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Scène

Photosensibles / Premier Acte : Retombée indirecte du World Press Photo

Tout a commencé avec un cadeau de Noël. Maxime Robin, le metteur en scène, a reçu un livre qui répertoriait les photographies lauréates du prix Pulitzer depuis ses débuts. Sourires, larmes, émotions fortes. C’est là que l’idée d’un spectacle a germé.

Produite par la Vierge Folle, jeune compagnie de théâtre basée dans la Vieille-Capitale, cette nouvelle pièce s’articule autour de cinq photographies qui ont marqué l’histoire contemporaine. Des images fortes et archi-connues passées sous la loupe de cinq auteurs finement choisis: Véronique Côté (Tout ce qui tombe), Jean-Michel Girouard (Amours écureuils), Roxanne Bouchard (En terrain miné), Jean-Philippe Lehoux et Gilles Poulin-Denis. «On a d’abord entretenu une correspondance anonyme avec eux en leur envoyant des cartes postales. L’adresse de retour, pour éviter qu’ils nous retracent, c’était chez les parents de Maxime. Après quelques envois, on leur a demandé s’ils voulaient collaborer avec nous», raconte Noémie O’Farrell, interprète et assistante à la mise en scène pour les besoins de la pièce.

C’est aussi elle qui a accompagné son associé de tous les instants – le flamboyant Maxime Robin qui brillait malgré son absence lors de l’entrevue – dans toutes les étapes de création pour ce spectacle. Ensemble, ils ont cultivé l’inspiration en allant visiter l’exposition World Press Photo et en demandant de rencontrer le photojournaliste local Renaud Philippe. D’ailleurs, ce dernier offrira une mini-conférence portant sur son fascinant métier à la fin de la représentation du vendredi 24 octobre à Premier Acte.

Mais revenons à nos moutons. La pièce sera divisée en cinq tableaux, cinq chapitres livrés par un acteur ou deux à la fois. Dunombre, Lise Castonguay, la même qu’on a pu voir dans le rôle de la mère dans Les fées ont soif à La Bordée le mois dernier. «C’est une bonne amie à moi et depuis longtemps. J’étais amie avec son fils au Cégep, avant d’entrer au Conservatoire. C’est même elle qui m’a dit que je pouvais faire du théâtre pour gagner ma vie. Je n’avais jamais pensé à ça avant, donc c’est un peu grâce à elle si je suis comédienne aujourd’hui!» Les autres comédiens à figurer au générique, outre Maxime et Noémie? Joëlle Bond, Guillaume Pelletier et Denis Harvey.

En ce qui concerne la mise en scène, la pétillante mademoiselle O’Farrell se fait plutôt avare de détails. «On joue avec les lumières, les illusions, les projections. On revient à la base du théâtre mais on pousse quand même plus que l’idée de la chambre noire.»

Et pour ceux qui se demandent si ça ressemblera à la formule des Contes à passer le temps mis en scène par le duo depuis plusieurs années, la moitié féminine se fait rassurante: «Les Contes, c’est vraiment à ras le plancher et les comédiens mange des biscuits en arrière avant d’aller jouer. Là, le dispositif scénique est vraiment complexe.»

 

Du 21 octobre au 8 novembre

Premier Acte

premieracte.ca

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