Ne manquez rien avec l’infolettre.
Scène

Louise Lapointe / Les Trois Jours de Casteliers : Poésie manipulée

La 8e édition du festival Les Trois Jours de Casteliers provoquera rires et larmes, réflexions et découvertes, déclinés en dix spectacles de marionnettes pour petits et grands.

Lorsqu’elle aborde l’évolution des arts de la marionnette, la directrice générale des Trois Jours de Casteliers, Louise Lapointe, ne tarit pas d’éloges. C’est que cet art, considéré à tort comme réservé à un public jeunesse, se porte franchement bien. «Il y a un réel essor des arts de la marionnette, autant au Québec qu’à l’étranger, depuis quelques années», estime-t-elle avec enthousiasme, avant de préciser qu’«[il est] passionnant de voir à quel point les nouveaux médias et les nouvelles technologies influencent les artistes dans leur travail». Citant en exemple le Concerto au sol de Félix Boisvert (Montréal), un spectacle pour la famille présenté dans le cadre du festival, Louise Lapointe évoque le mélange judicieux des arts que Boisvert amène en jumelant musique électroacoustique, projections et manipulations d’une main. «Ce mélange des genres, on le voit autant ici qu’à l’étranger», tient à souligner la directrice.

Cette mixité et cette ouverture vers de nouvelles technologies et techniques, le public les découvrira en assistant à l’un ou l’autre des dix spectacles – cinq pour adultes, cinq pour la famille – présentés dans le cadre des Trois Jours de Casteliers. Particulièrement féminine et tendant vers la recherche autour du corps, la programmation de la 8e édition du festival suggère des spectacles créés autant par des compagnies bien établies que par celles de la relève. Ainsi, la grande Shona Reppe (Écosse) offrira une version francophone de Patate doit prendre son bain; l’ex-danseur brésilien Duda Paiva, maintenant établi aux Pays-Bas, profitera de son passage pour livrer Bastard!, un spectacle réservé aux 16 ans et plus, «une œuvre exceptionnelle qui incorpore la danse et la marionnette», révèle Louise Lapointe; et la jeune finissante en théâtre de l’UQÀM Émilie Racine (Montréal) présentera (dé)cousu(es), une création solo sans paroles, pour adultes, «une première œuvre marquante traitant des angoisses et du double d’une jeune fille».

Du 7 au 10 marsToute la programmation au casteliers.ca.Exposition de marionnettes dans 45 vitrines de commerces de la rue Bernard et de l’avenue Van Horne.

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie