtés de la Tribu des eaux: la Marée noire. "Ça permet d’avoir de réelles confrontations, des contrepoids qui sont drôles, absurdes."

FOUGUE ET EXPÉRIENCE

Il reste encore beaucoup de travail avant la première représentation d’Omaterra, l’an 2, mais on devine Jean-Guy Legault plus relax qu’à pareille date l’an dernier. Il nous laisse savoir qu’il se sent en confiance avec son équipe qui a fait le plein de sang neuf; la moitié de la distribution est nouvelle. "Comme dans une équipe de hockey, c’est toujours bon d’avoir des vétérans et des rookies!"

Le duo qui joue les personnages principaux illustre bien cette nouvelle réalité. Vincent Cotnoir reprend les traits de Sprinkler, et c’est maintenant Martine-Marie Lalande qui se cache sous les chapeaux de Purelle. "Vincent vient du milieu circassien, alors que Martine-Marie est du théâtre. La combinaison est très intéressante."

Et avec toutes ces nouveautés, c’est un vent de fraîcheur qui gonflera les voiles d’Omaterra cet été.