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Scène

Geneviève Couture / L’Honnête Homme / Un one woman show : Comme une seule femme

Dans L’Honnête Homme / Un one woman show de Marc LeMyre, la comédienne Geneviève Couture défend sur scène comme une seule femme un objet théâtral fantasque à mi-chemin entre le théâtre et la poésie.

L’aventure de L’Honnête Homme / Un one woman show est le fruit de la première carte blanche octroyée par le Théâtre la Catapulte d’Ottawa à un artiste pigiste franco-ontarien. Le poète torontois Marc LeMyre vient présenter le spectacle de sa compagnie Poésie électrique au Théâtre Denise-Pelletier.

Celle qui prêtait ses traits au roi fou du Projet Turandot il y a 12 ans, la comédienne Geneviève Couture, fait une fois de plus équipe avec cet imaginatif créateur fiévreux qui sait faire «exploser le langage», comme elle se plaît à l’illustrer. Le scénographe Guillaume Houët et le musicien Dominique Saint-Pierre (ICEBERG) ont joint le duo dès le départ, pour faire germer un spectacle en trois dimensions après un laboratoire et quatre ateliers. «À partir de nos improvisations est née une espèce de masse informe qui inspirait des textes à Marc LeMyre. On a vogué là-dedans pendant trois ans, et c’est vraiment en octobre 2008 qu’on a trouvé un filon.»

Une femme, la trentaine, entreprend de bâtir son autobiographie à l’aide de "particules intelligentes" – des bribes d’existence, des souvenirs. Juchée dans les nimbes, elle croise le souvenir de sa mère et d’autres réminiscences qui lui permettent de s’interroger sur la matérialité de son expérience humaine. Dans un décor «qui semble nu», Geneviève Couture endosse 13 voix et 6 personnages: «Marc voulait explorer la polyphonie de l’actrice. Il souhaitait exploiter l’écriture 3D en composant une oeuvre pour l’espace et non pas un texte littéraire sur papier avec didascalies…».

Dans une démarche collectiviste, les créateurs donnent voix, corps, vie, âme, souffle à un spectacle «enraciné dans ce qu’on pourrait appeler la logique des rêves». «C’est une histoire qui s’est construite d’abord sur le plan émotif. L’univers de Marc ne me faisait pas peur. Je trouve ça extrêmement nourrissant de travailler hors des sentiers battus, sans filet. Marc nous proclamait créateurs guerriers: on ne sait pas où on s’en va, mais on fonce!» relate la comédienne, qui s’est aussi chargée de la confection des costumes.

«C’est pas un spectacle à comprendre du début à la fin. C’est un objet théâtral. Il peut nous atteindre émotivement au même titre qu’un spectacle de danse contemporaine», prévient la comédienne.

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