Amaluna : La tempête
Scène

Amaluna : La tempête

Une troupe majoritairement composée d’artistes féminines est en vedette dans Amaluna, la plus récente création du Cirque du  Soleil.

Comme à son habitude, le Cirque du Soleil nous plonge d’emblée dans son univers dès qu’on pénètre sous le chapiteau. On découvre les principaux éléments du décor, notamment de grandes herbes aquatiques. Les éclairages et la trame sonore d’ambiance complètent l’immersion. Plusieurs personnages maquillés et costumés errent déjà autour de la scène pendant que les spectateurs prennent place.

Librement inspiré de La tempête de Shakespeare, Amaluna s’ancre sur une île fantastique peuplée de déesses, de walkyries et d’amazones, avec en tête l’impériale Prospéra. À la suite d’une tempête, un groupe d’hommes échoue sur l’île, incluant le jeune Roméo, qui s’éprend de Miranda, la fille de Prospéra. Leur amour sera toutefois mis à l’épreuve par diverses forces extérieures, dont un vil homme-lézard.

Si l’on saisit bien les grandes lignes de cette trame narrative, force est d’admettre que ce n’est pas tant le sort des protagonistes qui nous importe que les prouesses des artistes, qui prennent le dessus plus souvent qu’autrement sur le récit.

Parmi les numéros les plus impressionnants, mentionnons celui exécuté par la gracieuse Miranda dans un bol d’eau ainsi que sur des cannes placées sur le contour de ce dernier, une performance alliant équilibrisme, contorsion et ballet aquatique. Il faut voir le numéro de jonglerie de l’homme-lézard pour y croire, et les nombreux morceaux de bravoure aériens sont à couper le souffle. Une ovation debout a d’autre part suivi l’incroyable construction d’une immense structure à l’aide de nervures de feuilles de palmier. Là encore, il faut y assister pour apprécier l’ampleur de l’exploit.

Certains passages sont moins captivants, notamment la danse de la Déesse du Paon et la majorité des apparitions du couple de clowns. On a aussi remarqué quelques petits accrochages le soir de la première médiatique (lors du numéro de funambules en particulier), mais dans l’ensemble, la magie opère.

Fait à noter: la metteure en scène new-yorkaise Diane Paulus a fait appel à une distribution constituée à 70% de femmes pour créer Amaluna, une première dans l’histoire du Cirque du Soleil. Ce parti pris pour la féminité se reflète autant chez les acrobates que chez les musiciens, mais les performances des uns et des autres n’en sont pas moins musclées pour autant. La musique est d’ailleurs des plus entraînantes, préconisant le rock avec accents lyriques, électro et funk. Nul doute que Prince adorerait les deux guitaristes drapées de mauve!

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