Maxim Martin : Le tempérant Maxim Martin
Scène

Maxim Martin : Le tempérant Maxim Martin

Oubliez les humoristes qui badinent avec l’humour. Dorénavant sobre, Maxim Martin remonte sur scène pour un troisième solo en carrière. Tout va bien.

La question principale que se pose Maxim Martin dans son spectacle Tout va bien, se formule ainsi: est-ce que la civilisation s’en va droit dans le mur? Et si oui, quand a-t-on dévié de notre destinée d’animaux intelligents? La réponse de Maxim est plutôt éloquente: "L’humanité a besoin d’un grand ménage du printemps, on est encore trop pognés avec des paramètres de l’ancien temps… Et même si mon show ne propose pas de solutions, je fais ma part avec des numéros d’humour qui permettent le défoulement, parfait pour soulager l’écoeurite aiguë généralisée." Parmi les victimes de la charge de Max contre le monde, on devine que la religion arrive en tête de liste, mais aussi d’autres sujets moins universels comme le Canadien de Montréal et son insupportable monopole au Québec.

Certains l’auront remarqué, Maxim Martin a changé. Pour le mieux. Dans son corps, il y a des changements. Maxim raconte: "C’est arrivé naturellement… Un jour, je suis entré dans un gym presque par hasard, pesant plus de 200 livres. Mon coach m’a simplement demandé de cesser de boire durant trois mois, et ça dure depuis deux ans!" Pas de jetons ni de réunions pour le tough de Winnipeg, juste la volonté de rester sobre pour son propre bonheur. Même que pour sa fête de 40 ans, Maxim raconte qu’il était accompagné de son ami Éric Lapointe, lui aussi sobre et confiné à la bière sans alcool: "Nous étions entourés de gens sur le party, c’était quand même super le fun!" Et les démons de la tentation… ceux qui feront de ta première rechute un formidable sketch sur scène? "Pas vraiment prévu dans le plan de match… L’an passé à mon anniversaire, voyant que j’étais à la moitié probable de ma vie, je me suis promis de ne plus jamais perdre une journée et de me concentrer sur les gens que j’aime et sur moi-même…"

Avec près d’un demi-million de clips combinés pour son numéro sur les mushs (champignons magiques), de même que son site Web ultra-performant qui regorge de trucs à cliquer, on sent que Maxim Martin maîtrise les technos de l’info comme peu d’humoristes au Québec. La série de capsules qu’il vient d’entamer avec sa fille Livia, disponible en page d’accueil sur www.maximmartin.com, annonce la suite. "Sur le Web, on peut faire des trucs qui n’ont pas leur place ailleurs, comme le [fameux] numéro où je montre ma couille droite sur scène, un truc impossible à voir à la télévision aux heures de grande écoute."