

Vincent Pascal / Tempête des Fêtes : Noël en série
Dans Tempête des Fêtes, ludique spectacle du Théâtre du 450, Marie et Joseph se baladent en fourgonnette pendant qu’une jeune Québécoise découvre les possibilités d’un puissant simulateur de rêves. Discussion avec l’auteur et metteur en scène Vincent Pascal.
C’est une pièce pour six comédiens et un pianiste, lesquels emmêlent trois histoires et interprètent, dans le désordre, une quarantaine de personnages et autant de situations. Tirant profit des possibilités du conte mais aussi du théâtre d’objets et des chansons, la pièce flirte avec une infinité d’univers et puise dans les récits religieux autant que dans l’imaginaire fantaisiste de Noël, avec ses lutins et son père Noël sillonnant le ciel, que dans un certain réalisme, posant un regard critique sur le consumérisme actuel. Un vaste programme.
Jouée pour une deuxième année consécutive dans le temps des fêtes, cette pièce de Vincent Pascal est née en marge des productions des Saltimbanques, la troupe de théâtre de rue associée au Théâtre du 450 qui sillonne chaque été les parvis de la Rive-Sud. S’y retrouvent de jeunes comédiens finissants des différentes écoles de théâtre.
«Le Théâtre du 450 est connu pour faire du théâtre d’été caustique et à dimension sociologique, explique Vincent Pascal, et je pense que notre show de Noël respecte cet esprit-là même s’il s’adresse à toute la famille et qu’il est plus strictement ludique. C’est du théâtre de divertissement, mais l’une des trois histoires qui structurent la pièce se passe dans les coulisses d’une boîte de marketing, où l’on s’amuse à porter en dérision le monde de la pub. Autrement, c’est une pièce amusante qui évoque autant la solitude d’une petite fille dans le Nord-du-Québec que l’histoire mythique des parents de Jésus, observée de manière décalée.»
Toutes ces histoires se fondent les unes aux autres sur fond d’énorme tempête de neige. «De façon générale, poursuit l’auteur, on est très à cheval sur notre réalité et sur le monde imaginaire. Le ton du conte nous permet ces chevauchements. Sans compter qu’il y a dans le spectacle une dizaine de numéros musicaux, des relectures de chansons de Noël hyperconnues.»
Les Saltimbanques du 450 semblent prêts à prouver que l’imaginaire de Noël est inépuisable. On a bien besoin de refaire le plein de ces récits endimanchés.
Jusqu’au 28 décembre
À la Chapelle Saint-Antoine (150, rue Grant, Longueuil)