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Rétrospective 2011

Bilan théâtre : Ici, maintenant

Au théâtre en 2011, plusieurs pièces contemporaines, dont bon nombre de textes engagés. S’y classe, notamment, notre numéro un de l’année.

Édith Patenaude

signe la mise en scène de L’absence de guerre, pièce à saveur politique: « Le point culminant de mon année, mais aussi, de ma carrière, jusqu’ici », confie-t-elle. Elle poursuit: « Depuis ma sortie du Conservatoire, j’ai travaillé très fort pour commencer à bâtir le théâtre que j’ai vraiment envie de faire, en étant sincère et utile au monde dans lequel je vis. Tout a fini par converger vers ça: monter L’absence de guerre, en toute liberté. »

« Ce que je veux faire est de plus en plus clair. Et c’est, entre autres, à cause du gouvernement Harper. Chaque jour, la honte grandit d’être Canadien, chaque jour, c’est insoutenable. Et de là vient cette pulsion politique, de cette douleur que j’ai de faire partie du Canada présentement. Plus ça va, plus se précise mon désir de faire partie d’un Québec qui est un pays. Pour qu’on ait une parole à nous, qu’on soit responsables de notre destin et qu’on ne laisse pas ça entre les mains de gens qui n’ont visiblement pas les mêmes valeurs. »

« À mesure que je vieillis, ma colère grandit, mon envie de me révolter grandit. On dirait qu’avant, j’étais plus douce; mais là, avec tout ce qui se passe, j’ai juste envie de crier, de hurler, et de demander aux gens de se lever et de faire quelque chose! C’est pas toujours populaire d’être engagé, mais je pense que c’est notre devoir d’artiste. On a toujours été précurseurs de mouvements sociaux: on a le grand privilège de pouvoir parler et que certaines personnes nous écoutent. Il faut utiliser ce droit de parole-là d’une façon intelligente. »

ooo

No 1: L’absence de guerre, m.e.s. d’Édith Patenaude, Premier Acte, du 8 au 26 novembre

Fin d’année en coup de poing avec un texte exigeant et pertinent de David Hare. Réflexion politique haletante relatant la course électorale du Parti travailliste en Grande-Bretagne, cette production des Écornifleuses était mise en scène avec aplomb et rigueur, entre fébrilité et profonde humanité, et interprétée magistralement. Une soirée qui donne envie de descendre dans la rue!

No 2: La nuit juste avant les forêts, m.e.s. de Brigitte Haentjens, Carrefour international de théâtre, du 26 mai au 5 juin

No 3: L’opéra de quat’sous, m.e.s. de Martin Genest, Trident, du 19 avril au 14 mai

No 4: Domino, m.e.s. de Patric Saucier, Premier Acte, du 12 au 30 avril

No 5: Roméo et Juliette, m.e.s. d’Olivier Lépine, Bordée, du 18 janvier au 12 février

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