Michel Normandeau : Paris, je t'aime
Scène

Michel Normandeau : Paris, je t’aime

Enflammé, Michel Normandeau s’apprête à égayer la scène du Théâtre de l’Île au moyen de Mademoiselle de Paris, un conte inspiré des nombreuses péripéties parisiennes que lui a relatées son grand-père.

"Je suis un amoureux de Paris!" s’exclame Michel Normandeau, à mi-chemin d’un entretien au courant duquel il n’économisera pas les superlatifs pour traduire la passion qui l’habite. Cette ferveur n’est pas étrangère à celle qui animait son grand-père, un voyageur chevronné dont les souvenirs de voyages dans la capitale française ont fait l’objet de plusieurs confidences ayant modelé un lien privilégié entre les deux hommes. Mademoiselle de Paris, que met en scène Sylvie Dufour, dévoile la synthèse des échanges entre un Parisien de coeur et un jeune homme qui allait le devenir.

Révélé au public au sein de la légendaire formation Harmonium, le musicien a choisi de s’armer d’un accordéon afin d’attaquer de nouveau la scène, après plusieurs années passées à oeuvrer dans la fonction publique. "En quittant le fédéral, je cherchais à me lancer dans une activité bénévole. J’ai commencé à trimbaler mon instrument dans de petits foyers de 7 à 15 personnes âgées, et j’ai rapidement constaté l’intérêt que mon public portait aux histoires de mon grand-père", relate Michel Normandeau.

Après une menue représentation au Café des artistes de la Lièvre, à Buckingham, la direction du Théâtre de l’Île a manifesté son désir de transposer l’oeuvre dans un contexte plus ambitieux, bonifié de trois musiciens additionnels. Le créateur s’esclaffe: "Je n’avais jamais envisagé de présenter mon conte à cette échelle, mais je me suis dit: "Pourquoi pas?""

Michel Normandeau signe une chronique mensuelle sur la chanson française à l’émission Divines tentations, sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada. "Les récits de mon grand-père ont nourri mes interventions qui, elles, m’ont aidé à structurer mes recherches en vue de l’écriture du conte", explique l’artiste.

Une gestation organique, donc? "En quelque sorte", constate Michel Normandeau, qui lancera, quelques heures avant la première, un album inspiré du spectacle. Tirée à 1250 exemplaires numérotés, la galette s’annonce comme un incomparable agent de bord pour quiconque désire suivre l’audacieux créateur dans son périple.

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