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Rétrospective 2011

Bilan danse : Douceur incarnée

Le prolifique José Navas puise dans la grâce du ballet classique avec S. Une pièce élégante, minimaliste et moderne. Un cran au-dessus de la mêlée.

Le chorégraphe José Navas a traversé une année magnifique, folle et excitante pour reprendre ses mots. « En 2011, je suis retombé sous le charme de la danse et j’ai retrouvé la passion qui m’habitait alors que je débutais comme étudiant. Constamment dans mes valises entre Montréal, Vancouver et l’Europe, j’ai tourné avec mes spectacles Personnae, S ainsi que Bach, Navas et huit danseurs. J’ai aussi travaillé à la création d’une version revisitée de Giselle, une production encore en gestation. »

Bouleversé par les mauvaises nouvelles omniprésentes au téléjournal, Navas essaie de faire oublier les images-chocs, de contrebalancer à sa manière pour faire oublier la laideur: « Le monde dans lequel on vit est plein de violence, de négativité et, comme chorégraphe, je veux le changer avec la beauté. La mission que je me donne, c’est d’insuffler de la douceur en essayant d’aller chercher la pureté dans le mouvement. Et en 2012, j’aurai pleinement la chance de le faire parce que je sais déjà que mon année sera chargée à bloc… Je présenterai une nouvelle pièce de ballet contemporain au Ballet BC de Vancouver, je reprends la tournée pour mon spectacle solo intitulé Personnae, qui me conduira même jusqu’à Tokyo. »

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TOP 3

No 1: José Navas, Grand Théâtre de Québec, du 12 au 14 décembre

Vénézuélien d’origine, et citoyen québécois depuis 1991, José Navas concentre maintenant sa démarche artistique sur la force de l’interprétation et la recherche du mouvement pur. Avec S, une production pour huit danseurs, il atteint des sommets de douceur en brodant une chorégraphie d’un grand raffinement autour de la musique indémodable d’Erik Satie. Mais ce qui surprend le plus au détour, c’est vraiment le haut défi technique que constituent les mouvements dansés par des interprètes athlétiques capables de rendre le tout incroyablement fluide. Un spectacle transcendant signé par une forte personnalité chorégraphique qui sait s’entourer de danseurs aussi sensibles et performants que lui.

No 2: Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet, Babel (Words), Grand Théâtre de Québec, 3 octobre

No 3: Harold Rhéaume, Je me souviens, départ à la Citadelle, du 9 au 31 juillet

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